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    Justice

    Affaire ONDA
    L’audition de l’ex-DG de l’Office se poursuit

    Par L'Economiste | Edition N°:4268 Le 05/05/2014 | Partager
    Les mêmes questions pour les mêmes réponses
    Le cas Fahouli toujours devant la Cour de cassation

    C’est dans la salle 8 de la Cour d’appel de Casablanca que se tient le procès où est poursuivi l’ex-DG de l’ONDA, Abdelhanin Benallou.

    Vu le nombre de dossiers, il a fallu 4 heures d’attente avant que l’audience du 30 avril ne démarre. Pas un chat à la Cour d’appel de Casablanca au moment où les accusés s’engouffrent dans la salle 8. De 19h à 22h passées, l’ex-DG de l’Office national des aéroports (ONDA) a dû encore une fois répondre aux questions du président, le juge Lahcen Tolfi. Lors de son 3e passage à la barre, Abdelhanin Benallou, l’ex-DG de l’Office, a dû faire face aux mêmes points de droit soulevés dans le procès en 1re instance et où il a été condamné à 5 ans de prison ferme et 50.000 DH d’amende: procédure de recrutement, marchés publics, gratifications et primes…
    Ce sont 9 personnes jugées le 13 juillet 2013, chacune en ce qui la concerne, pour crime de dilapidation de deniers publics, complicité, trafic d’influence, faux et usage de faux.
    Le rapport de la Cour des comptes de 2008, à l’origine du procès, a relevé, entre autres «irrégularités», le non-respect des règles de transparence, absence d’authenticité des diplômes. Le cas de Panorama Pub, par exemple, suscite l’intérêt de la cour. Marchés négociés pour une société prétendument fictive. Accusation que la défense de Benallou a toujours rejetée notamment lorsqu’elle fait valoir 3 chèques libellés au nom de l’entreprise (cf. L’Economiste du 9 juillet 2013).
    Le cas d’un autre accusé, figurant initialement dans l’ordonnance de renvoi du juge d’instruction, est toujours en examen à la Cour de cassation. Abdelali Fahouli, agent comptable, a bénéficié de la liberté provisoire avant le début du procès en février 2013. Le parquet conteste la décision et la Cour d’appel tranche en sa faveur. Toujours en liberté, Fahouli se pourvoit alors devant la plus haute juridiction. Accusé de trafic d’influence, le sort de ce fonctionnaire du ministère des Finances détaché à l’époque à l’ONDA lie en quelque sorte celui de la défense. En tant qu’ordonnateur, son visa des actes de dépenses engagés compte au même titre que celui du DG de l’ONDA. 
    Ce n’est là qu’un exemple des événements ayant marqué ce grand procès. La défense ne se lasse pas de réclamer à chaque reprise la liberté provisoire. Procédure qui est au cœur des réformes que devra subir le code de procédure pénale et la réforme de la justice plus globalement. Malgré les garanties consacrées par la loi (caution, retrait de passeport…), ni Benallou, ni son compagnon de cellule et ex-bras droit récemment opéré, Ahmed Amine Berkallil, n’ont en bénéficié. Ce sont les 2 seuls accusés à croupir derrière les barreaux depuis plus de deux ans. En attendant un jugement définitif, ce statu quo agace la défense. Le procès reprend le 16 mai 2014.
    Faiçal FAQUIHI

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