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    Régions

    Une ceinture verte pour protéger Ouarzazate

    Par L'Economiste | Edition N°:4269 Le 06/05/2014 | Partager
    La ville optimise ses eaux usées pour l’irrigation
    L’énergie solaire pour le pompage, une première
    Le projet réalisé à près de 34%

    Pour l’irrigation de ces nouveaux espaces verts, il a été procédé à la réutilisation des eaux usées et traitées de Ourzazate. Celles-ci étaient auparavant rejetées dans le barrage Mansour Eddahbi. Elles sont réutilisées pour créer un espace vert urbain qui désengorge la ville.

    Protéger la ville contre les effets des vents forts et des nuages poussiéreux, satisfaire les besoins des citadins en espaces verts récréatifs et sensibiliser la population à la protection de l’environnement. Autant d’objectifs visés par le projet de la ceinture verte d’Ouarzazate. Celui-ci porte sur une superficie globale de 1.880 ha dont 1.350 ha de plantations en périphérie de la ville, 125 ha d’espaces verts urbains, 105 ha de plantations d’alignement et 300 ha de plantation en bordure du grand lac du barrage Mansour Eddahbi. Une enveloppe budgétaire de plus de 75 millions de DH a été dédiée à ce projet dont 34% de la superficie globale ont déjà été réalisés (soit 635 ha).
    La durée d’exécution est étalée sur sept ans à compter de la date de signature de la convention en novembre 2009. Il reste donc deux ans avant la fin de l’échéancier. Sur les cinq périmètres en cours de réalisation, une première tranche a englobé le périmètre d’oued R’bat situé à l’entrée de la ville d’Ouarzazate vers Marrakech. Et aussi, les périmètres de Talat, dans la commune de Tarmikte, aux alentours des berges du barrage Mansour Eddahbi et au sud est de la ville d’Ouarzazate. Pour ce qui est de la deuxième tranche, elle concerne les périmètres d’Anatim , mitoyens de la Step d’Ouarzazate, de part et d’autre de la route nationale n°10, à la sortie d’Ouarzazate vers Tinghir. Les troisième et quatrième tranches concernent, quant à elles, les périmètres d’Assarda et la décharge publique sur la route de Zagora, en plus des espaces à l’intérieur de la ville.
    Pour l’irrigation de ces nouveaux espaces verts, il a été procédé à la réutilisation des eaux usées et traitées de la ville. Celles-ci étaient auparavant rejetées dans le barrage Mansour Eddahbi. Désormais, elles sont réutilisées pour créer un espace vert urbain pouvant accueillir les Ouarzazys et les visiteurs de la région. «C’est une expérience réussie à généraliser d’autant plus que, et c’est une première, c’est l’énergie solaire qui est utilisée pour pomper l’eau vers les périmètres de reboisement», explique Youssef Mouhazaki, direction provincial aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (DPEFLCD) Ouarzazate. Chaque ville devrait pouvoir disposer de son propre périmètre urbain. Cela favoriserait la pratique du sport en plein air, des pique-niques en famille et bien d’autres activités, a-t-il ajouté. Bien sûr, ces aires serviront aussi pour l’éducation et la sensibilisation sur le respect de l’environnement.
    Les travaux de production des plants forestiers, de plantation et les équipements solaires ont nécessité 2 millions de DH. Le montant alloué à l’opération d’installation du goutte-à-goutte avoisine les 4 millions de DH pour les deux périmètres d’Anatim. Un bémol tout de même. L’installation du procédé a été effectuée en surface, ce qui pourrait accélérer sa détérioration. Les autorités précisent toutefois que les tuyaux d’arrosage seront enterrés, l’année suivant leur mise en service.
    Ce projet a été initié dans le cadre de la protection de l’environnement, notamment le reboisement à partir des espèces forestières adaptées à la région, l’utilisation des eaux usées traitées et de l’énergie solaire pour le pompage. Un partenariat réussi entre le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, la province, la municipalité et le conseil provincial d’Ouarzazate, le conseil régional SMD, la Promotion nationale, l’association Targa Aide, et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
    De notre correspondante, Fatiha NAKHLI

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