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Culture

Salon du livre de Tanger
«C’est un des événements phares de la région»

Par L'Economiste | Edition N°:4264 Le 28/04/2014 | Partager

Comme tout événement d’envergure internationale, le Salon international de Tanger du livre et des arts impose une logistique bien huilée et une mobilisation d’importantes ressources. Alexandre Pajon, organisateur de ce Salon, revient sur les investissements et l’impact sur la ville de ce rendez-vous annuel

Comme tout événement d’envergure internationale, le Salon international de Tanger du livre et des arts impose une logistique bien huilée et une mobilisation d’importantes ressources. Alexandre Pajon, organisateur de ce Salon, revient sur les investissements et l’impact sur la ville de ce rendez-vous annuel.

- L’Economiste: Pourquoi avoir choisi la thématique «Afriques» cette année?
- Alexandre Pajon: C’est incontestablement un sujet à la mode. Quand j’ai pris mes fonctions à la direction de ce Salon en 2011, j’ai voulu choisir des thématiques fortes. J’ai commencé par le numérique, puis l’éloge de la lenteur et, aujourd’hui, c’est au tour de l’Afrique. Ce Salon souhaite donner la part belle au débat. L’Afrique est un continent pluriel marqué par sa modernité avec un élan économique qui a son propre rapport au temps, sa politique, ses valeurs sociales… Et surtout, il nous a semblé important de se questionner sur le Maroc en tant qu’économie émergente et pays africain.
- Un événement de cette dimension exige une logistique bien huilée…
- Effectivement, c’est un travail de longue haleine. Au niveau de la logistique, tout est préparé à l’avance. Toute l’équipe de l’Institut français (28 personnes) est mobilisée dont 6 à 7 personnes investies tout au long de l’année. L’organisation du Salon nécessite un budget de 180.000 euros en comptant les apports en nature et la contribution des sponsors. Un tiers du budget est assuré par l’Institut français du Maroc et son antenne tangéroise. Le reste provient des sponsors et des mécènes locaux. Le commissaire associé au projet n’est autre que le directeur de l’Institut français. Ce qui réduit de fait les dépenses: cela coûte en moyenne 30.000 euros de faire intervenir quelqu'un de l’extérieur. Nous faisons également appel à des stagiaires rémunérés à 4.000 DH.

- Quel est l’impact du Salon du livre sur l’économie locale?
- La couverture médiatique est très importante, ce qui participe au rayonnement de Tanger. Des journalistes viennent aussi bien du Maroc que de l’étranger et essentiellement de France (TV5, Le Point, L’Express..). Le seul point faible est le peu de présence des médias africains. Notre objectif, dès cette année, est de les attirer car cet événement les concerne. De plus, l’an dernier, le Salon a attiré plus de 15.000 visiteurs en 5 jours. Avec les nouvelles activités que nous organisons hors-les-murs, nous tablons sur plus de 20.000 cette année. Certaines agences créent même des croisières littéraires pendant l’événement. C’est un des événements phares du Nord. Réciproquement, Tanger est une ville très attractive. Plusieurs auteurs ont dit oui immédiatement grâce à son attrait et au concept de ce salon qui est un lieu de vrais débats et non une foire éprouvante.

 

Propos recueillis par Sanaa EDDAÏF

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