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Les Cahiers de l'Émergence

Huile d’olive extra-vierge
«Le Maroc doit s’inspirer de l’Espagne et la Grèce»

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
Il faut doper la consommation nationale et s'illustrer sur les marchés étrangers
Contrôler la production, encourager la promotion… aussi

Pour Noureddine Ouazzani, directeur Agropole olivier,  «il est inadmissible qu’on propose encore aux consommateurs marocains des huiles d’olive impropres à la consommation. Les normes de qualité en vigueur au niveau national et international doivent absolument être respectées»

Le développement du secteur oléicole marocain en fait un des secteurs les plus dynamiques du pays. Une croissance dans laquelle il y a eu une forte implication du privé au niveau de certaines régions comme Meknès où les opérateurs se sont mobilisés pour la modernisation de leur industrie, l’augmentation de la capacité de trituration et de stockage, l’amélioration de la qualité et l’emballage du produit ou encore la création de fermes oléicoles pilotes sur de nouvelles bases techniques. Décryptage.
 - L’Economiste: Quelle leçon pouvons-nous tirer de l'ascension de la filière oléicole?
- Noureddine Ouazzani: La filière oléicole a profité d’un véritable dynamisme appuyée en cela par des subventions accordées dans le cadre du PNO/Fodep et le lancement du premier appel d’offres de projets de partenariat privé-Etat et ce depuis 2007. En effet, la superficie oléicole s’est amplifiée avec le plan Maroc Vert qui a fait de l'olivier une de ses priorités. La filière a également bénéficié du programme américain Millenium Challenge avec la plantation d’oliviers sur 1 million d’hectares. D’autres efforts doivent encore être déployés pour l’extension de cette superficie en particulier dans les régions qui présentent des atouts pédoclimatiques et grandes capacités de transformation et de traitements des sous-produits de l’olivier, l’amélioration de la production et surtout l’augmentation de la consommation locale et la promotion du produit huile d’olive au niveau national et international.
- Quelles sont les véritables contraintes que connaît cette filière?
- On ne peut plus accepter la production d’huile d’olive marocaine dans des conditions traditionnelles et sa commercialisation en vrac. C’est inadmissible qu’on propose encore aux consommateurs marocains des huiles d’olive impropres à la consommation. Les normes de qualité en vigueur au niveau national et international doivent être respectées. Cela exige de la part des producteurs un professionnalisme sans faille aussi bien au niveau de la récolte, de la trituration, du stockage que du conditionnement. L’autre contrainte est celle de la compétitivité de l’huile d’olive marocaine au niveau du marché international. En fait, les principaux pays oléicoles concurrents du Maroc bénéficient de subventions nettement plus importantes que les producteurs nationaux. Si on prend le cas de l’Espagne, la subvention est de l’ordre de 1,20 euro/kg d’huile d’olive et le coût de production au Maroc est de l’ordre de 15-18 DH/kg d’huile (base de calcul 2,5-3 DH le kg d’olives).
- Peut-on comprendre que les producteurs marocains veulent s’aligner sur les subventions octroyées dans les autres pays?
- Les enjeux actuels pour une oléiculture rentable et de qualité exigent des producteurs, Etat et tous les opérateurs du secteur oléicole de porter leurs efforts aussi sur la stimulation de la consommation de l’huile d’olive sur le marché local et la création de la demande de l’huile d’olive marocaine de qualité sur les marchés internationaux traditionnels et émergents avec une approche intégrée «Production de l’huile d’olive de qualité-commercialisation». La consommation locale est encore très modeste, environ 2 kg/habitant/an, en comparaison par rapport à d’autres pays où on enregistre 20 kg/habitant pour la Grèce, 13 kg/habitant pour l’Italie et 13 kg/habitant pour l’Espagne. Ces pays ont mobilisé des moyens financiers énormes pour la promotion et le marketing de leur produit huile d’olive à travers une forte organisation professionnelle (coopératives, interprofession et grands groupes/sociétés de commercialisation de l’huile). Ils ont aussi des manifestations de promotion de l’huile d’olive (Festival et fête de l’olivier, Musée, Gastronomie, exposition pour les enfants, etc.).


 Propos recueillis par Y. S. A. 

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