×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Evénement

La Banque mondiale met 34 milliards de DH sur la table

Par L'Economiste | Edition N°:4266 Le 30/04/2014 | Partager
Une enveloppe pour financer le nouveau partenariat stratégique
Il se base sur trois piliers
L’implication de la société civile est recommandée

Dans les mises en garde adressées par la Banque mondiale pour le nouveau partenariat stratégique, la question de l’eau revêt une importance particulière. L’institution s’inquiète notamment de la surexploitation des nappes phréatiques.
 

LE conseil d’administration de la Banque mondiale, réuni mardi à Washington, devait valider le nouveau partenariat stratégique avec le Maroc. A l’heure où nous mettions sous presse, cette institution n’avait pas encore tranché pour cause de décalage horaire. En tout cas, le nouveau partenariat stratégique prévoit d’augmenter l’enveloppe financière de soutien potentiel pour le Maroc à 1 milliard de dollars par an durant la période allant de 2014 à 2017, soit 4 milliards de dollars ou près de 34 milliards de DH. Pour la période précédente, le soutien était de 600 millions de dollars par an. Pour Simon Gray, directeur du département Maghreb à la Banque mondiale au Maroc, la préparation de cette nouvelle stratégie a commencé en 2013 par des consultations avec le gouvernement mais aussi différents acteurs de la société civile, y compris dans les zones rurales. Le message fort de la Banque vise l’amélioration de la gouvernance des prestations servies au public. Dans cette opération, il s’agit de renforcer la transparence au niveau des décisions du gouvernement mais aussi des collectivités locales. Cette stratégie s’aligne sur les priorités du gouvernement tout en étant ancrée dans un double objectif : combattre la pauvreté et assurer une prospérité partagée. Reste que la Banque mondiale appelle à accélérer la cadence des réformes et recommande d’impliquer la société civile.
Cette stratégie repose sur trois piliers. D’abord, il s’agit de «promouvoir une croissance concurrentielle et inclusive». L’idée est d’accélérer la croissance économique et d’aider pour qu’elle soit inclusive. Par là, la Banque entend permettre plus d’accès au financement des PME, des TPE et de la micro-finance, avec plus d’opportunités. De même, les règles  commerciales doivent être plus allégées pour permettre au plus grand nombre d’acteurs à participer aux activités économiques. Ensuite, il est impératif de «construire un avenir vert et résiliant». D’ailleurs, Simon Gray considère que «le Maroc est un pays phare dans la mise en place d’une croissance verte». L’idée est de donner la priorité au développement durable pour réduire l’impact négatif sur l’environnement et préserver ainsi les générations futures. Rabat a fait des progrès en matière d’énergies renouvelables. La Banque souhaite que cette approche soit généralisée à d’autres secteurs comme la gestion des déchets solides ou le transport urbain qui devra prendre en compte la lutte contre la pollution. La gestion de l’eau est également concernée. Malgré les progrès du Maroc, la Banque apporte son appui pour  mieux utiliser cette denrée rare dans le secteur agricole, via l’irrigation par le goutte-à-goutte. La Banque mondiale reste tout de même préoccupée par la gestion des ressources des nappes phréatiques.
Enfin, il est nécessaire de «renforcer la gouvernance des institutions» pour une meilleure utilisation des services par tous les citoyens. Dans ce cadre, la Banque mondiale va lancer un grand programme qui concerne le développement local avec un appui aux collectivités locales. L’objectif est d’améliorer les services publics pour tous. Un appui sera également apporté pour donner plus de transparence aux actions du gouvernement. Des domaines seront concernés comme la loi sur le droit d’accès à l’information, le résultat du dialogue national sur la société civile, le système de pétitions des citoyens,…
En plus de ces trois piliers, la Banque mondiale met l’accent sur des aspects transversaux. C’est le cas de l’approche genre où le Maroc a fait des efforts mais dont la mise en œuvre reste un défi. «Nous voulons plus de participation des femmes dans le secteur public mais aussi privé», a indiqué  Simon Gray. L’autre aspect transversal porte sur la promotion des jeunes et leur employabilité.

La SFI pour le privé

LA SFI, filiale de la Banque mondiale, mettra également la main à la poche avec entre 350 à 400 millions de dollars pour le secteur privé au cours des trois prochaines années. L’idée est d’accompagner des banques et de soutenir des entreprises dans divers secteurs comme l’éducation, les énergies renouvelables et le partenariat public privé, a souligné Catherine Gozard, consultante en communication  pour la région Mena de la SFI. Dans cette opération, la SFI favorise les entreprises marocaines ayant une stratégie d’expansion vers les pays d’Afrique subsaharienne.

 

Mohamed CHAOUI

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc