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    Politique Internationale

    Algérie: Benflis ne lâche pas prise

    Par L'Economiste | Edition N°:4259 Le 21/04/2014 | Partager
    Il envisage de créer un nouveau parti qui donnera la voix aux jeunes
    Un Algérien sur deux a boudé les élections

    Douche froide pour Ali Benflis qui s’est incliné face à Abdelaziz Bouteflika qui a recueilli plus de 85% des suffrages. La réélection de Bouteflika à la tête de l’Algérie pour un quatrième mandat laisse un goût amer pour son principal rival. Benflis n’a d’ailleurs pas cessé de contester les résultats aux moments des élections.  Arrivé deuxième avec 12,18% des suffrages, Ali Benflis a déclaré après l’annonce des résultats officiels, qu’il ne reconnaissait pas la victoire de Bouteflika, en dénonçant une élection «planifiée et préparée par une alliance entre la fraude, de l’argent suspect et des médias vendus». Pour une partie de la presse algérienne, c’est le «bouteflikisme qui a gagné». Avec cette victoire, «on perd la chance d’une belle transition et d’une rupture douce, on repousse l’avenir», indique  le journal d’Oran. Après sa défaite, Benflis a immédiatement annoncé une éventuelle création d’un nouveau parti politique à travers lequel la parole serait donnée majoritairement aux jeunes. La nouvelle formation politique devrait capitaliser sur la dynamique créée par la campagne électorale. Pour l’heure, les concertations se poursuivent et se verront même amplifiées les prochains jours, a-t-il précisé.  Sans surprise, Bouteflika rempile pour quatre ans. Malgré sa faiblesse physique, il a su conserver l’appui des Algériens pour s’assurer une confortable victoire lors de ces élections. Ce dernier dispose toujours du soutien d’une large partie de la population inquiète de voir ressurgir les violences islamistes au milieu des années 90. Au pouvoir depuis 15 ans mais affaibli après son accident vasculaire du printemps dernier, le président algérien est resté tout de même le grand favori de l’élection face à une opposition divisée entre boycott et participation au scrutin. D’ailleurs, le taux de participation s’est limité à 51,7%. A la suite des résultats, Bouteflika n’a souhaité faire aucune déclaration.


    A. Lo

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