×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Les Cahiers de l'Émergence

Clémentine de Berkane: Le label paye!

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
Une clémentine labellisée rapporte 1 DH de plus par kilogramme
Manque de coordination au niveau national en matière d’export

Ici, l’une des 16 stations de conditionnement de clémentines qui créent quelque 400.000 journées de travail

La clémentine de Berkane a tous les atouts pour séduire à l'export et consolider le label Maroc et pour répondre à une demande locale et internationale de plus en plus exigeante. Sa production ne cesse d’évoluer grâce aux renouvellements des techniques d’exploitation, l’expansion des superficies agricoles et le savoir-faire des agriculteurs de Trifa (berceau de la clémentine de Berkane).
De plus, les critères d’évaluation de cette clémentine sont répertoriés dans un cahier des charges publié au bulletin officiel (5 août 2010). L'autre avantage et non des moindres dont elle bénéficie, celui de la traçabilité grâce à son Indication géographique protégée (IGP clémentine de Berkane). Et pour répondre à cette requête de labellisation aux normes européennes, la production, la récolte et le conditionnement doivent être réalisés dans les communes de Boughriba, Schouihya, Zegzel, Aghbal, Laâtamna, Fezouane et Madagh. Le fief par excellence d’une clémentine spécifique. De même, ces fruits doivent être issus exclusivement de variétés recommandées: les clones de Berkane et de Nulès. Ce sont les composants qui sont à la base de la clémentine qui doit être sans pépins, à la couleur orange à rougeâtre et à la peau non adhérente. Des clones qui sont par ailleurs exigeants en matière de sol, climat et eau d’irrigation. C’est ce qui fait le label qualité d’un fruit juteux et sans pépins. Le pourcentage de jus avoisine les 50% du poids de l’agrume. Un label qui prend en considération tout le processus de production, de récolte et de conditionnement, et qui exige de préserver la biodiversité du terroir.
La clémentine est aussi considérée comme produit à forte valeur ajoutée. Cela a permis l’exportation de quelque 54.000 tonnes pour la saison en cours, en chute toutefois par rapport à 2011 avec 75.000 tonnes exportées. L’enjeu est toujours de taille car il s'agit d'un DH de gain supplémentaire pour chaque kg. Les causes de ce recul sont multiples, expliquent les exportateurs de la région qui pointent du doigt le manque de coordination au niveau national en matière d’export. Ils suggèrent que ce secteur obéisse à une réglementation qui protège la qualité et la notoriété du produit national.
La clémentine assure gros en matière d'emploi. Les 16 stations de conditionnement créent quelque 400.000 journées de travail. Et les champs de production assurent 1,6 million de journées de travail. Quant aux revenus bruts annuels, ils peuvent facilement pulvériser la barre des 500 millions de DH par an dont 300 millions de DH en devises, explique  Yahia Ghoumari, responsable du service de la production agricole à l’Ormvam. La valorisation du produit pourrait être dopée par le programme de rajeunissement des vergers.  Sauf que sur les 19.000 ha de vergers concernés par les nouvelles plantations, seuls 7.000 ha ont été traités.

La débâcle russe

En dépit de la forte production de la clémentine au niveau du périmètre irrigué de la Moulouya (162.000 t contre 154 000 t en 2012-2013), les exportations ont enregistré une fâcheuse régression par rapport aux deux dernières années. De 75.000 tonnes en 2011/2012 à 60 000 tonnes en 2012/2013 puis 54.000 tonnes pour cette année. Les professionnels du secteur pointent du doigt les exportateurs de clémentine du Souss-Massa-Draâ. Ils avancent qu’ils ont inondé les marchés russe et européen de clémentines précoces (petits calibres et moins juteuses). Une conséquence qui s’est avérée néfaste sur les ventes de la clémentine. A cela s’ajoutent la dévaluation du rouble sur le marché russe et les pluies tardives pour la saison en cours.

Ali KHARROUBI 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc