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    Analyse

    Logistique
    Les vrais gisements de compétitivité

    Par L'Economiste | Edition N°:4269 Le 06/05/2014 | Partager
    Hypermarchés et industriels de biens de consommation en première ligne
    Les compétences opérationnelles, une denrée rare sur le marché
    Les opérateurs attendus massivement à Logismed à Casablanca

    L’externalisation de la gestion des stocks est une pratique courante des filiales de multinationales. Elle leur permet de se concentrer sur le marketing.

    Le vaste  chantier de la réorganisation de la logistique de l’économie entre dans une phase décisive (voir aussi article en pages 12 & 13). Pour peu que les programmes se concrétisent, l’impressionnant plan d’infrastructures adossé à la stratégie gouvernementale va transformer l’environnement des entreprises. Et à la clé, quelques points de PIB à gagner résultant de la remise en ordre de la circulation des flux des marchandises. Les coûts logistiques représentent entre 15 à 20% du PIB. 
    Ce réseau d’infrastructures va surtout revisiter toute l’organisation des flux de marchandises au départ et vers les grands centres de consommation. La colonne vertébrale de ce chantier est l’aménagement des plateformes logistiques spécialisées et réparties dans plusieurs régions. Le tout selon un chronogramme sur lequel il manque encore de la visibilité. Cette composante «hardware» est complétée par un plan national de formation des compétences. La demande est très forte sur les catégories opérationnelles, mais les profils sont introuvables sur le marché. A l’heure où le chômage est en hausse (voir article en page 16), cela devrait donner matière à réflexion.
    Et pour que l’ambitieux programme gouvernemental ne soit pas que du vent, les pouvoirs publics ont promis une approche transversale qui part des acteurs eux-mêmes. Les partenariats public-privé assortis de contrats sectoriels serviront de levier d’entraînement de tous les métiers support de la logistique.
    Les régions seront également mises à contribution à travers la même démarche du contrat-programme pour la mobilisation du foncier. Sur le foncier justement, le ministre apporte des assurances: «La majorité des terrains viendra de l’Etat. Pour les professionnels qui participent au Salon international de la logistique qui ouvre aujourd’hui à Casablanca (Logismed), et tous les acteurs de la supply chain, c’est une extraordinaire visibilité. Aux entreprises de lancer le processus de réorganisation, et cela passe par des changements culturels. Confier par exemple, la gestion de ses approvisionnements ou de ses stocks à un prestataire privé soulève des réticences au coeur même de l’organigramme dans l’entreprise.
    De toutes les activités, c’est la grande distribution et les industriels (filiales de multinationales) des produits de grande consommation qui fixent le tempo dans l’organisation de la chaîne logistique. Ces deux secteurs ont des années d’avance par rapport au reste du tissu économique. Certes, on est encore loin, à l’ère des nouvelles technologies triomphantes, le gros des commandes se fait encore par télécopie avec, à la clé, une avalanche de réclamations et de litiges dus à la récurrence des non-conformités.
    Il reste que ce sont les hyper et les supermarchés qui diffusent les bonnes pratiques en matière logistique au reste du tissu industriel. Avec quelques décen-nies de décalage, le Maroc est en train de connaître exactement le même schéma observé jadis en Europe. La pression concurrentielle, et donc l’impératif d’affi-cher les prix les plus bas possibles sur les rayons, oblige les enseignes de la distribution moderne à puiser dans les gisements d’optimisation de leur système d’approvisionnements et de gestion des stocks. Pour Marjane et les autres Carrefour, Acima et Aswak Salam, s’approvisionner au bon moment et au moindre coût est un élément critique. Le cauchemar de tout chef de rayon est de se retrouver en rupture de stock ou de surestimer ses besoins en immobilisant des stocks des marchandises, voire accumuler de la marchandise à faible rotation.
    La notion de chaîne sied parfaitement à la logistique de la grande distribution. Il y a en effet plusieurs acteurs d’importance plus ou moins égale sur la supply chain d’un hypermarché: l’acheteur qui met des marques de produits au niveau des points de vente, les magasins qui ajustent constamment leur assortiment; le rôle de ces derniers est de «théâtraliser» l’offre.
    Acteur tout aussi capital de la gestion de la chaîne logistique dans un hypermar-ché, le fournisseur. Il est appréhendé sous un quadruple angle: sur le plan marketing, son objectif est d’engranger le maximum de part de marché. Cet objectif est potentiellement en conflit avec celui des achats qui fait des arbitrages sur la base du critère de rentabilité des produits. Le service logistique a lui d’autres facteurs de décision: la capacité du fournisseur à livrer. Dans la plupart des cas, les importateurs de l’agroalimentaire par exemple donnent des sueurs froides aux hypermarchés. En aparté, plusieurs responsables assurent que ces fournisseurs sont incapables d’honorer l’échéancier des livraisons, ce qui n’est pas sans entraîner des ruptures des produits sur les rayons, un scénario que redoutent les chefs de rayons et gérants d’hyper et de supermarchés. 
    A. S.

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