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    Economie

    Gaz & pétrole
    Le Maroc, le bassin le moins exploré au monde

    Par L'Economiste | Edition N°:4272 Le 09/05/2014 | Partager
    0,04 puits/100 km² explorés, contre 10 puits au niveau international
    Pourtant, la demande en énergie primaire va quadrupler d’ici à 2030

    Des potentialités infinies. Le Maroc est le pays le moins exploré au monde avec pourtant un fort potentiel géologique onshore et offshore. On dénombre 0,04 puits/100 km² explorés, contre 10 puits au niveau international. A cela s’ajoute une stratégie nationale, récemment rénovée, avec un dispositif légal stimulant et facilitateur, très avantageux fiscalement pour les investisseurs. En effet, une société titulaire d’un permis de recherche ou d’exploitation est, entre autres avantages, exonérée d’impôt pendant dix ans, en cas d’exploitation productive. La directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, annonce, pour la seule année 2014, 5 milliards de DH d’investissements étrangers. Une nécessité pour l’avenir, avec une demande en énergie primaire qui devrait tripler d’ici à 2030, et la demande en électricité quadrupler. Cette forte croissance au Maroc est tirée de l’augmentation du besoin en énergie électrique. De 18% en 1995, l’électrification du pays représente aujourd’hui 98%.
    L’exploration au Maroc ne fait donc que commencer. Pourtant, il faudra être très patient et persévérant, puisque le processus est à la fois très long, s’étalant en moyenne sur une période de 8 à 12 ans, hautement capitalistique et très risqué, avec des travaux et investigations dont les techniques sont en perpétuelle évolution. De nombreuses sociétés étrangères mènent déjà leurs activités sur terre comme en mer. L’écossais Cairn Energy, à la recherche de jurassique sur la côte ouest africaine, explore depuis 2012 trois zones au Maroc. Le Foum Draa, entre Tan Tan et le delta Souss, où son premier puits, l’un des plus profonds de la région, n’a pas encore abouti à la découverte d’un réservoir de pétrole, mais de gaz. Les analyses géochimiques menées à Juby Maritime et le programme 3D mené à Cap Boujdour, la surface la plus large sans forage, permettent de définir les perspectives de ces territoires, la première étape essentielle. L’entreprise Chariot Oil & Gas, basée à Londres et qui possède 3 licences offshore au Maroc, explore, quant à elle, le bassin Tarfaya-Agadir, qui offre un fort potentiel en hydrocarbures, basé sur le principe de la tectonique.
    Pour Chevron, qui se concentre sur l’exploitation frontalière au Maroc, les premiers puits forés sont à risque très élevé, mais son responsable Afrique et Amérique latine, Rick Eisenberg, rassure: “L’espoir est grand. Nous n’avons pas encore cherché au bon endroit”. Son vice-président, Carl Atallah, est conscient qu’il faudra beaucoup de temps avant de collecter les bénéfices de l’exploitation gazière et pétrolière. Ce qui permet à l’industrie et à la force de travail, ingénieurs et géologistes, au Maroc de se développer.
    Le sommet marocain du pétrole et du gaz 2014 est également l’occasion de raffermir les relations entre les pays africains. Une convention de partenariat a été signée entre l’Onhym et le Mali concernant le plan d’actions de coopération dans les domaines des mines et du pétrole. Un partenariat avec la Guinée Conakry est également prévu portant sur l’échange mutuel de géologues et d’experts.

    Similitude géologique

    Autre motivation à l’intérêt pour le Maroc, le pays est dans la ligne de mire grâce à sa similitude géologique avec la Nouvelle Ecosse, depuis la scission de l’Atlantique. Deux réservoirs aux cycles et bassins les plus profonds similaires. Deux régions qui restent encore sous explorées, mais dont l’évidence d’un système actif au niveau des puits maintient l’espoir d’y découvrir un jour des hydrocarbures. Alors que les potentialités de la Nouvelle Ecosse concernent le gaz naturel, le Maroc offre, quant à lui, des zones pétrolières deux fois plus grandes.

    Stéphanie JACOB

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