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Analyse

La fièvre du foncier plombe la station balnéaire

Par L'Economiste | Edition N°:4261 Le 23/04/2014 | Partager
L’avidité des promoteurs immobiliers se propage au port
Veto du maire qui cherche à protéger le poumon économique de la ville
Des milliers d’emplois en péril

Le foncier du port de pêche d’Agadir est aujourd’hui très convoité. Des élus veulent y implanter une nouvelle marina. Mais la commune urbaine comme les Gadiris ne sont pas du tout d’accord à ce sujet. Le projet suscite même une montée au créneau des marins et acteurs économiques de l’enceinte portuaire

«CES dernières années, les seuls grands projets structurants qui ont bien abouti à Agadir, ce sont la promenade du front de mer et la marina!». Au moment où Tanger, Casablanca, Marrakech, Rabat, Salé et Tétouan se distinguent par le lancement de grands programmes structurants, c’est en ces termes que les professionnels dressent le bilan des réalisations dans la station balnéaire ces dix dernières années.
Le rythme des chantiers, trop lent, suscite aussi de nombreuses interrogations. Quand certains rappellent le retard du dossier d’aménagement d’un jardin botanique dans l’ancien quartier Talborjt, d’autres insistent, entre autres, sur la lenteur de la mise à niveau des piémonts. Les élus locaux s’en défendent et essaient de montrer la moitié pleine du verre:  la mise à niveau des quartiers sous-équipés, l’aménagement des espaces verts et des carrefours giratoires pour une circulation fluide... Ils rappellent aussi le vaste programme lancé pour équiper tous les quartiers de terrains de sports et d’espaces de jeux.
Selon eux, presque tous les quartiers de la commune disposent aujourd’hui d’un centre culturel pouvant accueillir toute sorte d’événement. Mais ces investissements en termes d’infrastructures ne font pas aujourd’hui d’Agadir une ville plus vivante et plus animée. En dehors des événements ponctuels comme le festival Timitar et le concert de la Tolérance, la ville continue de souffrir d’un vide culturel patent. Loin de ces préoccupations, les acteurs publics et privés de la ville se sont plutôt investis dans le développement urbain de la cité à travers l’aménagement de nouveaux quartiers tels que Hay Mohammadi, Anza Oulaya ou encore les nouveaux lotissements de la localité de Bensergao. Mais Agadir continue aujourd’hui à offrir une image fragmentée suite à son développement dans tous les sens sans vision globale. De fait, la station balnéaire, qui constituait un modèle architectural à travers les premières étapes de sa reconstruction suite au séisme de 1960, est devenue une juxtaposition de quartiers parfois sans connexion directe. Sans infrastructures éducatives et sanitaires suffisantes, les nouveaux quartiers ressemblent beaucoup à des cités dortoirs fortement bétonnées sans centres de vie. A l’origine, une course au foncier au-delà de toute stratégie intégrée et globale du développement socioéconomique. Et voilà qu’aujourd’hui, cette fièvre du foncier persiste. Des élus de la région ont pour ambition de «bétonner» l’ancien port d’Agadir. Ils veulent y implanter une nouvelle marina. Niet, répond le maire Tarik Kabbage à ce dossier qui suscite même une montée au créneau des acteurs économiques du port. Normal, le site, considéré comme un des poumons économiques de la ville, représente plusieurs milliers d’emplois et son rayonnement dépasse nos frontières. Au-delà, il est temps d’effectuer une rupture avec le passé, en adoptant une démarche concertée de développement intégré et un aménagement spatial cohérent.

Patrimoine à préserver

DEPUIS dix ans, les élus de la ville d’Agadir parlent de classement des bâtiments de la première étape de la reconstruction et de préparation de dossiers pour une reconnaissance de ces monuments par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité. Mais les années passent et rien n’est fait pour protéger la mémoire collective d’Agadir. Certes, un zoning de protection a été établi. Les bâtiments qui se trouvent dans la zone en question vont, selon les élus, être classés et aucune modification ne peut être apportée aux édifices concernés, surtout à leur façade. Mais depuis plus rien à ce sujet. A travers le centre-ville sur les avenues des FAR, Hassan II et Moulay Abdallah, des bâtiments à l’abandon, des places et des espaces mal agencés offrent une image de vétusté d’Agadir. Dommage, car le développement urbain c’est aussi valoriser l’existant. Et cela est l’affaire de tous. Institutionnels, élus et acteurs économiques sont concernés.

Malika ALAMI

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