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Analyse

Marché obligataire: Les investisseurs ont toujours l’appétit

Par L'Economiste | Edition N°:4258 Le 18/04/2014 | Partager
Malgré la baisse des taux
La demande a explosé au premier trimestre

Les analystes retrouvent un volume d'affaires intéressant, avec l'augmentation de la demande, même si les levées du Trésor sont moins importantes

«LES performances sur le marché obligataire ont atteint des niveaux records de 10, voire 15% annualisés», confie Khalil El Yamani, directeur général délégué de Valoris Management. En effet, le marché obligataire a longtemps souffert de la baisse d’activité du Trésor. «Il y a encore deux ans, le marché a enregistré des performances très moyennes, autour de 2 à 4%», se réjouit le patron de la société de gestion d’actifs. C’est mécanique, «la baisse de la courbe des taux entraîne des rendements élevés, voire même exceptionnels». Résultat: ceux qui détiennent déjà des titres obtiendront des rendements «extraordinaires». En revanche, le marché devient plus cher pour les nouveaux entrants. «Avec la baisse des taux, ces souscripteurs ne pourront récupérer que le rendement actuel», affirme El Yamani.
Sur un autre registre, la disponibilité de l’information a été un élément important. Des réunions sont désormais tenues tous les trois mois, en collaboration avec le Trésor et les intermédiaires en valeur du trésor. «L’argentier a finalement pris conscience de l’importance de l’information. Ces réunions sont une ressource nécessaire pour notre activité», affirme le directeur. La demande sur le marché obligataire a atteint un niveau record à 242,49 milliards de DH sur le premier trimestre. La demande provient de quatre opérateurs récurrents, les banques, les sociétés de gestion ainsi que les assurances et les caisses de retraite. Les banques se positionnent habituellement sur du court terme (13 semaines, 26 semaines, 52 semaines et 2 ans). La banque centrale réfléchit aujourd’hui à interdire l’utilisation des titres de moins de 2 ans en collatéral pour les opérations de pension. Ce qui accentuerait la demande pour les 5 ou 10 ans. «L’objectif étant d’encourager l’achat de produits long terme et ainsi réduire l’effet de spéculation sur les produits à court terme», commente le directeur de Valoris Management.
L’ensemble de ces facteurs aurait causé une baisse drastique de la courbe des taux, jusqu’à 80 points de base. «Même si les niveaux sont très bas, il y a encore une petite marge notamment sur le 10 et le 15 ans», conclut El Yamani.

Comportement des investisseurs sur le marché

«CERTES, la finance est très comportementale. Mais après 6 ans de baisse, il semble normal que les investisseurs se dirigent moins vers les actions», affirme El Yamani. Pour lui, cette année sera encore celle de l’obligataire. «Avec 10% annualisés, le choix est fait», explique-t-il.
Concernant les OPCVM, le spécialiste est plutôt optimiste. L’actif qui a augmenté en un mois de 10 milliards de DH, pour s’établir à 245 milliards de DH, représente un bon signe pour le retour des OPCVM. Près de 90% de l'actif net est constitué des obligations de maturités courtes ou de maturité plus longue. La situation actuelle balaie les effets des évènements de deux ans auparavant où les OPCVM spéculaient sur la hausse des taux. Ces derniers avaient procédé à un désinvestissement massif. Au bout de ces deux années, les OPCVM se sont retrouvés sans titres, en raison de leur volonté à ne garder que des produits à taux fixe. «La sensibilité des OPCVM était au plus bas en début d’année. Donc, ils ont été obligés d’acheter», commente El Yamani.

A.Lo

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