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Competences & rh

Orientation scolaire
Le primaire dès la rentrée prochaine!

Par L'Economiste | Edition N°:4261 Le 23/04/2014 | Partager
Le «guide du projet personnel» sera également généralisé
Plan d’urgence: peu de réalisations sur le terrain
Un conseiller pour 57 classes!

Ils sont actuellement quelque 953 cadres de l’orientation scolaire, dont 515 conseillers sur le terrain et 441 inspecteurs (qui s’occupent de la coordination de l’orientation). L’effectif est évidemment très réduit par rapport au besoin, mais il existe aussi des disparités régionales. Les régions du Sud, par exemple, sont les moins bien lotiesvue

PEU de choses ont changé dans le système d’orientation scolaire ces dernières années.
Le plan d’urgence 2009-2012 a, certes, prévu plusieurs mesures destinées à reformer cette activité, mais sur le terrain, il n’y a pas vraiment eu d’amélioration. «Nous n’avons pas assisté à une grande évolution. Le déficit en matière de conseillers en orientation est par exemple toujours aussi criant», relève Hamid Fekkak, inspecteur/conseiller principal en orientation scolaire, président de l’Association marocaine de l’information et de l’orientation scolaire, universitaire et professionnelle. Avant 2009, la moyenne d’élèves par conseiller était de 1.200.
Aujourd’hui, l’offre n’a pas beaucoup progressé. La situation s’est même dégradée avec la hausse des taux de scolarisation. Il existe, selon le ministère de l’Education nationale, un conseiller pour 57 classes. Si l’on prend une moyenne de 30 élèves par classe, cela fait un conseiller pour 1.710 élèves. Chacun a, par ailleurs, l’équivalent de 2,2 établissements à sa charge.
«Nous essayons de répondre au besoin en la matière d’une année à l’autre, mais ce n’est pas toujours possible. Malheureusement, il existe aussi des disparités entre les différentes régions et provinces», confie Mohamed Sassi, directeur des examens, de l’évaluation et de l’orientation au ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle.
Le plan d’urgence s’était fixé comme objectif d’introduire une nouvelle approche basée non seulement sur l’information, comme ce fut le cas auparavant, mais également sur l’orientation. «A travers l’orientation, il est possible d’aider l’élève à construire son projet vocationnel et professionnel en fonction de ses aptitudes, et de le doter des outils lui facilitant la prise de décision», explique Fekkak. Les conseillers essaient donc de déceler la vocation de l’élève, de cerner ses potentialités et de l’aider à choisir la meilleure voie pour atteindre son objectif de carrière. Sauf qu’avec des effectifs réduits, difficile d’offrir un service individualisé. C’est l’orientation de masse qui s’impose toujours. Pour assurer ce nouveau rôle, la formation des conseillers doit également être revue. La réforme des curricula est déjà en cours selon la tutelle.
Afin de rompre avec l’orientation «occasionnelle», opérée une à deux fois par an au collège et au lycée, des Centres régionaux d’information et d’aide à l’orientation (Criao) ont été lancés. Il en existe actuellement 13.
A terme, toutes les régions seront couvertes. Néanmoins, les Criao ne sont pas tous opérationnels. Certains se contentent pour l’heure de distribuer des documents aux élèves.
Un «guide du projet personnel» a, par ailleurs, été développé. Il sera enfin généralisé dès la prochaine rentrée.
Le ministère prévoit aussi plus de coordination et d’actions communes avec le département de la Formation professionnelle. «Nous venons de lancer une note conjointe avec des mesures en faveur de l’orientation des élèves. C’est une première», annonce Sassi.
La formation professionnelle fera ainsi partie des options proposées aux élèves, «sans préjugés». «Ils doivent savoir qu’il est possible de suivre un apprentissage pratique. Souvent, ceux qui ne se retrouvent pas dans le pur scolaire finissent par quitter l’école sans être certifiés, ce qui est dommage», insiste Sassi.
Autre nouveauté, les sessions de sensibilisation démarreront au primaire, dès la prochaine rentrée. L’orientation précoce a d’ailleurs toujours été préconisée par les spécialistes du domaine. En effet, plus tôt l’élève définira son projet de carrière, mieux il choisira son cursus. Les études deviennent donc un outil pour atteindre un objectif précis et ont ainsi tout leur sens à ses yeux. Mais vu le déficit en spécialistes de l’orientation, il revient aux parents de sensibiliser très tôt leurs enfants.
A l’université, il existe des centres baptisés «Irchad Attalib», quelque 13 au total. Mais ils ne sont pas connus de tous les étudiants.
Les choses avancent lentement. Mais tout dépendra des ressources qui seront mises à la disposition du secteur.

Les conseillers se mettent à l’heure du 2.0

AVEC toutes les possibilités d’Internet, le rôle «informatif» des conseillers en orientation devient plus ou moins obsolète. Aujourd’hui, les écoles et universités disposent de sites comprenant toute leur offre de formation.
«Nous avons dû suivre le changement. Plusieurs collègues ont ainsi lancé leur propre site d’information. D’autres envoient des SMS aux élèves», relève Hamid Fekkak. Ils investissent aussi les réseaux sociaux, en créant, par exemple, des groupes par établissement sur Facebook.

Ahlam NAZIH

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