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    Les femmes chef d’entreprise se positionnent dans le Souss

    Par L'Economiste | Edition N°:4268 Le 05/05/2014 | Partager
    L’association Entrelles développe le réseautage
    Les mères de famille plus entrepreneuses
    Faible encadrement, moyens financiers limités… sont parmi les maux des TPE féminines

    C’EST bien connu, les gens du Souss ont la fibre entrepreneuriale. Le tissu économique de la région est en grande partie constitué de TPE. Dans ce paysage, les femmes sont présentes dans différentes activités économiques. C’est tout de même les secteurs des services, de l’enseignement et du commerce qui drainent le plus grand nombre de femmes d’affaires dans le Souss-Massa-Draâ. C’est ce qui ressort d’une enquête sur le profil des femmes chefs d’entreprise dans la zone, réalisée par l’association Entrelles Souss-Massa-Draâ en partenariat avec le Centre régional d’investissement. Les résultats de l’étude ont été présentés mercredi dernier lors d’une journée d’étude organisée par les deux entités, sur le sujet de la TPE féminine. Dans la région, ces entreprises sont de plus en plus nombreuses. Selon les chiffres communiqués par l’Ompic, en 2013, 20% des immatriculations enregistrées sont des entreprises féminines, soit un nombre de 459. Ce sont majoritairement des mères de familles qui sont les plus entreprenantes en affaires. En effet sur les 45 femmes qui ont accepté de répondre à l’enquête, 76% sont mariées et 61% ont des enfants à charge. Le tissu des femmes chefs d’entreprise (FCE) se compose aussi par beaucoup de personnes d’un niveau d’instruction supérieure. L’étude réalisée a révélé que plus de 58% des questionnées ont un bac plus quatre ou plus mais aussi que la majorité d’entre elles ont déjà eu une expérience professionnelle. Elles seraient aussi à hauteur de 11% issues du programme de départ volontaire et sont nombreuses à être très impliquées dans le domaine associatif. Dans leur parcours professionnel, elles témoignent aujourd’hui de différentes difficultés que traverse leur TPE. Ceci relève notamment d’un nombre limité de ressources humaines embauchées. Plus de 38% d’entre elles ne dépassent pas un nombre de 2 employés avec une rareté de cadres supérieurs. En effet, 49% des FCE ne disposent pas d’employés hautement qualifiés. Une situation qui mène la FCE à se retrouver parfois seule à gérer les axes stratégiques de sa structure. Les moyens financiers sont aussi restreints. Les TPE féminines sont donc très vulnérables face aux variations du marché. Plus de 40% d’entre elles ont un montant d’investissement inférieur à 800.000 DH, est-il indiqué. Au niveau des chiffres d’affaires, on retient que 16% des TPE féminines ont un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1,2 million de DH. Mais 60% d’entre elles préfèrent ne pas communiquer leur chiffre d’affaires. Autre fait marquant, qui révèle une nouvelle tendance, 7% des entreprises questionnées ne disposent pas de local dédié à leur activité. Malgré les contraintes, peu de FCE sont sur le plan financier en difficulté (13%) et 2% sont en faillite. Suivant les résultats de l’enquête menée, 76% d’entre elles seraient dotées d’une santé financière moyenne.

    Accompagnement

    LE besoin en formation serait une des plus grandes attentes des femmes chefs d’entreprise. Les intérêts des FCE portent notamment sur les formations qualifiantes sur des disciplines transversales et spécifiques. C’est là tout l’intérêt de la convention conclue mercredi dernier entre l’association Entrelles Souss-Massa-Draâ des femmes chefs entreprise et l’Anpme. L’objectif est de développer les capacités d’intervention de l’association en question et les compétences managériales de ses membres. Au total, ce sont 3.000 femmes chefs d’entreprise qui devraient bénéficier de formations, notamment en NTI.

    Malika ALAMI

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