Entreprises

Phytosanitaires
Syngenta sur la piste de Maroc Vert

Par L'Economiste | Edition N°:4267 Le 02/05/2014 | Partager
Deux domaines d’activité: les semences et la protection agricole
La société revendique 20% des parts de marché des phytosanitaires

Le plan Maroc Vert ouvre des perspectives. Anouar Al Asri, DG de la filiale marocaine de Syngenta, un des leaders mondiaux de la production agrochimique, vante la vitrine que représente un tel plan offrant au secteur une grande visibilité à l’international. «L’Etat a mis en place un plan ambitieux chiffré par culture. Par exemple, pour la betterave, l’on doit arriver à 120.000 ha à terme. Cette année, nous avons planté 55.000 hectares, ce qui est un record. Ces chiffres sont encourageants pour les investisseurs étrangers», précise le DG de Syngenta Maroc.
Un autre projet vient également d’être lancé dans le cadre du plan Maroc Vert. A savoir, le projet Optimis qui vise à accroître le tonnage à l’hectare et améliorer la qualité exportable des produits agricoles. «Nous cultivons aujourd’hui 150 tonnes de tomates par hectare avec 60% de valeur marchande. Tandis qu’un pays comme la Hollande en est à 400 tonnes par hectare avec une valeur marchande de 90%. Nous aimerions doubler les chiffres nationaux et montrer que nous sommes capables de faire aussi bien que les pays européens, en augmentant le tonnage exportable et le tonnage à l’hectare», ajoute Al Asri.
Présent depuis près de 70 ans au Maroc, le groupe est spécialisé dans les produits phytosanitaires, les input agricoles et les semences hybrides. L’entreprise présente actuellement plusieurs gammes. Entre autres, des auxiliaires biologiques ou encore une variété de tournesols hybrides (variété Opéra) pour pallier une offre trop classique.
Syngenta Maroc organise, par ailleurs, plusieurs séances de démonstration et de formation auprès des agriculteurs pour les initier aux dernières techniques (serres dernière génération, lutte contre les semences céréalières néfastes…). Avec un chiffre d’affaires de 330 millions de DH, il détient 20% des parts du marché national.
Pour la première fois, l’entreprise n’est pas présente au Siam.  Invitée à une biennale regroupant les professionnels du secteur d’Afrique et du Moyen-Orient et qui se déroule au même moment au Maroc, Syngenta Maroc a souhaité se rapprocher de grands groupes internationaux (Mc Cain par exemple) pour explorer des possibilités de partenariats. «Le gros problème en Afrique, c’est que nous manquons de production de qualité. Le Kenya, par exemple, n’a pas assez de pommes de terre, le Maroc, pas assez d’huile… Il est donc important d’aller à ce genre de rencontres», explique Al Asri.
Plus d’un milliard de dollars ont été alloués à la recherche par Syngenta en 2012. Soit 9% du chiffre d’affaires du groupe international. De plus, 5.000 chercheurs sont employés, répartis dans 11 centres de recherche multidisciplinaires.
Au niveau du Maroc, le groupe est actuellement en partenariat avec l’université Wageningen, en Hollande, pour la mise en place de serres dernière technologie pour la culture de tomates. Un terrain vient par ailleurs d’être acquis à Agadir pour ce projet. 

Le groupe dans le monde

Parmi les leaders mondiaux de la production et de la commercialisation de produits agrochimiques, le groupe suisse Syngenta enregistre un chiffre d’affaires de 15,4 milliards de dollars. Les pays où le groupe enregistre les plus gros pourcentages de chiffre d’affaires sont les Etats-Unis (24,2%) et le Brésil (17,4%). Dans la région Europe-Afrique-Moyen-Orient, celui-ci représente 21,4% de l’ensemble de l’activité. Le chimiste suisse a pour sérieux concurrents les groupes allemands Bayer et BASF, tous deux présents sur le marché marocain.

Sanaa EDDAÏF

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