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Régions

Rabat: Guerre ouverte entre le PAM et le PJD

Par L'Economiste | Edition N°:4259 Le 21/04/2014 | Partager
La destitution du 9e vice-président, poste occupé par un PJDiste, au coeur de la bataille
Il n’aurait pas respecté la procédure de répartition des subventions aux associations

Au lieu de s’attaquer aux problèmes de la capitale, les élus de Rabat prennent plus «plaisir» à se livrer à des guerres intestines. Une situation devenue presque habituelle à la tenue de chaque session du conseil de la ville. Celle du 26 avril prochain promet également d’être houleuse, avec des répercussions éventuelles sur la stabilité de la direction du conseil de la ville dirigé par le socialiste Fathallah Oualalou. A l’ordre du jour de cette session,  la demande de destitution du 9e vice-président du conseil de la ville occupé par Abdessalam Bellaji. Il s’agit d’un parlementaire du PJD qui assure la coordination des élus de son parti au sein du conseil de la ville de Rabat. La demande de destitution a été déposée par un groupe de 25 conseillers apparentés au Parti authenticité et modernité (PAM) et au Mouvement populaire MP. Ces partis constituent l’opposition au conseil de la ville dirigé par une majorité hétérogène avec un noyau dur composé aussi d’élus du parti islamiste. «Notre demande de destitution est motivée par des irrégularités graves enregistrées dans la gestion du dossier des associations assurée auparavant par le 9e vice-président», accuse Driss Errazi conseiller du PAM et président de l’arrondissement de Hassane. Selon lui, le responsable du PJD n’a pas respecté la procédure prévue pour la répartition des subventions aux associations. «En principe, tous les dossiers d’octroi de subventions aux associations doivent être discutés et approuvés par le conseil de la ville», rappelle Errazi, chef de file des contestataires. Or, selon ce dernier, 4 conventions dont le montant varie entre 80.000 DH et 120.000 DH ont été signées et envoyées à la wilaya pour ordonnancement sans passer par le conseil de la ville. Des faits complètement niés par le responsable du PJD. Pour lui, durant la période 2009-2013, où il a été chargé de ce dossier, le traitement des dossiers des associations a été fait en respectant la procédure prévue par la Charte communale. Sur ce volet, Balaji rappelle qu’il assurait sa mission avec l’aide d’une commission désignée par le bureau du conseil de la ville. A la fin de chaque année, cette commission doit en premier lieu procéder à un travail de tri pour arrêter la liste des associations qui peuvent bénéficier d’une subvention de la commune. «Depuis 2003, les dossiers retenus sont signés par le maire et envoyés au service financier de la wilaya pour engagement», précise le parlementaire du PJD. Pour lui, son rôle «était donc d’exécuter les décisions du maire et du wali». Les subventions d’un montant supérieur à 50.000 DH sont subordonnées à la signature d’une convention de partenariat avec la commune. Alors que pour les subventions inférieures à ce montant, des chèques sont remis aux associations sans condition préalable de résultats!

Politisation

Pour le responsable du PJD, il s’agit d’une confrontation politique menée par le PAM et le MP contre son parti à des fins électorales, pour les prochaines communales. Ballaji se dit satisfait de son mandat au cours duquel il rapporte avoir augmenté le nombre des associations bénéficiaires pour atteindre 180 contre une quarantaine auparavant. Un avis qu’est loin de partager Errazi qui continue à enfoncer le clou, déplorant que «tout ce charivari ne soit juste une manoeuvre du PJD afin de renforcer sa position au sein des quartiers via les associations dont certaines sont proches au parti islamiste. 

 Noureddine El AISSI

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