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    Logistique
    Bolloré installe son QG Afrique à Casablanca

    Par L'Economiste | Edition N°:4269 Le 06/05/2014 | Partager
    La métropole économique était en compétition avec Le Caire
    Le groupe gère une quinzaine de ports en Afrique
    Deux sociétés de transport ferroviaire en concession

    BOLLORÉ Africa Logistics Maroc et SDV Maroc regroupent leur force. En effet, à partir de juin, les deux sociétés ne constitueront plus qu’une seule entité, dotée de deux marques distinctes, avec un changement de dénomination. Deux marques qui s’ajouteront à Masamar, société spécialisée dans le shipping logistique et l’affrètement.
    Le groupe Bolloré avait choisi d’installer son GQ africain à Casablanca, qui était en compétition avec Le Caire. A travers une large gamme de services logistiques, l’opérateur essaime sur l’Afrique en s’appuyant sur sa filiale SDV Maroc, spécialisée dans le freight forwarding. Créée en 1974, SDV offre des solutions «door to door», depuis le fournisseur au Maroc jusqu’au client final. Le groupe Bolloré, présent dans 45 pays, développe plusieurs activités originales. Ce qui lui permet d’avoir une force de frappe considérable et de revendiquer le leadership sur l’Afrique subsaharienne. Parmi les plus gros contrats du groupe Bolloré au Maroc, la gestion de la logistique du projet de parc éolien construit par Nareva à Tarfaya.
    «Nous gérons directement une quinzaine de ports en Afrique en tant que manutentionnaire», ajoute le directeur général. Le groupe gère également dans le cadre d’une concession Camrail et Setrail, les deux sociétés de transport ferroviaire du Cameroun, de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso.
    Grâce à son réseau et à la synergie entre ses différents métiers, le groupe Bolloré peut prendre en charge toutes les demandes de prestation de ses clients. Mais pour bon nombre d’exportateurs nationaux, l’Afrique reste encore une terre inconnue. «En Afrique, il y a beaucoup de contraintes douanières, de contrôles à travers les organismes Cotecna. Chaque pays décide, par exemple, du bureau de contrôle de son choix. Ce qui augmente les difficultés des exportateurs qui ne disposent pas d’une expérience suffisante sur ce marché», signale Lamarti. Il recommande aux opérateurs économiques de s’adresser aux banques marocaines présentes dans de nombreux pays, car elles ont développé une expertise notable dans le continent.

    Transbordement: Un boulet réglementaire

    LE Maroc ambitionne de devenir un hub d’approvisionnement vers les pays d’Afrique, surtout de l’Ouest. Mais des obstacles d’ordre réglementaire se dressent encore devant cet objectif. «Il y a aujourd’hui une problématique douanière. Lorsqu’un opérateur économique importe des marchandises, dont une partie doit être réexpédiées en Afrique subsaharienne, il est obligé de payer les droits de douane et la TVA à l’import sur tout le lot. Ce n’est qu’après la réexportation qu’il pourra bénéficier d’un remboursement des charges payées pour cette partie», signale Younes Lamarti, directeur général de Bolloré Africa Lofistics et SDV Maroc. Pour l’heure, la réglementation douanière ne permet pas de payer les droits par lot. Les textes devraient donc être assouplis car c’est un obstacle devant l’implantation de nouveaux opérateurs internationaux, notamment européens. De plus, cette rigidité est une contrainte devant la construction d’un hub d’approvisionnement au Maroc. L’instauration d’un contrôle a posteriori, par exemple, pourrait être une alternative. Le principe consisterait à permettre aux importateurs de ne s’acquitter que des droits relatifs aux marchandises destinées au marché local. A charge pour la douane d’effectuer les contrôles qui s’imposent après réexportation.

    Hassan EL ARIF

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