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Competences & rh

Classes préparatoires: «La voie royale»!

Par L'Economiste | Edition N°:4261 Le 23/04/2014 | Partager
Les candidatures seront ouvertes incessamment
En 2013, seuls 5% des candidats ont pu décrocher une place
87% ont réussi le bac avec une mention «Bien» ou «Très bien»

Faire partie des meilleurs pour ensuite intégrer le cercle fermé des élites, c’est le rêve de beaucoup de jeunes élèves.

Seul le quart des candidats s’inscrit dans les classes prépas du privé. Généralement, les élèves s’y orientent faute de place disponible dans les CPGE publiques. Quelque 45 établissements privés sont autorisés à proposer des classes prépas au Maroc. Les conditions d’accès dépendent des écoles, mais beaucoup imposent des entretiens oraux.  Les programmes offerts dans pratiquement les mêmes que dans le public

Pour y arriver, nombreux sont ceux qui tentent leurs chances dans les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), que les conseillers en orientation scolaire appellent «la voie royale». Mais pour y accéder, il faut être un vrai «fighter». «Ceux qui sont fragiles ou qui ont des problèmes de santé feraient mieux de s’abstenir», relève Hamid Fekkak, inspecteur/conseiller principal en orientation scolaire.
En effet, les deux années à passer dans les classes prépas demandent beaucoup d’endurance. «Même les vacances doivent être exploitées afin de se mettre à jour ou de combler ses lacunes. Par ailleurs, les élèves ne doivent rater aucun cours, sinon ils risquent de cumuler les retards», conseille Ahmed Zaaraoui, directeur du lycée Moulay Youssef, qui abrite l’un des plus prestigieux centres de CPGE au Maroc. Ses élèves réussissent chaque année à réaliser les meilleures performances dans les concours des grandes écoles françaises.
A titre d’exemple, en 2012, sur les 15 candidats retenus à l’Ecole Polytechnique (X), 12 étaient des lauréats de Moulay Youssef. De nombreuses personnalités et cadres sont sortis des classes prépas de cet établissement, dont la princesse Lalla Salma. 
Cela fait rêver, mais accéder aux CPGE n’est pas chose aisée. Sur les 102.372 élèves ayant présenté leur candidature en 2013, seuls 5.359 ont pu s’inscrire en première année, soit un taux d’acceptation d’à peine 5%. Même si la moyenne exigée (assez bien) n’est pas très importante (aucune pour les séries techniques industrielles et les sciences maths), les profils retenus font partie des plus doués. Sur les 3.951 élèves inscrits dans les CPGE publiques en 2013-2014, quelque 45,7% ont obtenu leur baccalauréat avec une mention «Bien», 41,4% avec une mention «Très bien» et 2,3% avec une mention «Excellent». Il faut donc déjà justifier d’une bonne note au bac en vue de maximiser ses chances d’être accepté. Néanmoins, la procédure de sélection prend en compte plusieurs critères.
Pour commencer, les élèves intéressés doivent s’inscrire sur le site des CPGE (www.cpge.ac.ma). «Les candidatures sont généralement ouvertes entre fin avril et début mai. La date est fixée par une note ministérielle», précise Youssef El Azhari, directeur du Centre national d’innovation pédagogique et d’expérimentation (CNIP). Elles seront donc lancées dans les prochains jours. Les candidats doivent également télécharger un dossier à remplir et à légaliser auprès des autorités locales, et à transmettre à la direction de leur établissement. Ce dernier transmet ensuite le document à l’Aref (Académie régionale de l’éducation et de la formation) dont il relève. Les élèves sont ensuite classés en fonction d’une note attribuée sur la base de plusieurs critères. «Il existe une formule avec des coefficients prenant en compte plusieurs notes, dont celles de l’examen régional de français et d’arabe, de l’examen national en mathématiques, physique et anglais, la note de passage de la 1re à la 2e année du bac et celle du conseil de classe», explique Zaaraoui. Le redoublement durant les deux années du bac est également pris en compte. Les candidats ayant obtenu les meilleures notes sont ceux qui décrochent leur place.

«MP Etoile», la crème de la crème

L’accès à la première année ne garantit pas un passage automatique à la deuxième. La décision reste entre les mains du conseil de classe qui après examen des dossiers fixe la liste des admis à la 2e année. En général, plus de 90% des élèves passent ce cap. En 2012-2013, la moyenne de passage s’est située à 96,9%. Le redoublement à la 1re année est éliminatoire. En deuxième année, il est autorisé, mais au cas par cas.
Quelques happy few peuvent accéder à des classes prépas de prestige appelés les «MP Etoile» (en maths/physique). Il en existe actuellement deux au Maroc: Au lycée Moulay Youssef de Rabat et au lycée Moulay Idriss de Fès. «Il s’agit d’une cote obtenue en fonction des résultats réalisés dans les concours français. Nous n’y prenons que la crème de la crème», précise Ahmed Zaaraoui. L’établissement de Rabat n’offre qu’une trentaine de places, dont la moitié sont dédiés à des postulants de tout le Maroc. Les heureux élus bénéficient d’un accompagnement particulier, avec un programme plus approfondi. 
Les élèves des CPGE suivent en moyenne 32 heures de cours par semaine (dans des classes de 28 à 36 places), avec des travaux d’initiative encadrés, des heures de colles, travaux en laboratoire, etc. Ils peuvent choisir entre plusieurs filières dans trois grands domaines: scientifiques et technologiques, économiques et commerciales et littéraires. La filière PCSI (Physique chimie et sciences de l’ingénieur) est celle qui reçoit le plus de demandes d’accès. En 2013, elle a reçu 30.401 candidatures, suivie de la filière ECT (Economie et commerce, option technologique) avec 20.066 demandes.
A l’issue de leur formation en classes prépas, les élèves peuvent se présenter au Concours national commun d’admission

L’offre des CPGE est de 496 classes, dont 233 dans le public et 263 dans le privé

aux grandes écoles d’ingénieurs marocaines ou assimilées (CNC), soit quelque 15 écoles et instituts parmi les plus prestigieux. Ils peuvent aussi postuler pour le Concours national d’accès aux écoles de management (Cnaem), notamment le réseau des ENCG (Ecoles nationales de commerce et de gestion), ainsi que pour les concours d’accès aux grandes écoles françaises (ENS, Ecole Polytechnique, Mines Ponts, Centrale-Supélec,…).

Des bourses pour les plus méritants

Ceux qui réussissent les concours français peuvent décrocher une bourse de mérite de 5.000 DH (sur 10 mois), en plus de 6.000 DH pour les frais d’inscription.
Le budget dédié est de près de 32 millions de DH. En 2013, quelque 239 bourses marocaines ont été distribuées en plus de 43 bourses d’excellence accordées par le gouvernement français.

Ahlam NAZIH

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