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Economie

Agriculture: Un début d’année plutôt satisfaisant

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
Hausse de 49% de la production d’agrumes
Et de 12% des produits maraîchers
Un projet de loi réglementant le surpâturage en préparation

Le ministre de l’Agriculture au siège de l’USFP pour présenter les performances du secteur agricole. Ici Aziz Akhannouch, au milieu du premier secrétaire du parti Driss Lachgar et le chef du groupe parlementaire de la Chambre des conseillers Mohamed Alami. Est-ce le prélude à un rapprochement politique? selon les mauvaises langues.

En dépit de la baisse de pluviométrie de 22%, certaines filières agricoles affichent une bonne performance. C’est ce qu’a affirmé Aziz Akhannouch, qui était l’invité d’une table ronde organisée par les membres des groupes parlementaires de l’USFP mardi dernier au siège de leur parti à Rabat. Cette rencontre a alimenté une interrogation: est-ce le prélude à un rapprochement politique? En tout cas, le ministre a profité de l’occasion pour faire valoir les bonnes réalisations de son secteur comme la filière agrumes dont la production a augmenté de 49% lors des 4 premiers mois de cette année. Selon lui, 550.000 tonnes d’agrumes ont été exportées à fin avril 2014. «La clémentine représente 87% du volume», a-t-il précisé. Le ministre s’est réjouit de ce résultat, indiquant que le Maroc constitue aujourd’hui le principal fournisseur de clémentines pour la Russie avec 40% de sa consommation.
Néanmoins, «les risques liés à l’agriculture et la problématique de commercialisation des produits imposent aux producteurs nationaux de se tourner vers les marchés classiques, notamment celui de l’Union européenne». Akhannouch mise également sur les pays du Moyen-Orient pour liquider les quantités produites. Mais avant, il faudra veiller à améliorer la qualité de la production. Car, «des agrumes détériorés ont été exportés vers la Russie», comme l’a souligné le ministre. De même, il prône une révision de la politique d’investissement du secteur. Pour lui, il faut être plus rationnel dans le choix des filières. 
Outre le secteur des agrumes, celui des produits maraîchers enregistre également de bons résultats. Près de 380.000 tonnes ont été produites lors des 4 premiers mois de l’année en cours, soit une hausse de 12% par rapport à la précédente période.
Néanmoins, la performance du secteur agricole est aujourd’hui menacée par la dernière décision prise par la Commission de l’agriculture du Parlement européen pour modifier le régime d’accès des fruits et légumes aux marchés de l’UE (cf. www.leconomiste.com). Mais le ministre a laissé entendre que son département n’est pas prêt à se plier à cette décision de l’UE qui vise à rétablir le «protectionnisme». «Les accords conclus avec Bruxelles sont clairs. Aucune mesure ne peut être prise d’une manière unilatérale», a-t-il dit. Aujourd’hui, son objectif est de parvenir à un consensus avant la fin de ce mois, qui coïncide avec les élections au Parlement européen. Car, «l’arrivée de nouveaux parlementaires et d’un nouveau commissaire de l’agriculture pourra compliquer davantage la situation», a-t-il prévenu.
Parallèlement aux négociations avec Bruxelles, le département de l’Agriculture planche sur un projet de loi visant à réglementer le surpâturage, «qui constitue une source de nuisance pour les populations». Selon Aziz Akhannouch, la mise en vigueur des dispositions qui seront prévues nécessitera un budget de 1 milliard de DH. 

L’USFP relance ses cycles de conférences

Driss Lachgar veut imprimer sa touche à l’activité parlementaire de son parti. Le nouveau président du groupe parlementaire de l’USFP à la Chambre des représentants veut réanimer le cycle de conférences organisées par le parti, sous le gouvernement El Youssoufi. Pour lui, le rapprochement de son groupe avec celui de la Chambre des conseillers permettra de renforcer l’action des parlementaires dans les domaines stratégiques. Néanmoins, le successeur d’Ahmed Zaidi ne nie pas les difficultés auxquelles l’initiative pourra se heurter. Le choix des invités sera conditionné par le consensus entre les deux groupes parlementaires, ce qui nécessite sans doute du temps. Cela ne devrait pas constituer un frein à cette initiative, dit-il. Sur le fait de recevoir des invités de la majorité, alors que son parti campe dans l’opposition, Driss Lachgar souligne que «tout s’efface devant l’intérêt de la nation».

Hajar Benezha

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