×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Les Cahiers de l'Émergence

Huile d’olive
Le Maroc doit se débarrasser de ses Mâasras

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
Les anciennes pratiques rendent le produit impropre à la consommation
Le zéro défaut, unique moyen de franchir les barrières qualitatives à l'export
Chine, USA, Inde, UE... la demande de l'extra-vierge en croissance continue

MAUVAISE pratique de production, grand déficit de stockage selon les normes de qualité, conditionnement… sont

Une fois produite, l’huile ne doit jamais entrer en contact avec l’air pour éviter son oxydation, la fermentation ainsi que les réactions biochimiques et chimiques qui peuvent l’altérer. Malheureusement, ces conditions ne sont pas respectées dans les «Mâasras» qui sont de véritables bombes à bactéries

autant de maux qui nuisent à l’image de l’huile d’olive marocaine. Une réputation encore plus entachée par le manque d'hygiène patent des unités de trituration traditionnelles
L’enjeu pour la filière oléicole, qui se fraye déjà un chemin à l'international grâce à une poignée de bons élèves, est de taille. Il l'est tout autant dans le cadre du plan Maroc Vert qui lui consacre plusieurs axes dans ses piliers. Plantation, production, commercialisation… l’intervention touche plusieurs niveaux afin d'atteindre des normes de qualité internationales. Un travail qui démarre bien en amont, en fait, depuis la culture même. «Il faut démarrer la cueillette avec le plus grand soin», explique Abdelkrim Adi, chef du département des infrastructures techniques à l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), relevant du ministère de l’Agriculture. Selon lui, «il ne faut pas blesser l’olive, la traiter avec douceur afin de préserver sa qualité nutritionnelle». Une fois produite, l'huile ne doit jamais entrer en contact avec l’air pour éviter son oxydation. Pour cela, des outils performants sont vivement sollicités. Ce dispositif évite la fermentation ainsi que les réactions biochimiques et chimiques qui peuvent altérer l’huile d’olive.
Malheureusement, ces conditions ne sont pas respectées dans les «Mâasras» traditionnelles. Ici, le filtre artisanal du pressoir, appelé «Chouami», ne peut éviter une contamination avec des bactéries. «Les résidus des triturations précédentes font que cette huile est impropre à la consommation», souligne Adi. Toutefois, beaucoup de Marocains, dont les habitudes culinaires n’ont pas changé, la consomment.
C'est la raison pour laquelle Noureddine Ouazzani, responsable de l’Agropole olivier de Meknès, réclame une stratégie

Pour réussir ce challenge, le Plan Maroc Vert prévoit quelque 510 projets intégrés pour l’amélioration de la productivité et de la qualité, ainsi que la mise en place de deux oléopôles pour le renforcement de la recherche au niveau de Marrakech et Meknès

pour un «Maroc sans unités de trituration traditionnelles et semi-modernes». «C’est de cette manière que l’on pourra protéger le consommateur marocain et l’environnement des huiles impropres à la consommation», indique-t-il. L’amélioration de la qualité de l’huile d’olive est devenue un défi et une priorité nationale pour la filière, en particulier à cause de la concurrence acharnée entre les pays producteurs, les barrières qualitatives pour les exportations (cas des normes imposés par le marché américain et par les normes européennes). La demande de l’huile d’olive de qualité extra-vierge est en croissance continue, l’exigence de la qualité supérieure pour un bon positionnement sur des marchés porteurs (USA, Chine, Inde et UE), et les normes de qualité et de composition strictes régies par le Conseil oléicole international, ne sont pas en reste. Pour Ouazzani, un grand travail de communication est nécessaire pour la promotion générique de l’huile d’olive de qualité pour tout l’intérêt nutritionnel et ses bienfaits sur la santé.

5% du PIB agricole!

LA filière oléicole contribue à hauteur de 5% au PIB agricole national. S’étendant sur une superficie de 784.000 hectares, les exploitations nationales totalisent une production de l’ordre de 1.500.000 tonnes d’olives. Le pays produit également 160.000 tonnes d’huile d’olive et 90.000 tonnes d’olives de table.
En termes d’exportations, 17.000 tonnes d’huile d’olive et 64.000 tonnes d’olives de table se retrouvent sur les marchés internationaux. Les principales régions de productions couvrent presque la totalité du territoire national, l’exception de la bande côtière Atlantique. La principale variété produite sont la «picholine marocaine» à hauteur de 96% des plantations. Mais on retrouve également d’autres variétés comme celle de Picholine de Languedoc, Manzanille, Picual, Hojiblanca, Arbequine, Ascolana Dura, Frontoio, Gordal, etc.

Y. S. A.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc