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Société

Conseil national des droits de l’Homme
Un chantier énorme en cours de réalisation

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
Le plus grand défi: mettre en œuvre la Constitution
Le Maroc sera le 2e pays hôte du Forum mondial des droits de l’Homme

Pour Driss El Yazami, «plus libres, urbanisés, connectés… les Marocains d’aujourd’hui ne sont plus les mêmes d’il y a vingt ans. C’est là où réside l’espoir de l’avancement des droits de l’Homme au Maroc».

La victoire passe par l’engagement de tous en faveur des droits de l’Homme. C’est par ces mots que Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), entame son bilan sur les actions réalisées et les défis qui restent à relever. Un chantier qui paraît infini intégrant des domaines aussi complexes que nombreux. Pour El Yazami, «la démocratie passe par l’affrontement pacifique sur les questions essentielles de la société. Que l’on soit pour ou contre, apprendre à débattre et discuter est l’étape obligatoire pour arriver à un consensus». Depuis l’avènement de Sa Majesté en 1999, les droits de l’Homme au Maroc connaissent une importante évolution, entre la création du CNDH, la promulgation du code de la famille, la nouvelle Constitution et la réforme de la justice militaire, qui sont autant d’avancées majeures. Mais pour mener à bien ces questions, il fallait déjà se réconcilier avec le passé. Chose faite avec la création de l’Instance Équité et Réconciliation (IER) en 2004, unique en son genre dans le monde arabe, et qui inspire aujourd’hui la Tunisie. Les exigences de développement de toute nation passent par son engagement aux conventions et protocoles internationaux qui soutiennent le respect des droits de l’Homme. «Rien n’oblige un pays à signer et ratifier un texte international, mais une fois signé, il devient obligatoire». Un rapport des Nations unies a permis de définir les principales raisons au retard de développement des pays arabes. Trois explications essentielles en ressortent, l’absence de liberté, la crise du système universitaire et l’inégalité entre les hommes et les femmes. Sur ce dernier point, la Moudawana a permis de notables avancées, qui doivent encore s’ancrer dans les mentalités. El Yazami définit d’ailleurs ce code de la famille comme la réforme la plus importante du monde musulman, depuis le Code du statut personnel de Bourguiba en 1957.
Reste à agir de front sur d’innombrables questions, avec un objectif principal pour le CNDH, celui de la mise en œuvre de la Constitution, dont 60 articles concernent les droits de l’Homme, et mener les réformes nécessaires dans le domaine de la justice. A commencer par la loi sur les peines alternatives. Avec 72.000 détenus au Maroc, dont 44% sont en détention provisoire, il est plus que temps de corriger sa copie. Le code pénal n’offrant aucune autre alternative que la prison, que ce soit pour un chèque sans provision ou un crime. Entre le 1er mars 2011, date de la création du CNDH, et décembre 2012, le conseil a reçu quelque 52.000 lettres de plaintes de citoyens, qui dénonçaient principalement, le fonctionnement de la justice, ses verdicts et ses retards, l’administration publique, la prison, le handicap et les conflits personnels entre hommes et femmes. Un nombre important de missives qui prouve pour El Yazami «l’intérêt et les attentes de toute la société sur la question des droits de l’Homme». Concernant le travail domestique des enfants, le Maroc reste souvent pointé du doigt dans les rapports internationaux. Le Parlement est actuellement en discussion pour définir l’âge légal entre 15 et 18 ans. Que ce soit la discrimination et la violence envers les femmes, la violence sexuelle contre les enfants, l’urgence d’adopter une politique nationale pour la protection des personnes en situation de handicap, le texte international en préparation en faveur des personnes âgées, de grands chantiers restent encore à mener par le pays. L’aide et le soutien de tous est obligatoire pour atteindre les objectifs, car El Yazami l’assure : «ce sont les actions des citoyens qui garantissent leurs droits».

Respect des différences

Le FMDH est un espace de débat public sur les droits de l’Homme, qui a tenu sa première édition au Brésil en décembre 2013. Du 27 au 30 novembre 2014, c’est à Marrakech que les 5.000 personnalités de toute la planète seront accueillies pour traiter des principales avancées et des défis, en mettant l’accent sur le respect des différences, la participation sociale, la réduction des inégalités et l’affrontement à toutes les violations des droits de l’Homme.

Stéphanie JACOB

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