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    Economie Internationale

    La mondialisation des services serait un leurre!

    Par L'Economiste | Edition N°:4272 Le 09/05/2014 | Partager
    Pour l’OCDE, les barrières à l’entrée faussent la concurrence
    Télécommunications, prestations juridiques et de comptabilité…

    Sur le graphique, la part des services dans l’investissement et les échanges internationaux est inférieure à leur poids dans la production intérieure et l’emploi. Dans les pays membres de l’OCDE, les services représentent environ 80% de l’emploi et 75% du PIB.

    Source: OCDE

    Obstacles juridiques et réglementaires freinent les échanges internationaux de services. Et pourtant, les services comptent pour plus des deux tiers du PIB mondial et sont la première source d’emploi dans la majorité des grandes économies, précisent les experts de l’OCDE qui se basent sur un nouvel Indice de restrictivité des échanges de services (IRES).
    Plusieurs secteurs sont visés par de lourdes restrictions: le transport aérien, les prestations juridiques et la comptabilité. Dans les services juridiques, les restrictions persistent sur le mouvement des personnes. Ainsi, les obstacles auxquels se heurtent les avocats étrangers concernent souvent la palette des services qu’ils sont autorisés à fournir, la reconnaissance des qualifications requises pour obtenir une licence et l’obligation d’avoir une licence pour détenir un cabinet. Quant aux échanges de prestations professionnelles, ils sont souvent restreints par l’obligation de détenir une licence nationale et par des dispositions relatives au mouvement des personnes, d’après les travaux de recherche de l’OCDE.
    Le transport ferroviaire affiche un degré de restriction moyen plus faible, mais présente la plus forte dispersion par rapport à la moyenne. Pour faciliter les échanges, il est indispensable de disposer de services performants dans les infrastructures de réseau, est-il recommandé. Dans les secteurs qui touchent à des infrastructures essentielles, il est courant que les participations étrangères soient limitées. S’agissant des services de construction, la réglementation des marchés publics est particulièrement importante.
    Les télécommunications sont aussi visées. Sur ce créneau, les scores de l’IRES montrent que la restrictivité du secteur provient «essentiellement des restrictions touchant l’entrée sur le marché et des obstacles à la concurrence». Les experts de l’OCDE ont démontré que la «disponibilité et la qualité des services de télécommunications et de transport affichaient un lien étroit avec la compétitivité de l’activité manufacturière». Selon les estimations, «une augmentation de la télédensité de 10% s’accompagne, dans le secteur électronique, d’une hausse de 2 à 4% des prix des exportations et d’un accroissement des échanges intrasectoriels de 7 à 9%, en fonction de la densité d’origine».
    Les gains son énormes. En réduisant les obstacles aux échanges de services, les importations augmentent et les exportations peuvent doubler, voire plus, selon les secteurs. De petites réformes peuvent accroître les exportations de 3 à 7%, tout en assurant une baisse des prix à l’importation qui peut aller jusqu’à 10%, d’après les calculs de l’institution internationale.

    Cas de la France

    La France a un indice IRES inférieur à la moyenne dans 16 des 18 secteurs couverts. Les deux exceptions sont le cinéma et l’enregistrement sonore, selon l’OCDE. Il n’y a pas de barrières horizontales à l’investissement s’appliquant à tous les secteurs, ce qui explique des valeurs proches du minimum dans des secteurs comme les télécoms ou la construction.
    En revanche, les mesures limitant le mouvement des personnes (examen du marché de l’emploi, durée de séjour) contribuent à des scores plus élevés. Des mesures discriminatoires ou des réglementations insuffisamment pro-compétitives expliquent la variation des indices dans les autres industries. Les indices IRES sont les moins élevés dans les télécoms, la construction et le courrier.
    La France a exporté 220,5 milliards de dollars de services en 2012 et en a importé 190,8 milliards. Les exportations principales concernent le secteur des transports, le transport aérien venant en tête, suivi par le transport maritime et routier, ainsi que les services aux entreprises, notamment la recherche et développement. Le tourisme est aussi une source importante de revenus dans les services.

    Fatim-Zahra TOHRY

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