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    Analyse

    conjoncture
    Crédits: Les banques desserrent l’étau

    Par L'Economiste | Edition N°:4268 Le 05/05/2014 | Partager
    Baisse de 1% de l’encours au premier trimestre
    Progression de 4% anticipée pour toute l’année
    Hausse des créances en souffrance sur la clientèle des ménages

    Le total des prêts a reculé de 1% sur les trois premiers mois de l’année. L’amélioration de l’activité en mars n’a pas compensé les baisses enregistrées en janvier et février.

    Source: Bank Al-Maghreb

    LE crédit bancaire a terminé le premier trimestre en baisse. Mais la bonne nouvelle est que le recul de 1% est moins important que l’année précédente (-2,7%). L’activité s’est légèrement redressée en mars, mais pas autant pour compenser les baisses des deux premiers mois de l’année. En 2012 et 2013 où l’encours s’est tassé au premier trimestre, il a clôturé l’année sur une croissance moyenne de 4%. Ce niveau est davantage en corrélation avec l’évolution de l’activité économique contrairement à la période faste 2006-2011 où le crédit a progressé de 16% l’an.
    Les professionnels anticipent déjà une année semblable à 2013. Bank Al-Maghrib table sur une croissance autour de 4%. Cela voudrait dire que la demande manquera encore au rendez-vous. Le climat des affaires est jugé moyen par la moitié des industriels selon la dernière enquête conjoncturelle de Bank Al-Maghrib.
    Certes, l’on peut noter une légère amélioration de la trésorerie des entreprises. Les prêts destinés au financement du besoin en fonds de roulement ont reculé de 1,6% au premier trimestre. Cette baisse cache cependant beaucoup de disparités sectorielles. Le recours à ce financement est encore très important dans les entreprises d’électricité, de gaz et d’eau ou encore dans le BTP. La hausse atteint deux chiffres. En revanche, la pression est redescendue d’un cran dans les industries alimentaires et tabac et pour les entreprises de transport et de communication.

    La baisse du crédit au premier trimestre cache beaucoup de disparités au niveau des secteurs. Certaines activités ont bénéficié de la faveur des banques. D’un autre côté, l’encours des prêts aux particuliers et MRE s’est inscrit en hausse malgré une forte augmentation des impayés sur cette catégorie de clientèle.

    Source: BAM

    Par ailleurs, les investissements ne décollent toujours pas. Le manque de visibilité des opérateurs sur l’évolution de l’environnement économique limite pour l’instant tout investissement lourd. Les importations de biens d’équipement ont baissé de près de 12% sur les trois premiers mois de l’année. Globalement, les crédits à l’équipement ont décroché de 2% à fin mars. La baisse ressort à 4% dans le secteur tertiaire et se limite à 0,9% dans le secteur secondaire. La contre-performance de cet indicateur peut être également expliquée par les arbitrages des entreprises. Dans les industries notamment, le financement bancaire n’est pas la première option des chefs d’entreprise. Ils préfèrent encore l’autofinancement. Près des 3/4 comptent puiser dans les fonds propres pour financer leurs investissements sur les prochains mois. Ce choix est en partie imposé par le renchérissement du coût du crédit. Avec la montée du risque, la prime exigée par les banques serait plus importante. Cela dit, les entreprises ont amélioré leur situation auprès des établissements de crédit au premier trimestre. Les créances en souffrance ont diminué de 1% à 24,4 milliards de DH. La sinistralité s’est en revanche accélérée au niveau de la clientèle des particuliers. Les impayés ont bondi de 12,5% en trois mois. Cela explique au moins pour une partie la baisse de 0,6% des crédits à la consommation. Même si l’ensemble des opérateurs compte sur le prochain salon auto (9 au 18 mai) pour améliorer leur chiffre d’affaires, ils seront plus regardants sur la qualité des dossiers. C’est le cas également pour les prêts immobiliers. Certes, l’activité résiste avec une hausse de 2% de l’encours au premier trimestre. Mais la croissance s’est nettement tassée.
    F. Fa

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