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Economie Internationale

Région Mena
Les économies se renforcent

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
4,1% de croissance en 2015 pour les pays importateurs de pétrole
Le Maroc devrait réaliser 3,9% cette année et 4,9% l’an prochain

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Grâce à la «reprise poussive» mondiale, la croissance devrait s’affermir cette année dans la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (MOANAP). C’est en tout cas ce que prédit le FMI dans une mise à jour de ses perspectives économiques régionales datée du 6 mai. De 3,2% en 2014, la croissance du PIB réel s’envolera à 4,4% en 2015. Le Fonds, dont la patronne Christine Lagarde effectue du 7 au 9 mai une visite au Maroc, reste très optimiste en renforçant son soutien aux pays arabes en transition. De récents accords prévoient l’engagement de près de 10 milliards de dollars en faveur de la Jordanie, du Maroc (ligne de crédit en cas de chocs extérieurs), du Pakistan et de la Tunisie. Ils ont pour but de soutenir les efforts de réformes et l’ajustement macroéconomique de ces pays.
Si le gouvernement marocain prévoit un taux de croissance de 4,2%, le FMI, table sur des perspectives de croissance pour 2014 et 2015 de l’ordre de 3,9% et 4,9%.
L’activité économique devrait s’accélérer progressivement grâce notamment à la reprise en zone euro où le Royaume compte ses principaux clients. L’économie maghrébine se porte bien aussi. En Tunisie, le rebond économique est bien là: 3% pour cette année et 4,5% l’an prochain. Quant à l’Algérie, la croissance devra baisser légèrement respectivement de 4,3 à 4,1%.
Le dynamisme est ressenti dans les pays importateurs de pétrole (avec une croissance de 2,8% en 2014 et 4,1% en 2015). C’est le cas en Egypte qui se prépare aux élections présidentielles (de 2,3% à 4,1% l’an prochain). Pour les pays importateurs de pétrole, «la consommation demeurera le principal moteur de cette croissance, mais, pour la première fois depuis le début du printemps arabe, l’investissement devrait augmenter», selon le FMI. Les exportations et le tourisme devraient aussi progresser grâce à l’augmentation de la demande chez les partenaires commerciaux, en particulier en Europe et dans le CCG (Conseil de coopération du Golfe). De même, l’investissement public va s’accroître dans toute la région grâce aux financements des bailleurs de fonds et aux réformes récentes des subventions.
Le financement du CCG a permis à l’Egypte de lancer des projets d’infrastructures publiques et sociales et d’apurer ses arriérés, notent les économistes. D’autres pays (Maroc, Pakistan, Tunisie, Jordanie) envisagent d’augmenter l’investissement public tout en réduisant les subventions généralisées et en ciblant mieux les aides sociales. L’investissement privé devrait aussi se renforcer. «A mesure que les transitions politiques trouveront leur équilibre, il est probable que l’incertitude diminuera», selon les experts du FMI. Par exemple, les efforts de diversification du Maroc ont contribué à accroître les exportations et l’IDE dans les branches d’activités à forte valeur ajoutée.
L’inflation restera supérieure à 8,5% dans la région. Les pressions à la hausse des prix induites par l’élimination progressive des subventions énergétiques étant en partie compensées par la baisse des prix mondiaux des produits alimentaires et de l’énergie.
Les experts du FMI attirent l’attention des pays sur les risques. «Remise en question des transitions politiques, intensification des tensions sociales et de l’insécurité, retombées des conflits régionaux … », autant de facteurs qui pourraient altérer la confiance et menacer la stabilité macroéconomique. Sur le plan extérieur, la croissance plus faible que prévu dans les pays émergents, en Europe ou dans les pays du CCG, pourrait ralentir les exportations.
Les recommandations du Fonds monétaire sont diverses. Les réformes structurelles doivent viser en particulier les lourdeurs bureaucratiques et la corruption, les systèmes fiscaux qui ne concourent pas à l’amélioration de la compétitivité, les difficultés et les inégalités d’accès aux services financiers… A cela s’ajoutent le faible taux d’activité des femmes et les réglementations du marché du travail qui ne contribuent pas à la création d’emplois.
A noter que la croissance du PIB des pays exportateurs de pétrole de la région Moanap passera de 2% en 2013 à 3,4% en 2014. Et ce, grâce au dynamisme des activités non pétrolières et à la stabilisation de la production de pétrole.
Fatim-Zahra TOHRY

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