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    Culture

    Cendrillon clôt la saison des opéras du Met’

    Par L'Economiste | Edition N°:4272 Le 09/05/2014 | Partager
    Une dernière transmission en direct au cinéma Rif
    L’œuvre de Rossini perd de son merveilleux pour gagner en comique
    En 2014/2015 : «Macbeth», «Carmen», «Les Noces de Figaro»…

    Du grand Rossini pour clore une saison. Ce samedi 10 mai, le cinéma Rif de Casablanca transmet le dernier opéra de la saison du Metropolitan de New York : «Cenerentola». Inspiré du conte de Cendrillon, le dernier bouffe de Rossini ravira grands et petits!.

    LE grand bal des opéras en est à sa dernière danse. La saison des œuvres transmises en direct du Metropolitan Opera de New York prend fin sur une note d’espoir ce samedi 10 mai au cinéma Rif de Casablanca avec un conte universel et intemporel: Cendrillon. Et quoi de mieux qu’un opéra bouffe pour passer un bon moment entre rires et émotion? La «Cenerentola» est le dernier opéra bouffe de Rossini. Une commande du Teatro Valle de Rome, un an après le célèbre «Barbier de Séville». Créé en 1817, «Cenerentola» est une adaptation du conte de Charles Perrault.
    Dans le château délabré de Don Magnifico, une scène ordinaire: deux sœurs, Clorinda et Tisbe, qui se chamaillent comme à leur habitude. Leur demi-soeur Angelina, appelée Cenerentola, sert de femme à tout faire. Pendant qu’elle chante sa chanson préférée («Una volta c’era non de Re»), un chant contant l’histoire d’un roi qui a épousé une fille commune, le destin frappe à la porte.  Alidoro, précepteur du prince Don Ramiro, entre, vêtu comme un mendiant. Les demi-sœurs veulent le renvoyer, mais Cenerentola lui donne du pain et du café;

    Les contes font de très bons opéras comme l’on peut voir dans cette œuvre du Tchèque Dvorak. «Rusalka», son opéra le plus connu, est très largement inspiré de «La petite sirène» d’Andersen. Dans cette œuvre, ondines, sirènes, mélusines et humains se rencontrent et apprennent à s’aimer.

    L’adaptation lyrique du conte de Perrault par le librettiste Feretti prend les allures d’une comédie pleine de gaieté à coups de supercheries, d’inversions des rôles et de coup de foudre. En effet, comique de situation, répliques et jeux entre personnages (Don Magnifico et le faux Prince lorsque ce dernier lui révèle la supercherie) ponctuent cette œuvre en deux actes.  C’est la mezzo-soprano américaine Joyce DiDonato qui joue la pauvre Cendrillon sur laquelle son beau-père et ses belles-sœurs s’acharnent tandis que son prince est interprété par le maître du bel canto Juan Diego Flórez.
    La différence fondamentale entre l’opéra et le conte est l’absence du merveilleux dans l’œuvre lyrique. La fée apparaît dans «Cenerentola» sous la forme d’Alidoro, ce faux mendiant pris en pitié par l’héroïne, quand l’acariâtre belle-mère devient Don Magnifico, un beau-père impitoyable. La pantoufle de verre, qui est le nœud de l’intrigue du conte, est ici remplacée par un bracelet offert au prince. Sans doute une ruse de Feretti pour éviter aux actrices d’exhiber jambes et pieds aux yeux du public. De plus, cette mise en scène de Cesare Lievi, datant de 1997, donne à cette production du début du 19e siècle un look très années 30.
    Le rendez-vous est donc donné ce samedi 10 mai pour revivre ce conte de fées vêtu de lyrisme.
    Le cinéma Rif clôt une saison de retransmission exceptionnelle. De grandes œuvres ont ainsi été visionnées dans plus de 1.000 salles de cinéma dans le monde grâce au groupe Pathé, incluant le Maroc pour cette saison 2013/2014.
    Impossible pour Hassan Belkady, propriétaire des cinémas Rif, ABC et Ritz à Casablanca, d’en choisir une: «Tous les opéras qui ont été retransmis sont des chefs-d’œuvre. Le public a eu la chance de voir en direct du Met de New York des œuvres de grands maîtres comme Verdi, Mozart, Massenet, Rossini; Impossible d’en choisir une dans le lot! J’aurais seulement souhaité que plus de parents viennent accompagnés de leurs enfants pour visionner ces spectacles, ces costumes, ces décors et cette musique. La saison 2014/2015 s’annonce très belle et j’espère que le public sera au rendez-vous!», confie-t-il.
    Après avoir partagé sur écran la magie des contes avec «Rusalka» du Tchèque Antonín Dvořák ou encore «Cenerentola» de Rossini, du tragique avec «Werther» de Massenet et «La Bohème » de Puccini et du comique avec «Falstaff» de Verdi et «Cosi Fan Tutte» de Mozart, voilà qu’une nouvelle saison s’annonce dès octobre prochain.
    Et pour commencer,  de la grande tragédie shakespearienne avec «Macbeth» de Verdi qui sera suivie par le fameux «Carmen» de George Bizet. Suivront ensuite d’autres chefs-d’œuvre comme «Les Noces de Figaro» de Rossini ou encore «Les contes d’Hoffmann» d’Offenbach. 

    Le coup de cœur de la saison

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    UN opéra aura attiré une attention toute particulière en cette saison riche en émotions. Il s’agit notamment de «Werther», composé par Massenet. L’œuvre, très largement inspirée par «Les souffrances du jeune Werther» de Goethe, est magistrale! Ce jeune homme en quête d’absolu et de transcendance, n’a pu se défaire de son amour fatidique pour Charlotte. Un amour qui le mènera droit vers une mort certaine. Le suicide de Werther est d’autant plus tragique que son arrêt est déclaré à l’heure de la révélation pour Charlotte. L’amant maudit meurt heureux dans les bras de cette femme. La scène finale arrache des larmes au plus insensible des spectateurs. Surtout lorsqu’elle est portée par le couple Sophie Koch et Jonas Kaufmann. Ce dernier étant le ténor le plus demandé du moment, l’incarnation du fameux héros romantique. Ce « brun aux yeux ténébreux» qui, en plus de son charisme et de son jeu dramatique, est doté d’une voix telle qu’il apporte toute la profondeur à ce personnage mythique de la littérature.

    Sanaa EDDAÏF

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