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Régions

Forum des médinas à Tanger
L’ héritage s’effrite

Par L'Economiste | Edition N°:4266 Le 30/04/2014 | Partager
Un logement menaçant ruine sur deux est situé en médina
Au-delà de l’état matériel, l’image n’est pas non plus reluisante
Echange de best practices avec des villes du pourtour méditerranéen

La médina de Chaouen fait figure de bon élève en matière de préservation et de restauration, un résultat dû à l’implication de ses habitants

LA santé des médinas du Maroc ne rassure pas. C’est le constat émis lors du troisième forum international des médinas organisé à Tanger par le Réseau méditerranéen des médinas, présidé par Mohamed Sefiani, le maire de Chefchaouen.
Les médinas du Maroc, selon une étude menée en 2012, concentrent «18.600 habitations menaçant ruine à différents stades», affirme Rachid Afirat, gouverneur et directeur du patrimoine à la direction générale des collectivités locales, ce qui constitue 42% du total des habitations menaçant ruine au niveau national. Plus grave encore, 90% des habitations menaçant ruine sont occupées et abritent un peu plus de 42.600 ménages. Les trois quarts de ces habitations se concentrent entre les médinas des villes de Fès, Casablanca, Marrakech, Meknès et Tétouan. Les maisons sont surexploitées et sur-occupées. C’est ce qui explique les effondrements qu’ont connues les médinas des villes de Fès et de Casablanca les dernières années, rappelant l’urgence de ce problème.
Mais les contraintes ne sont pas seulement dues à la vétusté du cadre bâti. «Les médinas connaissent une marginalisation du tissu social original, avec de nouveaux habitants», ajoute Afirat. La relation entre propriétaires et locataires se révèle être assez conflictuelle, mais c’est surtout la perception négative des habitants des médinas qui finit par donner le coup de grâce.
Avant 2000, les actions menées restaient diffuses, ce n’est qu’après que des actions de rattrapage ont commencé à être mises en place. A noter que ce sont 2,4 milliards de DH qui ont été investis dans les médinas entre 2005 et 2013 en matière de sauvegarde. Mais des lacunes subsistent, tel le cas de la faiblesse des capacités d’intervention dans l’urgence.
Le forum a permis aussi de passer en revue les meilleures pratiques et les expériences de plusieurs villes autour du pourtour méditerranéen, mais aussi africaines avec des problématiques différentes.
Ce forum, dont la thématique portait sur les enjeux et opportunités liées au développement durable des médinas, avait pour objectif, selon Sefiani, de mettre en valeur le potentiel en matière de patrimoine du Maroc tout en mettant l’accent sur les efforts déployés en faveur de la valorisation de l’héritage.


 De notre correspondant, Ali ABJIOU

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