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Analyse

Le fonds Actis au Club de L’Economiste
Un vrai spécialiste des émergents

Par L'Economiste | Edition N°:4259 Le 21/04/2014 | Partager
Un plan en trois axes pour optimiser le taux d’investissement
L’accord des communes, condition sine qua non

Une année s’est écoulée depuis l’accord sur la passation de la gestion déléguée entre Veolia et Actis. Néanmoins, David Grylls, associé Actis, en charge du pôle Energie pour l’Afrique se montre confiant quant à la suite des événements

Rabat, Salé, Tanger, Tétouan et toutes les autres communes associées s’apprêtent à expérimenter l’approche anglo-saxonne dans la gestion déléguée, si les communes valident la passation entre Veolia et Actis. David Grylls, patron du pôle Energie pour l’Afrique d’Actis, explique à L’Economiste sa vision de la gestion déléguée     

- L’Economiste: Comment procédez-vous à la sélection de vos implantations?
- Davis Grylls: Je suis spécialisé en énergie et infrastructures. Dans notre analyse des risques et le choix de nos destinations, nous sommes très regardants sur la capacité des gouvernements à respecter la loi et les contrats et qui ont une réelle politique d’attractivité d’investissements étrangers. Il faut également que le pays soit doté d’une base industrielle capable d’absorber les capitaux injectés. Il est important que les pays en croissance ayant de gros besoins en infrastructures d’explorer tous les types de financements possibles.

- Investir dans un pays émergent comme le Maroc ne présente pas de risques, vu la conjoncture actuelle?  
- Actis investit uniquement dans les marchés émergents. Où nous sommes présents depuis plus de 12 ans dans le monde entier. Nous sommes une émanation du Commonwealth development corporation (CDC), d’où une longue expérience dans les pays émergents. Sur ces zones, une classe moyenne est en pleine émergence avec une croissance importante du PIB en plus d’un processus d’industrialisation déjà enclenché. L’Afrique est un parfait exemple. Le plus important est de bien identifier les besoins de ces populations.

- Où en êtes-vous au sujet des contrats, au Maroc?
- Avec le soutien du ministère de l’Intérieur, les grands principes ont été accordés l’année dernière. Les ajustements nécessaires et éléments techniques de la concession ont été bouclés il y a plusieurs mois. Nous attendons le vote des différentes communes, qui est un processus normal et que nous respectons. Le plus important pour nous est de garder le management de la Redal et d’Amendis concentré sur le futur, au lieu de se focaliser sur la passation de pouvoir.

- La politique tarifaire des sociétés délégataires a été mise en cause par les populations pendant le printemps arabe. Ce type de pression peut-il impacter votre business plan? 
- Nous regardons plusieurs indicateurs que ce soit le prix de l’électricité ou d’autres composants du pouvoir d’achat qui sont en augmentation. Le pays a le choix ou de continuer à subventionner ou s’aligner au coût. Il y a une tendance au Maroc vers une réduction des subventions généralement pour une meilleure utilisation des ressources du pays vers la politique sociale en aidant par exemple à raccorder les personnes qui ne sont pas connectées au réseau d’électricité. Je pense que c’est un bon modèle.

- Quelles peuvent être les sources de conflits avec les autorités délégantes?
- Les concessions sont des contrats à long terme, très régulés. Les délégataires se doivent d’améliorer le service offert au client. Parallèlement, l’autre partie, à savoir l’Etat, doit respecter les termes du contrat. Avant la signature, il est impératif que les deux parties intègrent parfaitement les clauses et termes de l’accord. Le challenge est qu’il n’y ait pas malentendu sur les attentes de chaque côté.

La méthode Actis

Pour David Grylls, «le fonds n’a pas vocation à être un opérateur transnational avec des présences partout dans le monde. Ce n’est pas ça son business». Son approche consiste à se concentrer sur quelques sociétés, qu’il s’emploie à développer et à accompagner pendant une certaine durée, avec pour objectif de leur donner les moyens pour en faire des champions.
«Quand on regarde le cas de Redal et Amendis, on s’aperçoit qu’avec la qualité des cadres nous estimons que tous les ingrédients sont là, pour transformer ces sociétés et en faire un leader marocain», souligne Grylls. Par ailleurs, Actis prévoit une offre qui repose sur trois piliers essentiels. Le premier se base sur un rapprochement avec le client. «Ce que l’on souhaite est d’être au maximum à l’écoute des besoins des clients sachant qu’il y a des croissances et des évolutions technologiques», explique Grylls. Le deuxième pilier est une solution financière. Vu que les entreprises ont besoin de plus d’autonomie financière pour accélérer les investissements actuels. Actis apporte ainsi du capital en plus d’une restructuration de la dette pour pouvoir réaliser des investissements qui sont dans le contrat. Le fonds propose même de lancer des investissements supérieurs aux prévisions.
Le troisième pilier et qui est également très important dans la démarche Actis est de faire des deux entreprises un leader marocain où l’ensemble des décisions sont prises au Maroc. «Le groupe a toutes les possibilités de développement dans la perspective de créer un hub africain pour Actis dans le domaine des services aux collectivités eau et énergie», espère Grylls.

Propos recueillis par Amine ATER

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