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Evénement

Compensation/farine
Le statu quo sera maintenu

Par L'Economiste | Edition N°:4271 Le 08/05/2014 | Partager
Le contrôle des minotiers sera renforcé
Objectif: évaluer la répartition du quota semestriel

Depuis la flambée des matières premières à l’international en 2008, le coût de la compensation du blé tendre et des farines a explosé de 1 milliard de DH. Ceci malgré la réduction du volume soutenu qui est passé de 10 à 9 millions de quintaux.

Effet d’annonce ou décompensation imminente des farines du blé tendre? «Rien d’officiel», tranchent les professionnels. «Certes, la question est récurrente dans les coulisses administratives mais c’est juste pour donner l’impression d’être réceptif aux recommandations des institutions financières», constate un minotier. En tout cas, la décompensation du sucre, des farines et du gaz butane n’est pas inscrite à l’agenda gouvernemental de cette année, précise une source du cabinet du chef de gouvernement. «Abdelilah Benkirane aurait tout simplement exprimé le souhait d’explorer les pistes de cette réforme avec les professions et partenaires sociaux», précise la même source. Au-delà, «tout relève de la surenchère partisane» (sic).
En revanche, le ministère délégué des Affaires générales et de la Gouvernance a déployé des mesures visant l’assainissement des circuits de production et de distribution de la Farine nationale du blé tendre (FNBT). Ceci, en fonction de la capacité d’écrasement réellement installée. Celle-ci ayant en effet beaucoup augmenté sur les 15 dernières années. Ce qui a été constaté par la dernière circulaire ministérielle du 19 juin 2013. Aussi, les minoteries créées depuis cette date ainsi que celles en arrêt depuis deux ans, ne bénéficieront d’aucun contingent de fabrication de la FNBT.
Parallèlement, le non-respect des normes de la qualité du produit entraîne aussi la radiation des contrevenants de la liste des bénéficiaires pendant une durée de trois ans. A la condition de constater l’infraction aux normes par des résultats d’analyses de laboratoires agréés par l’Etat. Quant aux distributeurs, ils s’exposent à la radiation définitive en cas de détournement des quantités qui leur sont allouées vers d’autres centres hors de leur «circonscription». Et pour les besoins de transparence, une liste de 137 minoteries autorisées sur les 189 existantes a été établie. Une liste qui a déjà bénéficié du contingent au titre du premier semestre 2014.
Au total, le volume à fabriquer s’élève à 4,25 millions de quintaux, soit 8,5 millions sur toute l’année. Un volume réduit de près de 1,5 million de quintaux par rapport à l’année 2009. C’est l’autre mesure visant la réduction du coût de la subvention accordée au blé tendre et des dérivés. Car, outre la FNBT, l’Etat soutient le blé tendre local ou d’importation, le stockage, le transport et la farine libre pour maintenir le prix du pain à 1,20 DH/unité. Ce qui s’est traduit sur les trois dernières années par un coût annuel de l’ordre de 3 milliards de DH dont la moitié est absorbée par la FNBT.
Une enquête a été également lancée par le ministère des Affaires générales   auprès des minoteries autorisées à fabriquer la farine nationale de blé tendre. L’objectif est d’évaluer la répartition du 1er contingent semestriel entre régions et minoteries industrielles avant de procéder à l’affectation du second.

Le détail de la subvention

Depuis 2009, la subvention porte sur 9 millions de quintaux dont 8 millions de farine nationale de blé tendre et 1 million de la même farine destinée aux provinces du Sud. La distribution de ce dernier volume est assurée par l’Office de commercialisation et d’exportation. Le soutien de l’Etat concerne le commerce du blé tendre et les farines dérivées.
Pour ce qui est du blé local, l’Etat fixe un prix de référence à 290 DH/quintal, accorde une prime de stockage de 4 DH/ql et prend en charge le coût de transport. S’ajoute également la restitution accordée au blé tendre d’importation. C’est la différence entre les cours à l’international et celui de livraison aux minoteries qui est de 290 DH/ql. En 2012, le montant de cette restitution a dépassé la barre de 1 milliard de DH. De fait, la subvention accordée au blé (local et d’importation) représente l’équivalent de la subvention destinée à la FNBT. 
Au niveau de la minoterie, l’Etat supporte la différence entre les coûts de production des farines  et leur prix départ usine. Les prix subventionnés sont de 200 DH/ql pour la FNBT et de 100 DH pour la farine destinée aux provinces sahariennes. Ce qui se traduit par une subvention de 143,4 DH/ql pour la première catégorie et de 243,60 DH/quintal pour la seconde. 

A. G.

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