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    Analyse

    Conjoncture
    Tout redémarre, sauf l’investissement

    Par L'Economiste | Edition N°:4268 Le 05/05/2014 | Partager
    Le textile, le tourisme et la construction reprennent doucement
    Les importations de biens d’équipement en baisse

    Au deuxième trimestre 2014, les activités hors agriculture devraient bénéficier d’une hausse de 4,5% du commerce mondial et d’une amélioration de l’environnement international. Selon le HCP, la demande adressée au Maroc retrouverait un rythme, relativement, soutenu avoisinant les 5,3%, en glissement annuel.

    Source: Elaboration HCP, indice des biens en volume, cvs, base 100 : 2005

    UN vent de relance souffle sur les économies. La reprise mondiale serait proche même si le Fonds monétaire international a abaissé de 0,1 point ses perspectives de croissance pour les années 2014 et 2015, les ramenant à 3,6 et 3,9%. Au Maroc, le gouvernement prévoit un taux de croissance de 4,2%.
    L’activité économique s’accélérerait progressivement selon les conjoncturistes. La zone euro où le Maroc compte ses principaux clients connaît un redressement progressif, ce qui pourrait se traduire par une reprise de la demande adressée à nos entreprises tournées vers l’export. La production des crédits à l’économie (voir page 8) confirme par ailleurs ce frémissement. Mais la situation reste fragile, tempèrent certains professionnels comme ceux opérant dans le textile qui préfèrent parler de «clignotants qui passent à l’orange». La reprise serait sûre, mais nécessiterait plus de temps.
    En attendant, l’investissement marque le pas. L’Office des changes relève une baisse de 11,6% des importations de biens d’équipement à fin mars. Les machines à trier, concasser, broyer ou agglomérer ont accusé un recul de 71% contre 80% pour les appareils et dispositifs électriques. Autrement dit, les entreprises ne s’équipent pas même si, en parallèle, les importations des semi-produits sont sur une légère évolution de 2,8%.
    Les recettes d’investissement direct étranger sont également en recul de 44,4%, s’établissant à 7,6 milliards de dirhams. Et ce, sachant que le premier trimestre 2013 a été marqué par deux opérations exceptionnelles: la cession de Bimo à Kraft Food pour 1,5 milliard de dirhams et celle des participations de la SNI dans Centrale Laitière à Danone pour 5,3 milliards de dirhams. Quant à la consommation, elle ralentit. En tout cas, les recettes fiscales à fin mars 2014 relèvent une régression de 11,7% de la TVA à l’intérieur sous l’effet de la suppression de la règle de décalage d’un mois, mais aussi de la baisse de la consommation.
    Aujourd’hui, même si plusieurs opérateurs parlent de légère reprise, tous les secteurs ne sont pas au même niveau. Dans le tourisme, secteur pourvoyeur d’emplois, les recettes voyage sont en amélioration de 2,8% au premier trimestre, s’établissant à 12,03 milliards de dirhams alors que les recettes MRE sont demeurés quasi stables à 13,4 milliards de dirhams.

    Les exportations ont progressé de 5,2% par rapport au premier trimestre 2013. Cette évolution est à mettre sur le compte de la poussée des métiers mondiaux du Maroc dont l’automobile.

    Source: Office des changes

    Le textile enregistre une quasi-stagnation des exportations au premier trimestre 2014 comparativement à la même période de l’année dernière. C’est surtout la chaussure qui a tiré le secteur vers le haut avec une évolution de 10,5%. En revanche, les vêtements de confection et les articles de bonneterie baissent respectivement de 1,5 et 0,6%. Ces deux activités ont pâti de la contraction de la demande extérieure. La récente hausse du smig, dont l’entrée en vigueur est prévue en juillet, pourrait aussi avoir un impact sur ce secteur. Les opérateurs craignent la perte de commandes au profit des pays concurrents comme la Tunisie. Ceci étant, le secteur s’attelle à la concrétisation des mesures prévues dans le plan d’accélération industrielle. Son objectif étant de créer 100.000 emplois d’ici 2020 et de générer 19 milliards de dirhams de PIB additionnels.
    Pour les autres métiers mondiaux du Maroc, l’automobile se détache nettement avec 50,4% de hausse des exportations. L’électronique et l’aéronautique tout autant que l’industrie pharmaceutique sont sur un trend haussier. En tout cas, l’indice de la production industrielle au mois de mars est en hausse de 1,7% pour  la «fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques» et de 0,2% pour la «fabrication d’équipements électriques».

    Le HCP tient compte de l’hypothèse d’une baisse de 3,9% de la valeur ajoutée agricole et
    d’un redressement d’environ 3,4% des activités hors agriculture. Dans ce cas, le rythme de croissance économique nationale devrait reculer, au deuxième trimestre 2014, pour se situer aux environs de 2,3%, en glissement annuel, au lieu de 2,5% au premier trimestre.

    Source: HCP

    Le BTP, qui a enregistré des pertes record d’emplois l’année dernière, soit 50.000 postes, est encore loin des années fastes. L’enquête du Haut commissariat au plan relève une baisse des commandes sur les travaux publics  et une reprise de la construction. L’indicateur clé, la vente du ciment, renvoie à une baisse de 3% au premier trimestre 2014 contre un recul de 20% durant la même période de l’année dernière.  
    Les opérateurs, contactés par L’Economiste, prévoient le même niveau d’activité que l’année dernière. «Dans les travaux publics, ce n’est plus l’euphorie des années précédentes. Il n’y a pas de nouveaux grands projets», soutient Bouchaib Benhamida, président de la Fédération nationale du bâtiment et travaux publiques. Il s’inquiète aussi «des pertes d’emplois qui se poursuivent».
    Dans les travaux publics, la hausse du smig pourrait freiner l’élan de l’activité. Et beaucoup moins pour des activités comme l’immobilier et en particulier l’habitat social et celui destiné à la classe moyenne. Pour ces deux segments, «le prix sortie est fixe quel que soit le coût de production», estime Youssef Iben Mansour, président de la Fédération nationale de promotion immobilière.
    K. M.

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