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Culture

«Cosi Fan Tutte» clôt la saison des opéras à Casablanca

Par L'Economiste | Edition N°:4263 Le 25/04/2014 | Partager
En direct du Metropolitan Opera de New York, au cinéma Rif
Une représentation magistrale selon le New York Times

Le dernier opéra de Mozart, «Cosi Fan Tutte» est en représentation ce samedi 26 avril au cinéma Rif de Casablanca

TROIS hommes, trois femmes. Deux couples d’amants et deux manipulateurs… Voilà qui laisse place à un jeu dangereux, un peu du genre du très célèbre «Jeu de l’amour et du hasard» de Marivaux. Un jeu qui a fait l’unanimité lors de la première de «Cosi Fan Tutte», le dernier opéra de Mozart, en 1790. L’œuvre vient clore en beauté la saison des opéras du Metropolitan Opera de New York que le public marocain a pu suivre en direct au cinéma Rif de Casablanca. En effet, quoi de plus approprié pour une clôture qu’un bouffe, le plus comique et animé des genres d’opéra?
Le rideau s’ouvre sur une dispute en tempo andante. Le thème? La fidélité des femmes, ou plutôt l’implacable infidélité de celles-ci…  Pour semer le doute quant à la fidélité des fiancées de ses amis,  Don Alfonso, esprit cynique, propose un jeu pour le moins dangereux. Les deux jeunes hommes amoureux décident de tenter le diable en prétendant un départ à la guerre et en se déguisant pour courtiser leurs amantes. Les deux jeunes femmes ne résistent pas longtemps...
Après le succès de «Don Giovanni» et des «Noces de Figaro», l’empereur Joseph II commande une troisième et dernière collaboration entre Mozart et Lorenzo da Ponte (librettiste italien). L’empereur d’Autriche leur confia le soin de composer et écrire un opéra du genre bouffe pour le prochain carnaval. Le thème de ce prochain opéra fut inspiré d’une anecdote qui a beaucoup fait rire à l’époque: deux officiers de Trieste qui auraient échangé leurs femmes…
Des personnages volages, une musique subtile à l’image du talent d’un Mozart alors à l’apogée de sa gloire et un livret très inspiré d’Arioste, d’Ovide, de Goethe ou encore de Marivaux… le compositeur et l’écrivain se sont pris au jeu de la comédie napolitaine créant là leur 3e chef d’œuvre. Mais que l’on ne se méprenne! Malgré l’apparente légèreté de cet opéra, des questions essentielles et très philosophiques y transparaissent. A savoir une réflexion sur le jeu amoureux, le dialogue entre le corps et l’esprit et les relations hommes-femmes. Bien entendu, et comme dans toute œuvre réussie, aucune clé n’est donnée et c’est au spectateur de se faire son opinion.
Un opéra à aller voir pour passer un bon moment! D’autant plus qu’il est mené par le chef d’orchestre historique du Met, James Levine, qui revient après deux ans d’absence à cause de soucis de santé. Le New York Times encense par ailleurs cette représentation, évoquant une orchestration «vibrante et pleine d’entrain», ainsi qu’une mise en scène «rayonnante et magistrale».


Sanaa EDDAÏF

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