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    Evénement

    Santé: Louardi poursuit son offensive

    Par L'Economiste | Edition N°:4276 Le 15/05/2014 | Partager
    L’économie réalisée par la baisse des prix des médicaments sera «réinvestie»
    Dix mois pour les autorisations de mise sur le marché
    Dispositifs médicaux: Guerre déclarée contre l’anarchie

    El Houssaine Louardi, ministre de la Santé: «J’étais en faveur d’un alignement sur le prix des médicaments les plus bas du benchmark mais finalement nous avons opté pour la moyenne des prix»

    192 millions de dirhams. C’est l’impact de la baisse du prix des médicaments sur l’Assurance maladie obligatoire (AMO). «Ces économies permettront d’intégrer le remboursement d’autres médicaments», annonce El Houssaine Louardi, ministre de la Santé lors du Club d’Assabah du mercredi 14 mai. Le remboursement sera étendu notamment au traitement de la sclérose  en plaque et à d’autres maladies neurologiques. Une réunion se tiendra à l’Anam mercredi 21 mai pour avancer sur ce dossier.
    Pour le ministre, la baisse du prix des 1.578 médicaments n’est pas une opération isolée. Tous les produits qui seront introduits sur le marché s’aligneront désormais sur le prix le plus bas du benchmark. Cette  mesure figure dans le décret et une vingtaine de nouveaux médicaments sont déjà concernés.
    Parallèlement, les contrôles seront durcis. Une première inspection est programmée ce jeudi 15 mai chez les professionnels notamment les grossistes répartiteurs. Objectif: vérifier l’état d’avancement du réétiquetage (passage du PPM au PPV). Certains laboratoires pharmaceutiques ont recruté des équipes dédiées à cette opération.
    L’ensemble de ces mesures fait partie de la politique pharmaceutique globale. Elle porte aussi sur la refonte du mécanisme d’octroi des Autorisations de mise sur le marché (AMM), un des points les plus controversés dans la régulation des secteurs. 
    La nouveauté est la simplification des procédures puisque tout le système sera informatisé. Par conséquent, le traitement des dossiers ne devrait pas dépasser 10 mois. Actuellement, la procédure est aussi lente que compliquée. Elle peut aller jusqu’à 5 ans, voire ne jamais aboutir.  En France, par exemple, le délai moyen d’instruction est compris entre 16 mois et 2 ans.  La réforme des AMM fera l’objet d’un décret qui sera bientôt présenté au Conseil de gouvernement. Une ultime réunion aura lieu lundi 19 mai pour finaliser le texte.  
    Après la baisse des prix des médicaments et les contestations qu’elle a suscitées auprès des industriels, El Houssaine Louardi s’attaque au dossier des dispositifs médicaux. Une activité qui englobe tout le matériel médical allant de la seringue, en passant par les prothèses jusqu’au scanner. Le ministre compte mettre de l’ordre dans ce marché où les prix peuvent aller du simple au double, voire ou triple. «C’est anormal! Ce marché connaît une anarchie totale», dénonce le ministre.
    A défaut de réglementer les prix, chose qui n’est pas possible, il faudra les ramener à des niveaux «raisonnables». Pour cela, il compte s’appuyer sur un benchmark à l’international. «La majorité des pays ne fixent pas directement les prix des dispositifs médicaux. En revanche, ils sont maîtrisés via les plafonds de remboursement». Or, au Maroc, la couverture médicale n’est pas encore généralisée à toute la population. Le ministère de la Santé se dirige donc vers un schéma hybride. Ce qui se traduirait par une baisse des prix et un retour à la normale.
    Le déclic pour la réglementation de cette activité s’est produit au lendemain du scandale des prothèses PIP. Au Maroc, aucune traçabilité des prothèses utilisées par les chirurgiens n’était disponible. Un cas qui pourrait être généralisé à tous les dispositifs médicaux. Face à cette situation, la tutelle propose un système de traçabilité: tous les dispositifs devraient être immatriculés auprès du Laboratoire national de contrôle avant leur mise sur le marché.  La tutelle va plus loin et compte limiter la vente des produits stériles uniquement aux pharmacies pour assurer une meilleure protection des patients.  Une mesure qui ne serait pas du goût des opérateurs qui sont prêts à en découdre pour défendre leurs intérêts. La profession vient de se constituer en association. Des réunions de concertation ont eu lieu et la tutelle se dit prête à poursuivre les discussions: «Nous sommes ouverts à toutes les propositions mais il faut trancher.  Une étude sur l’état des lieux est lancée».

    Une pharmacie fermée à Settat

    Voilà une décision qui ne passera pas inaperçue. Elle vaut même un avertissement à tous les pharmaciens qui désertent leurs officines. Le ministère de la Santé vient de fermer une pharmacie à Settat. Son propriétaire a émigré au Canada depuis plus de trois ans, pourtant son affaire continue à tourner en toute illégalité. Deux autres fermetures ont été opérées à Témara et Agadir. Cette fois-ci, ce sont des cliniques privées qui ne respectaient pas les normes.

    K. M. & IL. B.

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