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Tribune

La crédibilité du Maroc se renforce
Par Mohamed Benjelloun

Par L'Economiste | Edition N°:4258 Le 18/04/2014 | Partager

Mohamed Benjelloun est historien de formation, ancien directeur de l’Office des changes, ex-directeur central à Bank Al-Maghrib et conseiller du président Alami à la Banque commerciale du Maroc, devenue Attijariwafa bank, et ancien élève de l’Institut d’études politiques de Paris

LA crédibilité s’attachant à notre Etat-nation peut s’analyser sous trois thèmes complémentaires: il s’agit d’abord de la confiance (du crédit) qu’accordent les gouvernés aux gouvernants afin de voir se réaliser leurs attentes.
Les avancées vers cette orientation sont effectives en particulier l’institutionnalisation constitutionnelle avec indication des prérogatives respectives, des trois forces politiques historiques: la Monarchie patriote qui a préservé la souveraineté nationale, un multipartisme ayant émergé en temps utile et un peuple combattant. Désormais, Sa Majesté le Roi Mohammed VI unificateur et protecteur en tant que Amine El Mouminine, chef d’Etat et chef suprême des armées, assure aussi le bon fonctionnement des institutions.
Les partis représentatifs de toutes les sensibilités politiques se disputent les responsabilités au sein d’une démocratie parlementaire dans le respect des règles du jeu. Le peuple bénéficiaire des droits de l’homme dans leur acception universelle devient la clé de voûte de ce processus, et même l’arbitre de crises gouvernementales (recours prématuré aux urnes)…
Le rapprochement de notre législation des normes des pays les plus avancés en cette matière (récent engagement du gouvernement de répondre dans les trois mois aux requêtes transmises par le CNDH, exclusion de toute personne civile de l’action de la justice militaire, etc.) prouve que l’édification d’un Etat de droit se concrétise, ce qui sensibilise en notre faveur notre environnement économique international européen et outre Atlantique ainsi que nos frères des pays du Proche-Orient et subsahariens.
Autre facteur constituant la crédibilité de notre pays, c’est la monnaie: le dirham, ayant seul pouvoir libératoire sur l’ensemble du territoire national. La force d’une monnaie dépend de l’autorité de l’Etat et des performances d’un appareil de production compétitif soutenu par un système bancaire adapté aux structures des échanges extérieurs et à la gestion de la monnaie dont il est émetteur par monétisation de créances sur l’étranger, sur l’économie ou sur l’Etat. De ce fait, une monnaie échangée avec ou entre des non-résidents ne quitte jamais son circuit bancaire d’origine.
La politique monétaire suivie avec succès par BAM garde en point de mire la convertibilité du dirham. Il faut en convenir que la convertibilité n’est pas seulement la faculté pour ses détenteurs de la transformer en toute liberté sans restrictions de change (en particulier sans indication de la provenance des fonds, lesquels peuvent représenter des désinvestissements massifs…) et sans limitation de montants, en toute autre monnaie, car la libre transférabilité des fonds hors frontières ne suffit pas pour faire fructifier son capital en modifiant la consistance de son patrimoine.
Un pays membre du FMI qui déclare sa monnaie convertible doit souscrire à toutes les obligations à ce titre entre autres, la cotation directe de sa monnaie sur le marché international des changes, la libre sortie des fonds comme indiquée ci-dessus ainsi que la libre entrée de fonds sachant que l’épargne libellée en particulier en monnaies convertibles ne doit rencontrer aucune entrave pour s’investir dans les actifs réels ou financiers de son choix. Il va de soi que les pays qui n’acceptent pas cette dernière obligation ne cherchent pas alors de rendre leur monnaie officiellement convertible. Certains ajoutent même une autre obligation: la possibilité pour des non-résidents de venir lever des fonds auprès du système bancaire du pays en cause. 
Les circulaires 1 et 3-2014 de l’Office des changes sont des plus judicieuses. Tous ceux qui ont transgressé la réglementation des changes doivent agréer cette contribution libératoire et payer ce qui est dû dans l’anonymat, autrement la pénalisation pourrait être plus lourde. Il ne faut pas décourager les efforts méritoires des autorités: libéralisation des opérations courantes et même des opérations en capital (déléguées sur justification aux banques: investissements à l’étranger jusqu’à 100 millions de DH en Afrique et 50 millions pour le reste du monde) car il ne faut ni retarder ni compromettre (que cela ne plaise à Dieu) l’accession du dirham à la convertibilité intégrale.

Maîtrise des technologies

UNE autre dimension de notre crédibilité concerne la maîtrise des technologies. Notre expérience dans ce domaine continue de s’enrichir mais les liens de civilisation avec nos frères du continent facilitent la compréhension pour réajuster le savoir-faire déjà acquis et ensemble associer la politique de l’expérience à l’expérimentation d’autres politiques plus ouvertes sur l’innovation. Tous les accords de coopération signés lors des visites de Sa Majesté le Roi Mohammed VI s’inscrivent dans ce schéma prometteur. Faut-il compléter cette vision par la constatation qu’aussi bien dans notre pays que chez nos voisins africains, le nombre des diplômés des grandes écoles a atteint ce que les Américains appellent la masse critique, ce qui permet une réelle communication entre technocrates parlant en quelque sorte un langage commun où les chiffres et les mots n’ont qu’un seul sens précis.

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