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Global Growth Conference
L’Afrique invitée à revoir sa réglementation financière

Par L'Economiste | Edition N°:4264 Le 28/04/2014 | Partager
Développer les marchés financiers pour mener les projets locaux
Nécessité de promouvoir des synergies des groupes bancaires

L'Afrique, terre de toutes les opportunités, doit baser sa stratégie de développement sur un système financier solide. Il en va de la viabilité de la nouvelle vision africaine, qui veut rompre avec la logique d’assistanat, au profit d'une dynamique basée sur les investissements. C'est ce qui ressort des travaux de la Global Growth Conference, organisée par l'institut Amadeus, jeudi et vendredi derniers à Rabat. En effet, le développement des marchés financiers africains est l'un des principaux enjeux de la nouvelle orientation du continent.
Les intervenants ont été unanimes à considérer que les pays du continent doivent revoir leur réglementation financière. L’idée est d’harmoniser les législations relatives à l’exercice de la profession bancaire. Ils ont également prôné la promotion du capital-investissement comme instrument permettant aux investisseurs de réaliser une croissance plus stable par rapport aux fluctuations importantes des marchés financiers. «Aujourd'hui, ces marchés restent étroits, avec une capitalisation estimée entre 20 et 30 milliards de dollars», comme l'a indiqué Gabriel Fal, patron de la Bourse régionale du Sénégal. Néanmoins, les Bourses africaines sont capables de financer les économies locales, a-t-il ajouté. D'ailleurs, «plusieurs investisseurs font confiance dans nos systèmes financiers, conformes aux standards internationaux». La montée en puissance d'un marché financier passe d'abord par le développement des synergies des groupes bancaires, appelés à s'organiser en réseaux, comme l'a noté Paul Derreumaux, PDG de la Bank of Africa. Celui-ci a donné en exemple l'implantation de certaines banques marocaines en Afrique subsaharienne, à l'image de la BMCE devenue principal actionnaire de la Bank of Africa. Il s'agit, selon lui, d'un modèle de groupe solide, proche du public, avec une forte implantation régionale. Selon lui, la formation de consortiums de banques africaines permettra d’atténuer le recours massif aux financements des bailleurs de fonds internationaux. Et d’ajouter que les États doivent inciter ces derniers à associer les banques locales dans les financements des projets. Michel Juvet, responsable à la banque genevoise Bordier & Cie semble surtout compter sur les banques internationales pour financer les projets de la région. Selon lui, la stabilité économique du continent africain attire davantage les capitaux étrangers. D'autant plus que les politiques laxistes mises en place par les pays de la région ne peuvent que susciter l’appétit de ces institutions.

Des Bourses adaptées à la réalité africaine

Les intervenants ont été unanimes à souligner la nécessité d’adapter les places boursières africaines à la réalité de l'économie régionale. Arnaud Liguer Laubhouet, de la banque Edmond de Rotschild, a insisté sur l'importance de développer des solutions adaptées aux marchés africains tout en étant conformes aux standards occidentaux. Il propose  le microcrédit comme solution idoine, notamment face à la faible bancarisation des populations.

H.B.

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