×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    eleconomiste

    eleconomiste
    Entreprises

    Stratégie gazière
    L’approvisionnement logé dans une entité publique

    Par L'Economiste | Edition N°:4275 Le 14/05/2014 | Partager
    C’est l’une des propositions de l’étude menée par BCG
    Le décret sur l’ouverture de la moyenne tension d’ici octobre

    «L’ÉTUDE sur le gaz naturel est finalisée et remise dans les délais au ministère de l’Energie». Elle a été réalisée avec le Boston Consulting Group. Sur ce dossier sensible, sur lequel le Maroc n’a pas encore tranché, l’équipe SIE s’est entourée d’expert et a défini un schéma qui va du stockage au 430 km de gazoduc nécessaires, le port méthanier sans oublier le volet réglementaire.
    L’étude a même proposé que la société d’approvisionnement en gaz reste sous contrôle de l’Etat pendant au moins 10 ans, et ce pour permettre au pays d’accéder au gaz à un tarif compétitif. Et aussi pour donner le temps au régulateur comme au côté réglementaire d’acquérir un niveau de maturité raisonnable. Des propositions que le département de l’Energie examinera certainement. L’unique certitude aujourd’hui est que ce ministère prépare une feuille de route pour le gaz. «Le développement du gaz naturel, qui est un choix stratégique et économique, se fera également à travers son importation sous forme liquéfiée. Il se substituera progressivement au charbon et au fuel à l’horizon 2025», avait déclaré Abdelkader Amara, ministre de l’Energie lors d’une rencontre sur «La transition énergétique» tenue il y a quelques mois à Casablanca (voir aussi notre Édition N° 4160 du 28/11/2013).
    Ce chantier stratégique sur lequel la Société d’investissements énergétiques (SIE) s’est attelée pendant plusieurs mois ne l’a pas empêché de s’attaquer aux dossiers qui font partie de son champ d’action: codéveloppement des projets, efficacité énergétique ainsi que l’ouverture et le développement de la moyenne tension.
    Sur ce dernier chantier, une étude est également lancée par le ministère de l’Energie pour l’ouverture du secteur à la concurrence, le photovoltaïque étant prioritaire. «Elle consiste à définir les modalités de développement et d’interconnexion au réseau pour les énergies renouvelables et en particulier la moyenne tension», explique Ahmed Baroudi, directeur général de la SIE. Le décret d’application est attendu d’ici octobre prochain. Ce texte sera scruté par les investisseurs internationaux aussi. «Nous n’avons pas droit à l’erreur. Si nous ratons ce rendez-vous, nous aurons du mal à convaincre les investisseurs», soutient le DG de la SIE.
    Les enjeux à travers cette ouverture de la moyenne tension sont importants. Ils se traduiront par un kilowattheure moins cher. Les industriels pourraient soit investir dans des solutions d’énergie qui leur sont propre, soit l’acheter à un prix garanti constant pendant 25 ans. A titre d’exemple, la centrale éolienne de Taza produit un
    kilowattheure à 0,62 dirham. «Cela veut dire aussi qu’un industriel peut négocier un prix entre 0,60 et 0,70 dirham le kWh pendant 25 ans», indique Baroudi. Des tarifs compétitifs surtout que l’Office national de l’eau et de l’électricité se dirige vers une augmentation du prix de la moyenne tension. Celle-ci est incontournable puisque l’équilibre de l’ONEE en dépend. Là aussi une décision gouvernementale est attendue. Le contrat-programme de cet établissement, qui devrait préciser en particulier les aspects tarifaires, est en préparation depuis plus d’une année.   
    Cette libéralisation de la moyenne tension pourrait impacter les régies puisqu’elle est source de recettes pour elles. «Il faut respecter les équilibres. Nous sommes en train de voir comment leur générer des recettes nouvelles. Les solutions seront apportées de manière collective», soutient Baroudi.

    Une mini-centrale pour la P2I de Kénitra

    EN attendant la libéralisation de la moyenne tension, la Société d’investissements énergétiques travaille sur le développement de petites centrales photovoltaïques.
    A la P2I de Kénitra, qui a un statut de zone franche, une mini-centrale de 2MW est prête et devrait être connectée incessamment. Un autre projet  du côté de Dakhla est également en cours. C’est un cas d’auto-production hors réseau. «Nous travaillons avec quelques développeurs privés mais il faut attendre le décret», soutient Baroudi.

    K. M.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc