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Société

Violence dans les universités
Les autorités plus libres...

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
Nouvelle circulaire leur permettant d’intervenir sans le feu vert des doyens
Le ministre de l’Intérieur pointe le rôle de factions estudiantines radicales
Appel à la redynamisation de l’Unem

Désormais, la nouvelle circulaire commune des ministres de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur «autorise les autorités locales à accéder aux universités et aux cités universitaires en cas de menace à la sécurité ou à l’ordre public, afin de protéger les vies des personnes et les biens».

LE gouvernement compte sévir contre les fauteurs de troubles dans les universités. C’est ce qu’ont annoncé Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, et Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur, mardi dernier au Parlement. Les deux ministres ont été interpellés par les membres des deux chambres du Parlement, lors de la séance des questions orales. Députés et conseillers se sont indignés de la recrudescence des actes de violence dans les établissements universitaires, dont certains ont enregistré des décès. «Les derniers incidents à l’université Sidi Mohamed Ben Abdallah à Fès sont dangereux, et sans précédent dans l’histoire du Maroc», a estimé Daoudi. Surtout que «cette violence est le résultat d’une décision préméditée», a noté, pour sa part, Hassad. C’est dans ce cadre qu’il a annoncé la mise en place d’une circulaire commune, avec le ministère de l’Enseignement supérieur, qui concerne les universités et les autres instituts de l’enseignement supérieur. Celle-ci «autorise les autorités locales à accéder aux universités et aux cités universitaires en cas de menace à la sécurité ou à l’ordre public, afin de protéger les vies des personnes et les biens», a expliqué le ministre de l’Intérieur. Celui-ci a fait savoir que des réunions ont été tenues avec Lahcen Daoudi, afin de préparer des mesures favorisant le rétablissement de la paix dans les universités. Surtout que le Souverain a donné ses instructions pour mettre fin à cette situation. Ainsi, le gouvernement veut couper avec la logique qui régissait jusqu’à maintenant la relation entre les autorités et les universités. Celles-ci étaient considérées comme un lieu sacré, qui ne peut être investi par les forces de l’ordre qu’après l’autorisation de leurs doyens ou présidents. Néanmoins, «il n’est pas acceptable que les enceintes des universités se transforment en sanctuaires, accordant l’immunité aux personnes qui s’y trouvent, abritant parfois des hors-la-loi. D’ailleurs, la police avait arrêté un jeune recherché qui avait passé plusieurs jours, caché dans une cité universitaire». Aujourd’hui, le gouvernement veut donner aux autorités locales la possibilité d’intervenir à temps, sans attendre l’autorisation des doyens ou des présidents des universités. Surtout que rien dans la loi 01-00 relative à l’enseignement supérieur ne parle d’une sacralité de l’espace universitaire. Ce texte stipule seulement que «dans le cadre de l’exercice des missions qui leur sont imparties, les universités jouissent de l’autonomie pédagogique, scientifique et culturelle». Outre le développement et la diffusion du savoir, ses missions principales s’étendent aussi à «la contribution à la promotion des valeurs universelles», selon l’article 3. Or, la violence qui sévit dernièrement dans les campus est le résultat de la confrontation entre idéologies radicales, loin de l’esprit de tolérance et de dialogue prôné par ces valeurs. D’ailleurs, Hassad a été on ne peut plus clair: «ces actes de violence n’impliquent pas tous les étudiants, mais seulement quelques factions radicales, motivées par certaines idéologies». C’est pour cela que la nouvelle circulaire appelle également les responsables des universités à veiller au respect de leurs règlements intérieurs, qui ne sont pas souvent appliqués, comme l’a indiqué le ministre de l’Intérieur. Il s’agit notamment «d’être plus rigoureux dans l’application des critères d’accès aux universités et aux cités universitaires», a-t-il noté. Le ministre de l’Intérieur a aussi appelé à «la redynamisation de l’Union marocaine des étudiants (UNEM), dont le rôle est décisif dans l’encadrement syndical et politique des jeunes».

5 villes se «distinguent»

Mohamed Hassad a souligné que le phénomène de la violence ne concerne pas toutes les universités du Maroc. Seules 5 villes connaissent une recrudescence de ces actes. Il s’agit principalement de ceux d’Agadir, Marrakech, Fès, Kénitra et Martil. L’université Ibn Zohr à Agadir a enregistré 20 cas de violence, qui se sont soldés par la blessure de 10 personnes des forces de l’ordre. Près de 57 étudiants ont été arrêtés dans cette université, dont 11 ont été présentés devant la justice. Marrakech a connu 5 cas, Fès, où les derniers événements avaient éclaté, a enregistré 4 cas de violence. Le ministre de l’Intérieur a indiqué que 8 personnes sont poursuivies dans le cadre de l’affaire de l’assassinat de l’étudiant Hasnaoui.

Mohamed Ali MRABI

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