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    Europe

    Hollande: Le changement c’est après!!!

    Par L'Economiste | Edition N°:4270 Le 07/05/2014 | Partager
    Déficits, chômage, dette, perte de compétitivité…
    Smic, affaire Alstom… le président français se défend

    Retournement économique, c’était le mot d’ordre du président français François Hollande qui a tenté hier 6 mai, lors d'une interview radio-télévisée, de convaincre les Français de l’ouverture d’une nouvelle phase de son quinquennat.

    L’heure est au bilan. Deux ans après son élection, François Hollande a tenté de convaincre les Français via les médias BFMTV et RMC. Il s'est battu bec et ongles pour justifier son programme. Déficits, lourde dette, perte de compétitivité, zone euro en turbulence… telle était la situation du pays en prenant en compte d’autres acteurs extérieurs. A cela s’ajoute la dégradation de la compétitivité de l'industrie française. Enfin, la vie privée relève de la vie privée ! Tour d’horizon.

    ■ La conjoncture à contre-courant: «Le redressement n'est pas terminé mais le retournement économique arrive», a affirmé Hollande cité par l’AFP. Mais le président reste confronté à une avalanche de mauvais chiffres.  Hier 6 mai, l'OCDE a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l’Hexagone à +0,9% en 2014 et +1,5% en 2015. Le gouvernement, lui, espère respectivement 1% puis 1,7%, un scénario qualifié d’optimiste. Quant à la Commission européenne, elle prévoit 1% cette année et 1,5% l'an prochain (cf. noter édition N° 4269 du mardi 6 mai 2014). Plutôt convaincant, Hollande défend ses engagements. Il a fait en sorte de stabiliser la zone euro, installer une union bancaire, avec la mise en place d’une taxe sur les transactions financières pour contrer la spéculation. De plus, les bonus bancaires ont été taxés avec l’introduction d’une loi de séparation des activités spéculatives des activités de dépôt. Le tout accompagné de la création d’une banque publique d'investissement. Hollande s’enorgueillit aussi d’avoir les taux d'intérêt les plus bas. «La finance a été maîtrisée», dit-il.

    ■ Chômage, mea culpa: «…La baisse du chômage, c'est mon obsession», a martelé Hollande. Sur ce volet, l’OCDE qui a présenté hier ses dernières perspectives économiques, prévoit une stabilisation du chômage à 10,3% en 2014 et 2015 (le même taux qu'en 2013). De son côté, la Commission européenne table sur une légère hausse du chômage à 10,4% en 2014 avant une baisse à 10,2% en 2015. Pour les experts du Château de la Muette, «les exonérations de cotisations patronales et les crédits d'impôt accordés aux entreprises par le pacte de responsabilité devraient soutenir l'emploi».


    Source: Commission européenne.

    ■ Les résultats viendront: Hollande a rejeté l'accusation d'amateurisme à son encontre et demandé à être jugé sur ses résultats. «Nous allégeons de 10 milliards de plus le coût du travail, nous allons simplifier encore  des procédures et pour financer l'ensemble de ce dispositif, je fais l'annonce d'un plan d'économies de 50 milliards; », a t-il soutenu. Il a salué au passage le travail de son équipe: «(;) Je salue ce qu'a fait Jean-Marc Ayrault, c'était important pour le pays et on s'en souviendra mais je pense que Manuel Valls, avec une équipe resserrée doit donner l'impulsion nécessaire…». Et il répond  sévèrement à Pierre Gattaz, le président du Medef: «Chacun doit être responsable. On ne peut pas demander la baisse du Smic, voire sa suppression, et en même temps, considérer qu'il n'y a pas de salaire maximum». Sur l’affaire Alstom, Hollande est catégorique. «J'ai dit non, nous ne pouvons pas négocier un plan de vente du capital d'Alstom, Bouygues ne peut pas vendre sa participation sans que l'Etat dise son mot;».

    ■ Un mot sur la politique: Réformes territoriales, régionales et cantonales 2016… ce sont là les autres défis électoraux. Là aussi le message est clair: «Toutes ces structures ne sont plus lisibles pour les Français… J'ai demandé au gouvernement de Manuel Valls d'accélérer la réforme territoriale et je vais procéder à une consultation des principaux chefs de partis politiques pour que nous puissions, pour les élections régionales et cantonales à venir, avoir un nouveau découpage pour les régions…».

    ■ Droit de vote des étrangers aux élections locales: C’est un moyen de reconquérir l'électorat de gauche ! «Ce texte sera de nouveau proposé avant la fin du quinquennat», a assuré Hollande. «Il n'y a pas de majorité aujourd'hui pour voter ce texte (;) Il faut une majorité des trois cinquièmes parce qu'il faut changer la Constitution», a-t-il fait savoir.
    F.  Z. T.

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