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Les Cahiers de l'Émergence

Les tendances du marché sur fond d’attentisme

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
Les immatriculations reculent de 11,87% à fin avril
Les compactes sur une tendance inverse
Le luxe divise par deux ses ventes

Le marché de l’automobile a bien besoin d’un second souffle. Les concessionnaires ont attendu le salon Auto Expo, avec toute l’euphorie qui en résulte, pour multiplier les opérations «Séduction». Les acquéreurs sont également dans cet esprit d’attentisme. Beaucoup d’achats ont été reportés jusqu’à bénéficier des différentes promotions du Salon. Une tendance qui se fait clairement ressentir sur les ventes. Au terme des quatre premiers mois de l’année, les immatriculations de véhicules neufs ont connu une baisse de près de 11,87% pour 36.704 véhicules. Les deux grands segments sont touchés par cette contre-performance. Seulement, 32.722 véhicules particuliers (VP) ont été vendus en recul de près de 12%. Les véhicules utilitaires légers (VUL) sont également en mauvaise passe avec une correction de 11,55%. En plus de l’attentisme, le marché est impacté par une conjoncture défavorable mais également les mesures prises par le gouvernement. L’indexation du prix du carburant à augmenter le coût de possession d’un véhicule d’où un impact certain sur les ventes des motorisations essence. S’y ajoute la taxe sur les véhicules de luxe qui a pénalisé ce segment.   
C’est toujours Dacia qui occupe la tête du classement sur le marché du VP avec 10.546 immatriculations à fin avril. Les derniers-nés de la marque Lodgy et Dokker affichent de bonnes performances.  Au terme du premier trimestre (les seuls chiffres détaillés disponibles), la marque d’origine roumaine a écoulé 1.633 Dokker. Lodgy reste plus timide avec 98 immatriculations. La deuxième place revient encore une fois à Renault qui a mis sur le marché 3.108 véhicules. Même si les deux marques s’appuient toujours sur leurs productions locales, le CKD (monté localement) enregistre une baisse de près de 16%. En fait, la production de l’usine de Tanger Melloussa est considéré comme CBU (importé monté) à cause de la localisation du site dans une zone franche. La surprise du classement est sans doute la sud-coréenne Hyundai qui continue sa montée. Elle se place sur la troisième marche du podium avec 2.604 véhicules vendus.  
■ Micro-citadine: La baisse de plein fouet
Si quasiment tous les segments sont touchés par la baisse des ventes, les micro-citadines sont les plus impactées. Au premier trimestre, elles ont connu une baisse d’immatriculation de 43%. L’arrêt de commercialisation de Kia y est pour quelque chose. Grâce à son I10, Hyundai est largement en tête des ventes de ce segment. Pourtant, la marque connaît un recul de 27% sur les micro-citadines. A l’opposé, Fiat qui est deuxième grappille de plus en plus de parts de marché avec une hausse de 13% des immatriculations de la Fiat 500.   


Les têtes d’affiche par segment

■ Citadine: Sandero indétrônable

La citadine de Dacia est toujours incontournable. Sandero arrive de très loin en première place des ventes de citadine. Pourtant, le segment n’est pas au meilleur de sa forme avec des baisses à deux chiffres enregistrés chez plusieurs marques. Honda est particulièrement touchée puisque la New jazz commence doucement à prendre son marché.
Par contre, Seat enregistre une jolie percée grâce à la nouvelle version de l’Ibiza en croissance de 24%. Linea, la citadine de Fiat est également sur une bonne lancée avec une progression de 19% de ses immatriculations.  
■ Luxe: Merci la taxe
Les concessionnaires de véhicule de luxe ont les dents qui grincent. Le filon, qui était fleurissant depuis des années, connaît un sérieux revers. Les ventes de véhicules de luxe ont été divisées par deux. En fait, la définition de véhicule de luxe est très différente entre le fisc qui la situe au-delà de 400.000 DH et les concessionnaires qui voit plutôt des véhicules au-delà du million de DH. Globalement, les marques catégorisées comme premium s’en sortent bien sur l’ensemble de leur vente. Land Rover réalise la meilleure performance avec une hausse de 55% de ses volumes grâce à la percée de l’Evoque. Elle est talonné par BMW qui renoue avec la croissance avec une hausse de près de 30% de ses ventes. Audi est sur la même tendance avec une performance de 12%. A l’opposé, Jaguar est sérieusement frappé par une baisse de 30% des ses immatriculations au premier semestre de l’année. Mercedes ne s’en sort pas beaucoup mieux avec un recul de 15,6%. Toutefois, l’ensemble de ses marques attendent un véritable regain d’intérêt lors du salon Auto Expo.
■ L’exception
Le segment des compactes est devenu de plus en plus populaire. Avec ses mensurations proches de celles des

citadines et sa puissance comparable à celles des familiales, il représente une grande partie des ventes des constructeurs moyens, voire haut de gamme. Cependant, les compactes font clairement l’exception avec une hausse de 11% de leur vente. Ce marché est très concurrencé. Quasiment toutes les marques disposent d’un véhicule de types compacts. Renault est revenue cette année en force sur ce marché en réalisant les meilleures performances. Cela est dû à la diversification de l’offre avec 3 véhicules : Mégane berline, Fluence, Captur. La française est suivie de près par Ford dont la Fiesta se maintient toujours en bonne position.   
■ Utilitaire: Le pick-up fait la moitié du marché des VUL
Le marché du véhicule utilitaire léger (VUL) ne traverse pas sa meilleure année. Sur les 3 premiers mois de l’année, les ventes des VUL ont affiché une baisse de 8,31%. Seuls 3.000 véhicules ont été vendus depuis le début de l’année. Plus de la moitié des ventes sont opérés sur le segment des pick-up. Cette baisse est liée en premier lieu à la mauvaise conjoncture. L’administration  et les entreprises ont considérablement réduit la cadence des achats de véhicules utilitaires légers (VUL). Sur le segment des pick-up, Toyota et Mitsubishi se concurrencent le leadership. 

IL. B.

 

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