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Les Cahiers de l'Émergence

Renault Tanger parie sur les Brics

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
En perspective, 30.000 «unités» pour le Brésil et l’Inde en 2016
Le taux d’intégration plafonne à 40% et devrait atteindre 55% dès 2016
La Lodgy manque de notoriété mais pourrait s’imposer sur le marché des taxis

L’usine de Tanger, inaugurée en février 2012, commence à bien faire parler d’elle. Les véhicules montés à Tanger ont atteint des marchés aussi divers que l’Angleterre, la Turquie et depuis quelques semaines ont commencé à rouler sur les voies de l’Amérique latine au Panama. Un cheminement analysé avec le DG du groupe Renault Maroc, Jacques Prost.  
- L’Economiste: L’Usine de l’Alliance Renault-Nissan à Tanger vient d’entamer sa troisième année, quel bilan faire de ce complexe industriel?

«Nous sommes actuellement à une moyenne de 40% en matière de taux d’intégration et nos prévisions pour 2016 tablent sur un taux d’entre 55 et 60%», indique Jacques Prost,  DG du groupe Renault Maroc.

- Jacques Prost:

Pour Renault, le bilan est extrêmement positif. En 2012, nous avons lancé la première ligne de montage avec deux véhicules, la Lodgy et la Dokker. L’enjeu numéro 1 était la qualité, un pari relevé avec un démarrage de l’usine à l’heure et avec un niveau de qualité identique aux autres unités du groupe Renault. Le deuxième challenge a été celui de la deuxième ligne démarrée en octobre dernier. Sur cette ligne, nous avons lancé Sandero et nous avons doublé le volume qui nous a été demandé. En fin de compte, l’usine a très bien tourné en 2013 ou nous avons fabriqué 10.000 Sandero et nous espérons en 2014 doubler à nouveau la production grâce à nos deux lignes.

- Comment se comportent sur le marché les véhicules construits à Tanger?
- Sandero est une vraie réussite en Europe. Nous sommes largement en dessus de ce qui avait été prévu. La Dokker a connu un véritable succès grâce auquel elle jouit d’une position très confortable sur le marché. En revanche, la Lodgy manque encore de notoriété. N’étant pas assez connue, elle a plus de mal à s’imposer.

- Ce modèle pourrait aussi être relooké;
- A ce jour, un relooking de la Lodgy ne fait pas partie de nos perspectives. Le vrai problème de ce monospace, c’est au niveau de son lancement. Nous menons actuellement un véritable chantier afin de lancer ce véhicule.

- Qu’en est-il du projet d’en faire la remplaçante des taxis blancs?
- Nous sommes toujours en pourparlers avec le gouvernement marocain et j’espère que les discussions pourront aboutir cette année. Aujourd’hui nous avons un accord de principe pour dire que le projet est intéressant et il y a une vraie volonté tant du côté de Renault que des autorités pour faire avancer le projet. Nous sommes maintenant dans la dernière ligne droite, celle qui concerne les modalités d’application. Il s’agit de définir quels types d’avantages apporter pour permettre au chauffeur de taxi ou au syndicat de taxis l’accès à cette voiture.

- Quel serait l’échéancier?

Les véhicules montés à Tanger ont atteint des marchés aussi divers que l’Angleterre, la Turquie et depuis quelques semaines ont commencé à rouler sur les voies de l’Amérique latine au Panama.

-L’opération risque de démarrer très doucement. Il ne faudra pas s’attendre à une révolution du jour au lendemain. Mais le volume est important et pourrait atteindre 5.000 voitures sur les dix prochaines années, soit environ 10 à 15% des ventes de la Lodgy. 
- Prévoit-on une voiture supplémentaire dans les chaînes de Tanger?
- Dans la vie d’une usine, on ne peut pas fabriquer toujours les mêmes modèles. Donc, oui, il y a  réflexion pour lancer un nouveau véhicule, mais pas tout de suite. 
- Où en est le réseau logistique ILN?
- L’ILN est un projet intéressant. Nous produisons actuellement des pièces de Sandero pour le Brésil et nous commençons à envoyer des pièces pour Lodgy en Inde et Dokker en Russie. Nous sommes aussi en train de nous battre pour placer Sandero sur le marché colombien. A l’horizon 2016, nous pouvons estimer que l’on aura un équivalent “voitures” de 30.000 unités.
- Le taux d’intégration a été présenté comme l’un des apports majeurs de l’usine de Tanger. A quel niveau se situe-t-il actuellement?
- Nous sommes à une moyenne de 40% en matière de taux d’intégration et nos prévisions pour 2016 tablent sur un taux d’entre 55 et 60%. Mais la tâche est de plus en plus difficile car le marché européen nous a pénalisé en termes de volumes. Ce n’est évident ni pour nous, ni pour nos fournisseurs, d’intégrer des pièces. C’est vrai que pour le moment nous avançons moins rapidement que nos prévisions de départ. Mais nos équipes travaillent exclusivement sur ce sujet, car nous comptons bien atteindre les volumes que l’on s’est fixés. 

L’électrique commence à prendre au Maroc

Renault a déjà écoulé au Maroc 27 unités de la Twizzy, le véhicule monoplace électrique de Renault. Et selon Prost, 20 autres unités sont actuellement en cours de livraison. L’autre modèle commercialisé au Maroc fonctionnant au 220 volts est le Kangoo ZE, utilitaire électrique pour lequel des sociétés ont déjà commencé à porter de l’intérêt. Pour la Zoe, la citadine 100% électrique de la marque au Losange, elle devra patienter encore un peu. «Nous attendons une dérogation pour pouvoir la commercialiser vu qu’elle n’a pas de roue de secours», explique Prost, la réglementation marocaine exige en effet de disposer d’un tel équipement.

Propos recueillis par Ali ABJIOU

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