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Accord UE: Paris soutiendra les requêtes de Rabat

Par L'Economiste | Edition N°:4263 Le 25/04/2014 | Partager

Stéphane Le Foll, ministre français de l’Agriculture: «La France est contre toute remise en cause de l’accord agricole signé entre le Maroc et l’Union européenne»

Présent au SIAM, Stéphane Le Foll, ministre français de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, a rassuré son homologue marocain sur le soutien de Paris dans les négociations qui s’ouvrent vendredi à Rabat à la suite des réaménagements des règles douanières européennes.


- L’Economiste: Comment comptez-vous appuyez le Maroc sur le problème posé par le changement des règles d’accès de produits agricoles sur le marché européen?
- Stephane Le Foll: Dans mes entretiens avec mon homologue marocain, nous avons évoqué des sujets se rapportant aux relations avec l’Union européenne. Avec en toile de fond, les difficultés nées du changement attendu des conditions d’accès de certains produits marocains aux marchés de l’Union. Pour la France, l’accord agricole signé entre le Maroc et l’Union européenne ne doit pas être remis en cause. Le problème réside actuellement dans le changement des conditions d’accès et plus précisément le prix d’entrée. Et la France sera représentée aux discussions qui doivent s’ouvrir ce vendredi entre Rabat et Bruxelles.
- Quels résultats faut-il attendre de ces pourparlers?
- Des ajustements à trouver pour garantir l’ouverture aux produits marocains.  C’est à  la Commission que revient la mise en œuvre des nouvelles règles douanières relatives aux prix d’entrée. Nous voulons à ce que le prix spécifique et préférentiel accordé au Maroc soit respecté.

- De nombreux opérateurs français seront impactés par ce changement…
- Oui. Plusieurs entreprises installées à Saint Charles (Perpignan) ont fait part de leur inquiétude face à la perspective de voir les flux des primeurs en provenance du Maroc se réduire.

- Quels sont les objectifs de la convention que vous venez de signer sur la formation agricole?
- L’objectif est stratégique et s’insère dans la coopération que nous sommes en train de renforcer dans l’agro-industrie. L’enseignement agricole  français a le même âge que le ministère éponyme. Tous les deux ont été créés en 1881. C’est dire la  longue expérience que nous voulons partager avec notre partenaire marocain. Un expert sera mis à disposition pendant 3 ans pour accompagner la restructuration du dispositif de l’enseignement  technique et de formation  du Maroc. A cet effet, les résultats sont attendus à moyen terme dans les cultures du tournesol et du colza en termes de production et de transformation.

- L’approche s’insère-t-elle dans la création de partenariats annoncée entre opérateurs marocains et français dans l’agro-industrie?
- Effectivement. C’est le passage à la concrétisation de la politique de co-localisation visant la mise à contribution de la technologie française et du potentiel agricole et agro-industriel de L’Hexagone. Et la convention signée avec la région de Bretagne s’inscrit également dans ce cadre. Elle est surtout axée sur le développement de partenariats commerciaux dans la filière laitière.

 

Propos recueillis par A.G.

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