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Les Cahiers de l'Émergence

Les nouvelles recettes concoctées par l’INRA

Par L'Economiste | Edition N°:4262 Le 24/04/2014 | Partager
Un programme de recherche en biotechnologie pour créer des variétés
73.000 souches bourgeonnantes de palmier dattier résistantes au bayoud déjà produites
L’utilisation du semoir de semis direct bientôt généralisée

Source: INRA 
L’INRA a déjà réussi à inscrire au catalogue officiel 47 nouvelles variétés de différentes filières. Pour accélérer la cadence, l’institut a préparé un programme de recherche en biotechnologie qui lui permettra de créer des variétés en moins de 12 ans

Placée au cœur du plan Maroc Vert, la recherche et développement (R&D) est essentielle pour un secteur qui représente 16% du PIB. Elle est nécessaire pour faire face au changement climatique et à l’augmentation de la demande de produits agricoles. C’est ainsi que l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) a placé la création variétale au cœur de sa stratégie en dépit de la complexité du processus. Car, il faut compter au moins 15 ans pour la phase de développement de nouvelles variétés et 5 ans pour leur inscription au catalogue officiel. Entre 2009 et 2012, l’INRA a réussi à inscrire au catalogue officiel pas moins de 27 nouvelles variétés de différentes filières, notamment oléicole et céréalière.
Si la création variétale nécessite des efforts de longue haleine, l’INRA s’est engagé à accélérer la cadence. C’est ainsi qu’un programme de recherche en biotechnologie a été mis en place pour limiter le processus de développement de nouvelles variétés à 12 ans. Riad Balaghi, chef du département de l’environnement et des ressources naturelles à l’INRA, se réjouit de ce programme qui a déjà favorisé la production de vignes indemnes de virus et la multiplication de la production arganière. Mieux encore, «la biotechnologie a permis à l’INRA de créer des variétés de blé tendre de bonne qualité boulangère et résistantes à la sécheresse et aux maladies, telles que «Kharoba» et «HI 50».
A l’Institut, la R&D ne se limite pas à la création variétale, mais s’étend au développement de nouvelles méthodes de lutte contre les maladies et ce, dans le respect de l’environnement et de la santé des animaux et des êtres humains.
Les travaux menés par les chercheurs concernent surtout la filière céréalière qui constitue un axe stratégique du plan Maroc Vert. Cela s’explique en fait par la faible production moyenne des céréales. Celle-ci ne dépasse pas 6 millions de tonnes, ne répondant ainsi qu’à 62% de la demande intérieure.
D’autant plus que certaines pathologies comme les rouilles jaune et brune et les septorioses occasionnent des pertes en rendement de près de 20% sur le blé tendre et de 10% sur le blé dur. D’où la mise en place du programme national de prévention et de lutte contre la rouille jaune des blés.
La filière phoenicole n’échappe pas aux travaux de recherche de l’INRA, qui a réussi à livrer pas moins de 73.000 souches bourgeonnantes de palmier dattier résistantes à la maladie du bayoud. Parallèlement, l’INRA a opté pour un nouveau mode de culture, qui vise à promouvoir des systèmes agricoles durables, rentables et à faible impact environnemental. Il s’agit du semoir de semis direct qui favorise l’émergence d’une agriculture dite «intelligente». Selon le responsable de l’INRA, cette technologie a contribué à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre tout en favorisant la hausse de la production agricole en conditions climatiques difficiles.
«Cette technologie connaît déjà un grand succès chez les petits agriculteurs marocains qui l’ont déjà testée», a-t-il affirmé. L’INRA compte généraliser son utilisation. En effet, les modalités d’extension de cette technologie sont en cours de définition, est-il indiqué. Pour promouvoir l’utilisation de ce type de semoir, l’Etat prend en charge jusqu’à 50% de son prix d’acquisition avec un plafond de 90.000 DH. A long terme, «l’objectif est de développer une industrie locale de fabrication des semoirs adaptés aux conditions régionales et à prix abordables», a affirmé Riad Balaghi.

La race «INRA180»

L’INRA a également son mot à dire dans le domaine des ovins. Ses responsables se réjouissent de la création d’une nouvelle race ovine baptisée «INRA180». «En plus d’enrichir le patrimoine génétique ovin du Maroc, ce nouveau produit représente un grand intérêt zootechnique et économique», a souligné Riad Balaghi. En effet, la race INRA180 est prolifique, dessaisonnée et peut s’adapter à différentes zones du pays.

Hajar BENEZHA

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