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    Economie Internationale

    Tunisie: La situation économique dans la tempête
    De notre correspondante, Siham Jamil

    Par L'Economiste | Edition N°:4276 Le 15/05/2014 | Partager
    Tous les yeux rivés sur une croissance fébrile
    Les finances publiques inquiètent
    Le gouverneur de la Banque Centrale et le ministre des Finances font le point

    Aujourd’hui, pour sortir le pays de l’impasse, plusieurs mesures sont prévues. Elles portent essentiellement sur le maintien, le soutien et l’appui à la croissance et le lancement en profondeur de réformes économiques bancaires et fiscales

    C’EST un discours mesuré sur la forme mais ferme sur le fond qui a été prononcé par Chedly Ayari, gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, et Hakim Ben Hammouda, ministre de l’Economie et des Finances, à l’occasion du point de presse organisé en fin de semaine dernière. L’objectif était de dresser un état des lieux de l’activité économique et financière du pays. Un sujet brûlant qui ne cesse d’alimenter les débats. D’emblée, Ayari et Ben Hammouda ont donné le ton. Le dernier trimestre de 2013 s’est soldé par une croissance négative (-0,3%) par rapport au 3e trimestre de la même année. Pour le premier trimestre 2014, la situation a connu un «frémissement positif de la croissance sous réserve de confirmation», dixit Chedly Ayari. Une situation qui s’explique par un léger rebond des investissements. Sur l’ensemble de l’année, les estimations évoquent a priori un taux de croissance prévisible de 2,8%, un chiffre appelé à s’améliorer grâce aux prévisions optimistes par rapport à la saison touristique, une bonne saison agricole (récoltes céréalière et oléicole s’annonçant  exceptionnelles), mais aussi et surtout grâce à la reprise de la production et  l’exportation du phosphate. S’y ajoutent l’augmentation notoire des recettes fiscales indirectes (TVA, taxe sur consommation, etc.).
    Mais dans ce tableau, la prudence reste de mise. En effet, l’état des finances publiques inquiète toujours. Le déficit commercial ne cesse de s’aggraver au fil des mois et la situation évolue de «mal en pis», selon les propos du gouverneur. Le déficit doit être contenu dans des limites acceptables qui puissent permettre à l’Etat de le financer sans recourir de manière exagérée au monétaire. Autrement, le risque est de plomber la croissance. La même tendance est enregistrée pour les premiers mois de 2014 (2,4% du PIB au 1er trimestre de 2014). Les importations ont grimpé de plus de 7% au titre du premier trimestre par rapport à la même période en 2013, alors que les exportations ont diminué  de 1,8%.
    A cela s’ajoute un problème de taille: la tension qui ne s’apaise pas sur les réserves en devises. Au terme du mois d’avril, elles sont passées de 104 jours à 96 jours. Les plus grands consommateurs  sont les importateurs d’hydrocarbure, «une saignée quotidienne qui requiert la bagatelle de 300 millions de dollars par mois»,  selon M. Ayari. Ce manque de devises crée en effet des déséquilibres sur le marché interbancaire. Les banques sont ainsi tenues d’acheter plus de devises à la Banque Centrale (BCT). Dans cette lignée, la BCT a injecté environ 5,5 millions de dinars pour le seul mois d’avril.
    Pour sortir le pays de cette ornière, plusieurs mesures sont prévues. Arrivent en tête la dynamisation des exportations (notamment le phosphate, le tourisme et certains secteurs industriels et agroalimentaires), le renforcement de la logistique portuaire et la révision de la stratégie d’importation via l’augmentation de la taxation  ou carrément la limitation de l’importation de certains produits.
    Aussi, des choix économiques ont été décidés par le nouveau gouvernement. Ils portent essentiellement sur le maintien, le soutien et l’appui à la croissance et le lancement en profondeur de réformes économiques bancaires et fiscales.

    Le marché obligataire à la rescousse

    LE point de presse tenu par la Banque Centrale et le ministère des Finances a permis de mettre la lumière sur le fameux emprunt obligataire dont on parle depuis des mois. Le  montant global a été fixé à 500 millions de dinars. Il a été émis à partir du lundi 12 mai 2013. L’objectif de cet emprunt est de redorer en partie le blason des finances publiques et de l’économie d’une manière générale. Le taux d’intérêt a été fixé de 5,85%. Concrètement, les fonds récoltés serviront à couvrir une partie du budget de l’Etat, et à financer l’investissement.

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