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Les Cahiers de l'Émergence

Les indices de la reprise sont là

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
Encore du potentiel sur le taux de motorisation des ménages
Le salon devra servir de déclic des ventes

Mohamed Amal Guedira, président de l’Aivam: «Les habitudes sont tenaces et nous continuons à être un marché du diesel».

L’heure est à l’optimisme même si le marché accuse une baisse de 10% des ventes. Trois éléments justifient cet optimisme dont la reprise au niveau international. Mohamed Amal Guedira, président de l’Association des importateurs de véhicules automobiles montés (AIVAM), explique que le Maroc compte 70 véhicules par 1.000 habitants contre 300 à 400 pour nos voisins.

- L’Economiste: Les ventes d’automobiles sont en baisse. Comment expliquez-vous cette contre-performance?
- Mohamed Amal Guedira: Le marché dans sa globalité accuse effectivement une baisse significative de 10%, notoire après des années de croissance à 2 chiffres. Néanmoins, cette situation est à relativiser et à nuancer. Toutes les marques ne sont pas logées à la même enseigne. Certaines sont franchement en difficulté relativement à leurs ventes, d’autres au contraire continuent ou renouent avec la croissance. Si vous observez également la segmentation, il apparaît des différences au sein même de ces marques où certains segments restent dynamiques. Entrée de gamme et premium continuent leur croissance par exemple. Mais globalement les causes de cette contre-performance tiennent à de multiples facteurs. La crise financière et ses impacts sont visibles à travers le resserrement de la trésorerie des entreprises et la raréfaction des crédits, le resserrement du budget des ménages et leur répartition également. Mais il faut rester optimiste.
D’abord en raison de la bonne tenue de certaines marques et certains segments. Ensuite, au Maroc, nous avons 70 véhicules pour 1.000 habitants contre 300 à 400 pour nos voisins. Enfin, il existe du potentiel puisque, au niveau mondial, nous observons un retour de la croissance (USA, Chine, …). De manière anecdotique, nous sommes dans une année salon et du fait de la nature de celui-ci, le consommateur est dans une phase d’attentisme.

- La taxe sur les voitures de luxe est-elle seule responsable de la baisse des ventes sur ce segment?
- Là aussi il faut relativiser. Il serait faux de dire que cette taxe est seule responsable de la baisse globale même si elle a sa part (réelle et psychologique) et agit comme un frein. Le marché du luxe représente grosso modo 6.000 véhicules seulement et la baisse représente 10.000 véhicules. Le segment du luxe ne s’écroule pas, mais accuse un recul.

- Est-ce que la décompensation progressive du gasoil a un impact sur les ventes?
- Pas pour le moment. L’augmentation du coût de l’énergie est incontournable dans tous les pays. C’est un fait structurant. Les gens n’en continueront pas moins  d’acheter des voitures, mais ils rationaliseront leurs modes de consommation, leurs trajets, leurs utilisations. Et de façon corrélative, les constructeurs ne cessent d’améliorer le rendement et développent l’optimisation de la consommation.

- Qu’en est-il des voitures essence?
- A l’instar de la France et au contraire du Japon et de l’Allemagne, nous continuons à être un marché du diesel. Les habitudes sont tenaces. La parité essence - diesel changera surtout que les dernières technologies essence, voire hybrides (essence - électrique) présentent des avantages supérieurs au diesel en matière de consommation

-  Les conditions d’octroi des crédits deviennent de plus en plus serrées. Cela n’impacte-t-il pas les ventes?
-Oui certainement. C’est un facteur clé, mais nous travaillons étroitement avec nos partenaires (banques et organismes de crédit) pour optimiser et rendre plus accessible le financement de l’automobile pour les ménages et les entreprises.

- Les consommateurs se plaignent du service après-vente (cherté et qualité). Que compte faire le secteur?
- Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Le service après-vente recourt au savoir-faire des hommes, du constructeur ainsi qu’aux procédures. Il dépend aussi du stock de pièces de rechange et de l’organisation. Dans tous les cas, nous travaillons avec l’Office de la formation professionnelle sur la formation des ressources humaines.

- Le marché de la contrefaçon des pièces de  rechange prend de l’ampleur. Pourquoi des actions «coup de poing» ne sont-elles pas menées avec la douane? 

- La contrefaçon présente un risque pour le consommateur. Elle tue. Une pièce contrefaite est mauvaise puisqu’elle n’obéit pas aux normes. Elle est source d’insécurité routière. La douane nous accompagne dans les limites de ses prérogatives et les autorités en général sont sensibles à ce point. L’Etat est le premier perdant face à la contrefaçon.

Occasion: Les effets du dispositif fiscal tardent

Le marché de l’occasion a son dispositif fiscal, son argus, mais les effets se font toujours attendre. «Il faut que le marché s’organise, que l’argus fasse effet et que les professionnels agissent», soutient Mohamed Amal Guedira, président de l’Aivam. L’argus permet d’éviter les dérives en matière de prix. Ceci étant, le développement d’un marché de l’occasion structuré devrait générer des recettes fiscales estimées à 100 millions de DH sans compter l’IS et l’IR. 

Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

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