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    La CDG passe l’oral devant les conseillers

    Par L'Economiste | Edition N°:4276 Le 15/05/2014 | Partager
    Le débat axé sur la gouvernance et les modes de contrôle
    Un budget consolidé de 185 milliards de DH

    Anas Houir Alami a présenté les performances du groupe CDG en mettant l’accent sur les activités de ses différentes filiales qui avaient fait l’objet de plusieurs questions des conseillers

    De report en report, la commission des finances de la Chambre des conseillers, consacrée au groupe CDG, a finalement eu lieu hier.  Pour son président, Mohamed Karimine, le retard s’explique par un agenda chargé des parlementaires et du ministre des Finances. Qu’importe, la réunion a démarré avec une dizaine de conseillers, suivis par d’autres dont certains se sont contentés de signer la feuille de présence et de quitter par la suite la salle. Le débat a été reporté, le temps que les conseillers visitent la CDG et lui adressent des questions par écrit (via le ministère des Finances) avant de fixer une date pour les réponses du DG.
    La plupart des interventions après l’exposé de Anas Houir Alami, DG du groupe, ont porté sur la nécessité de revisiter le cadre légal qui régit cette institution. Il s’agit de revoir la gouvernance du groupe pour mieux organiser ses interventions. Les milliards de DH traités ont poussé  des conseillers à insister sur la fonction de contrôle. La formule actuelle ne semble pas leur convenir. Ils veulent que la CDG soit soumise au contrôle du Parlement.
    Pourtant, dans son exposé, le DG a abordé le mode de gouvernance et du contrôle interne. Ainsi, la CDG est contrôlée par le ministère des Finances à plusieurs niveaux. La commission de contrôle est composée du wali de Bank Al-Maghrib, du ministre des Finances, celui de l’Economie et de deux membres de la Cour suprême, désignés par le ministre de la Justice. Elle est informée des différentes activités de la Caisse et donne ses avis. Elle est aidée par la commission d’audit et des risques qui prépare le terrain. A cela s’ajoute la commission des investissements stratégiques.
    Créée en septembre dernier, elle est chargée de l’étude des opportunités et des projets d’investissement ou du retrait du groupe des investissements dont le montant dépasse 500 millions de DH. Elle examine également les demandes de garantie ainsi que les engagements hors bilan dont le montant dépasse 50 millions de DH. Cette commission se penche aussi sur les orientations et les objectifs stratégiques de la CDG. Elle est composée du DG de la CDG, en plus de deux membres de la commission de contrôle, représentant le chef du gouvernement et le ministère des Finances.
    Anas Houir Alami est également revenu sur les performances du groupe CDG, notamment en matière d’évolution des dépôts. Ceux-ci ont «progressé de 10,8% durant les 6 dernières années», a-t-il affirmé. L’essentiel de ces montants concerne les parts de la CNSS et de la Caisse d’épargne nationale, avec respectivement 42% et 25% en 2013. Idem pour la gestion de ces dépôts, qui a aussi «augmenté de 9,9% durant les 6 dernières années». Des performances liées, selon le patron de la CDG, à la politique de gestion «basée sur un équilibre entre le rendement et la gestion des risques». Cela se reflète dans les résultats financiers du groupe, qui affiche un budget consolidé de 185 milliards de DH.
    Le résultat net part groupe s’est établi à 964 millions de DH. Anas Houir Alami a également mis l’accent sur les différentes filiales du groupe. Surtout que différents parlementaires l’avaient interpellé sur le recours à la création d’une multitude de filiales. La CDG dispose de 99 sociétés/filiales, dont 56 opèrent dans le secteur de l’aménagement immobilier et touristique. 22 d’entre elles sont actives dans le secteur des banques/finances, et 3 dans le secteur des assurances.

    Les objectifs de 2015

    Le directeur général du groupe CDG a mis en avant son plan stratégique à l’horizon 2015, qui vise à réaliser 65 milliards de DH d’investissements. Cela devra s’accompagner d’un «renforcement de la mobilisation et de la gestion de l’épargne, et de la consolidation de l’expertise en matière de couverture sociale et de réforme des systèmes de retraite». Le groupe CDG compte aussi «contribuer à la modernisation du secteur financier et l’attraction des investissements directs étrangers, à travers la mise en place de financements alternatifs, et le développement du métier de la Private equity contrôlant». Globalement, le groupe CDG affiche de grandes ambitions, notamment en prévoyant de faire passer son compte à 100 milliards de DH en 2015, avec des dépôts avoisinant les 75 milliards à la même période, et une enveloppe gérée de l’ordre de 200 milliards de DH.

    Mohamed CHAOUI

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