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    Entreprise Internationale

    Le Made in America revient

    Par L'Economiste | Edition N°:4276 Le 15/05/2014 | Partager
    Le mouvement de relocalisation industrielle s’amorce vers les Etats-Unis
    Grand écart entre les coûts chinois et américains
    Textile, électronique… les premiers intéressés

    Les grands groupes fuient la Chine vers les Etats-Unis ! Hausse des salaires et du prix du pétrole, réévaluation du Renminbi, cherté de l’immobilier industriel… autant de facteurs qui renforcent ce mouvement

    Hausse des salaires en Chine et du prix du pétrole, réévaluation du Renminbi, cherté de l’immobilier industriel… Autant de facteurs qui font fuir les investisseurs de la Chine vers les Etats-Unis. A cela s’ajoute l’image de marque puisque le «Made in America» se vend plus que le «Made in China».  Les analystes parlent d’une «délocalisation inversée».
    Du textile à l’électronique, le phénomène de relocalisation vers les Etats-Unis touche plusieurs secteurs. Un intérêt suscité en premier lieu par l’offre des coûts de production les plus bas, selon plusieurs études.  D’après les Echos France, le groupe chinois, Keer, compte déplacer une usine spécialisée en textile vers les Etats-Unis précisément en Caroline du Sud. L’établissement devrait ouvrir d’ici la fin de l’année 2014. Et c’est pour filer le coton. L’investissement coûtera un peu plus de 200 millions de dollars et créera 500 emplois.  Le groupe Lenovo (informatique) s’est déjà s’installé en Caroline du Nord, pour assembler des ordinateurs et des tablettes.
    «L’Asie n’est désormais plus l’atelier du monde», avait révélé l’étude «The Shifting Economics of Global Manufacturing» publiée par le Boston Consulting Group (BCG), (cf. notre édition N° 4269 du 06/05/2014). Il en ressort aussi que les coûts de production chinois sont inférieurs de 4 points seulement aux coûts américains (hors coût de transport). Comme le BCG l’a déjà démontré dans ces travaux consacrés au «Made in America», le phénomène de relocalisation industrielle aux Etats-Unis pourrait ainsi s’accentuer dans les prochaines années. «Beaucoup d’entreprises raisonnent encore avec des schémas dépassés, estimant encore qu’il est plus cher de produire en Europe de l’Ouest ou en Amérique du Nord et que les pays aux coûts de production les plus faibles sont en Amérique latine, en Asie, en particulier en Chine, et en Europe de l’Est. En réalité, il y a maintenant des pays à bas coûts de production dans toutes les régions du monde», explique Olivier Scalabre, directeur associé au BCG à Paris et responsable du centre d’expertise Opérations.
    L’autre point qui renforce le poids des Etats-Unis est lié à la faiblesse des coûts de l’énergie. L’exploitation du gaz de schiste assure aussi aux industriels une large palette de ressources.


    F. Z. T.

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