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Competences & rh

Etudes supérieures
Pensez à parfaire vos langues étrangères

Par L'Economiste | Edition N°:4261 Le 23/04/2014 | Partager
n Une condition sine qua non pour réussir son cursus
Centres de langues: 800 à 1.200 DH le module de 30 heures

Lire des livres ou des articles en français ou en anglais, regarder des films en version originale, utiliser des applications mobiles… peuvent aussi être utiles. Le tout est de bien s’organiser

Le bac en poche, de nombreuses possibilités s’offrent aux élèves. Mais  difficile d’accéder à des établissements réputés ou de réussir son cursus sans justifier d’une bonne maîtrise de la langue française. Surtout pour les disciplines scientifiques, l’économie ou le management, enseignés en français. Certaines écoles exigent même un niveau correct en anglais. Malheureusement, les lauréats de l’enseignement public traînent de graves lacunes dans le domaine. Du coup, beaucoup finissent par abandonner leurs études supérieures au bout de un ou de deux ans (jusqu’à 40% selon le ministère de l’Enseignement supérieur). Le problème préoccupe la tutelle. Le ministère de l’Enseignement supérieur travaille, depuis maintenant un an et demi, sur une réforme destinée à offrir un soutien en langue française aux étudiants. Elle prévoit l’introduction, progressive, d’un test de langue à l’entrée de l’université, permettant d’évaluer le niveau des étudiants, pour in fine leur offrir un accompagnement adapté. La tâche n’est pas des moindres, puisqu’il faudra plus de moyens humains et financiers afin d’y parvenir. Le département de Lahcen Daoudi est également en train de mettre en place une commission mixte avec le ministère de l’Education nationale en vue de se pencher sur la question de la qualité de l’apprentissage de la langue de Molière dès le primaire.
En attendant la réforme, les étudiants n’ont d’autre choix que de compter sur eux-mêmes. D’autant plus que même pour intégrer le monde de l’entreprise, notamment les multinationales, les langues étrangères sont un atout incontournable.
Il existe actuellement une multitude de centres de langues privés, en plus des instituts relevant des missions étrangères. «Nous sommes fournisseurs en ressources documentaires de la plupart des opérateurs du secteur. Nous comptons actuellement une centaine de partenaires, dont 45% au niveau de Casablanca», relève Zineb Mekkaoui, linguiste au centre Calliope à Casablanca, qui a lancé il y a quelques années la première bibliothèque linguistique du Maroc. L’offre de formation est donc multiple, même si certains professionnels la jugent encore insuffisante. Les tarifs vont de 800 à 1.200 DH le module de 30 heures. Les instituts des missions étrangères sont les plus prisés. Ils sont aujourd’hui, pour la plupart, débordés. Certains ont des classes allant jusqu’à 26 stagiaires, alors que la norme est de 10 au grand maximum. 
«Les méthodes utilisées s’orientent plus vers des mises en situation. L’on commence d’abord par apprendre des phases toutes faites pour ensuite les utiliser dans des conversations et se lancer dans des conjugaisons. L’apprentissage est donc plus rapide», explique Khalil Mgharfaoui, linguiste, professeur universitaire, directeur du centre Pluriel à Casablanca. Les spécialistes se basent ainsi sur des «approches communicatives». Avec les multimédias, les possibilités sont énormes.
«Généralement, nous conseillons aux parents d’inscrire leurs enfants dès leur jeune âge. Ceux qui commencent à 4 ou 5 ans arrivent facilement à assimiler de nouvelles langues et partent ainsi sur de bonnes bases», insiste Zineb Mekkaoui. Vous l’aurez compris, plus vous avancez dans l’âge, plus il est difficile d’apprendre. Mais pas de panique, il n’est jamais trop tard pour bien faire.  «Nous n’avons pas de baguette magique, le candidat doit aimer la langue qu’il souhaite apprendre et être motivé. De notre côté, nous choisissons des thématiques de cours accrocheuses», souligne Mekkaoui. L’effort personnel est donc crucial.


Ahlam NAZIH

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