×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Evénement

    Décompensation
    Enfin, une première baisse du fioul

    Par L'Economiste | Edition N°:4275 Le 14/05/2014 | Partager
    85 dirhams sur la tonne dès le vendredi 16 mai
    Des industriels sont condamnés à se reconvertir à d’autres sources d’énergie
    19 centimes de moins sur le litre d’essence

    Le prix du fuel industriel et de l’essence sans plomb devrait baisser ce vendredi 16 mai. Pour le premier, le recul sera de

    La charge de la compensation du fuel est passée de 2,3 milliards de dirhams en 2008 à 2,5 milliards en 2012. En 2013, elle s’est établie à 1,4 milliard. Le taux  moyen de sa subvention par rapport au prix de vente atteint 33% en 2013 contre 14% en 2008

    85 dirhams la tonne. De quoi soulager un peu les industriels qui, depuis l’abandon du système de compensation, n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme sur le renchérissement des coûts de production car, depuis juin 2012, le prix du fioul a augmenté de 56%.
    Sur la période 2008 à 2012, la consommation du fuel est passée de 1,5 million de tonnes à 978.280 tonnes. Une baisse qui s’était néanmoins accompagnée d’une hausse des subventions sous l’effet de la hausse des cours à l’international.
    Le deuxième, l’essence, connaîtra une baisse de 19 centimes le litre. Le prix de ce produit qui représente 5,3% de la consommation des produits pétroliers a augmenté de 0,20 centime le litre quinze jours au 1er mai. Ces évolutions sont liées au cours du baril, lequel est influencé par les  tensions géopolitiques. Et ce sachant que la croissance de la demande mondiale ne s’accélère pas alors que le marché connaît un rebond de la production des pays hors Opep. 
    Cette libéralisation du prix des produits pétroliers en particulier le fuel et l’essence et dans une moindre mesure celle du gasoil, dont la décompensation est progressive, permettra au gouvernement d’alléger le déficit budgétaire. Mais au moment de sa mise en place, le gouvernement s’était engagé à soutenir les industries les plus vulnérables.
    Chez les céramistes et les briquetiers en particulier, la situation est tendue. «Nous n’avons aucun feedback de la part du gouvernement. L’activité se porte mal puisque la suppression de la compensation s’est traduite par une augmentation des coûts de production», souligne Fouad Benzakour, président de l’Association professionnelle des industries céramiques. Il explique qu’il est difficile de répercuter cette hausse sur le prix de vente puisque le marché est inondé de

    Sur la période 2008 à 2012, la consommation du fuel a chuté de 1.523.395 à 978.280 tonnes

    produits importés. Dans cette activité, des opérateurs redoutent  «la fermeture de certaines unités en difficulté».
    Conscient que la décision du gouvernement est irréversible, les industriels souhaitent adopter d’autres sources d’énergie. Les cimentiers étaient précurseurs et avaient dès le début des années 90 opéré une reconversion au charbon avant d’opter pour l’éolien et les déchets comme combustibles de substitution.
    Dans la filière sucrière, la Cosumar compte aussi opérer une reconversion fuel-charbon à moyen terme. Une opération qui nécessitera 1 milliard de dirhams et 5 ans.  La décompensation du prix du fioul s’est traduite par un surcoût de 10 à 15% pour Cosumar. Son président Mohamed Fikrat demande une augmentation du prix du sucre. «Ce surcoût représente une dizaine de centimes par kilogramme vendu.  Le fioul étant fortement consommé dans nos usines de transformation de betterave, une hausse des prix du fioul sans impact sur la formule de prix rend le traitement des plantes sucrières moins intéressant», avait-il déclaré à L’Economiste (voir aussi notre édition N° 4262 du 24/04/2014). 
    D’autres industries souhaiteraient adopter la solution gaz naturel. «Cela fait dix ans que nous demandons l’introduction du gaz naturel. Tous les pays du pourtour méditerranéen, même ceux qui ne sont pas producteurs de gaz l’ont introduit», poursuit Benzakour. Au ministère de l’Energie et des Mines, une feuille de route sur le gaz est en cours de préparation.


    Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc