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    Economie

    La grève des routiers tourne au fiasco

    Par L'Economiste | Edition N°:4275 Le 14/05/2014 | Partager
    Aucun impact visible sur la circulation des marchandises
    Le mouvement se poursuit encore ce mercredi

    Après des discussions pour un éventuel report, les myriades de camionneurs au port de Casablanca ont finalement observé une première journée de grève. «Plus de 80% de nos adhérents sont à l’arrêt au port de Casablanca», soutient Allal Dahouk, président de la Fédération des transporteurs portuaires, affiliée à la FT/CGEM. Pourtant, jusqu’en milieu d’après-midi, la grève ne semblait guère perturber l’activité des entreprises ni la circulation des marchandises. Plusieurs opérateurs économiques n’étaient même pas au courant de ce mouvement. «Nous n’avons enregistré aucune remontée d’information sur un éventuel blocage du port. Que ce soit pour l’import ou l’export, les entrées et sorties des containers paraissent normales» déclare un opérateur du transport international routier. «Cette grève n’a rien de comparable avec celle de mars 2007 qui avait paralysé l’économie. Elle est beaucoup plus destinée à attirer l’attention des pouvoirs publics sur les revendications du secteur».
    «De toute façon, mardi n’est pas une journée de grand trafic. Les arrivées des bateaux ont généralement lieu vendredi et samedi. Les marchandises sont dédouanées à partir de mardi pour être chargées et évacuées jeudi. Par conséquent, il est difficile de saisir les motivations de cette grève qui a été programmée pendant deux journées de faible trafic», affirme un freight forwarder. La grève coïncide aussi avec la fin de campagne des exportateurs d’agrumes. «Il n’y a aucun risque que le secteur du textile soit impacté par ce mouvement social puisque les exportations ont généralement lieu les vendredis et samedis», explique un textilien membre de l’Amith. 
    Du côté des cimentiers, aucune incidence non plus puisque le chargement du ciment est à la charge des clients à partir de l’usine. La Fédération nationale du BTP n’a pas enregistré de remontée d’information sur l’impact de la grève.
    «Nous ne ressentons aucun impact dans les exportations de produits agroalimentaires au niveau du port TangerMed», affirme un opérateur économique installé dans la région du nord.
    Les importateurs redoutent tout de même les effets de la grève si elle continue ce  mercredi 14 mai, car ce jour correspond à un gros trafic des camions chez les importateurs. «Actuellement, j’ai 5 containers qui sont bloqués au port de Casablanca. Si je ne trouve pas de camions pour évacuer ma marchandise, je serai obligé de payer des surestaries d’environ 700 DH par container et par jour et l’équivalent pour les frais de magasinage», signale un transitaire. Un éventuel blocage du trafic dans les ports pourrait coûter cher aux importateurs.
    La situation est aggravée par le fait que les navires accostent vendredi ou samedi. Du coup, la franchise de surestaries, qui est d’une semaine, s’en trouve tronquée de 3 jours. Par conséquent, les importateurs s’en retrouvent pénalisés car le délai de 4 jours est insuffisant pour accomplir les formalités portuaires.

    Objectifs contradictoires

    A la grève dans le secteur du transport portuaire, déclenchée par une fédération affiliée à la CGEM, s’est greffée celle organisée par une centrale syndicale. Les revendications sont disparates. La grève à laquelle ont appelé les représentants de la CGEM est justifiée notamment par la décompensation totale du gasoil. Quant à la seconde, elle est beaucoup plus liée aux dispositions du code de la route en matière de détermination des responsabilités dans les accidents graves. «Les objectifs des deux grèves sont contradictoires et leur timing a été mal choisi», précise Abderrahim Chennaoui, président du Centre professionnel pour le développement de la sécurité et du transport.

    Hassan EL ARIF

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