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Assurances: Comment accélérer la croissance

Par L'Economiste | Edition N°:4257 Le 17/04/2014 | Partager
Innovation, expansion à l’international…
Les experts débattent depuis hier à Casablanca
500 participants à la 1re édition du rendez-vous de Casablanca de l’assurance

Les professionnels de l’assurance en rêvaient. La première édition du rendez-vous de Casablanca de l’assurance a réuni

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hier un important parterre de techniciens du secteur et d’autorités publiques. L’événement a rassemblé environ 500 participants selon les organisateurs. Les débats se poursuivent aujourd’hui, toujours autour du thème principal: les relais de croissance. Avec un taux de pénétration de l’assurance de 3%, le Maroc figure en tête de peloton sur le continent et dans la région Mena. En même temps, le potentiel de développement est encore important. Sur les marchés plus matures, l’on tourne entre 7 et 8% de taux de pénétration. Le taux d’équipement en assurance reste faible, ce qui laisse encore beaucoup de marges de manœuvre aux opérateurs. Il faudra d’abord renforcer la sensibilisation sur des marchés où la nécessité de l’assurance n’est pas encore totalement intégrée par les populations. Cela passera en outre par la mise en place de produits adaptés aux réels besoins de la clientèle. L’un des principaux défis du secteur sera de «renforcer l’innovation au niveau de la conception des produits mais aussi sur le plan marketing et commercial», relève Mohamed Boussaid, ministre de l’Economie et des Finances.
L’essor du secteur viendra aussi par le développement des assurances obligatoires ou encore des assurances affinitaires. Les assureurs attendent particulièrement l’instauration des assurances tous risques chantier et responsabilité civile décennale. Encore faut-il que la validation des textes s’accélère.
Si le potentiel de croissance est encore important sur le marché domestique, il l’est davantage sur le reste du continent. L’espace de développement naturel des assureurs marocains ne fait plus de doute. Ils ont d’ailleurs accéléré leurs opérations sur le continent ces dernières années. Par ailleurs, la révolution technologique impose à l’ensemble des assureurs de s’adapter à cette nouvelle donne. «La technologie est en train de bouleverser notre secteur», reconnaît Denis Kessler, président-directeur général de SCOR. Elle devrait permettre l’émergence de nouvelles branches d’assurances ou encore accentuer la concurrence sur le marché.

 


Mohamed Hassan Bensalah, président de la Fédération marocaine des sociétés d’assurances et de réassurance (FMSAR)

- L’Economiste: C’est la 1re édition du rendez-vous de Casablanca de l’assurance. Qu’est- ce qui a motivé la mise en place d’un tel événement?
- L’organisation de ce rendez-vous tient d’abord à la place importante que revêt le marché marocain de l’assurance sur le continent et de façon plus large dans la région Mena. L’événement vient en quelque sorte soutenir la volonté d’ériger Casablanca en tant que hub financier.
D’un autre côté, nous voulons être le lien entre les marchés matures du nord et ceux du sud. 

- Les débats de cette année tournent autour des relais de croissance. Quels sont ces relais pour les opérateurs marocains?
- Les relais de croissance sont multiples. Ils passent de la micro-assurance aux catastrophes naturelles. Cela veut dire qu’il faudra bénéficier au maximum de l’expérience des marchés matures pour pouvoir adopter de nouveaux produits sur le marché marocain et africain de façon générale.

- Sur le plan réglementaire, la lenteur du déploiement du contrat-programme ne freine-t-elle pas le secteur dans son élan?
- Il est vrai que l’on pourrait accélérer le rythme. Mais nous pensons qu’à travers les événements comme le rendez-vous de l’assurance et les différentes réunions, nous serons nettement plus en phase pour le déploiement du contrat-programme.

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Adama N’Diaye, président de la Fédération des sociétés d’assurances de droit national africaines (FANAF)

- L’Economiste: Quelles sont vos attentes de ce type d’événements?
- Nous avons deux attentes principalement. La première est de faire connaître la FANAF qui est une zone à la fois connue et méconnue. L’Afrique noire semble être pour beaucoup d’opérateurs un bloc monolithique alors qu’il y a une diversité, une vivacité et un potentiel encore inexploité. Plusieurs partenaires économiques y vont pour faire des affaires, mais pas toujours de façon très avisée. Leur vision peut être différente de la réalité. La méthodologie aussi peut être parfois inappropriée. Ces rendez-vous nous permettent de montrer nos particularités, nos richesses et quels types d’accompagnements sont recherchés. 

- Quels sont les points de vigilance pour intégrer le marché subsaharien?
- Les points de vigilance sont à peu près les mêmes. Il y a lieu de respecter les ratios prudentiels en se rendant compte que nous n’avons pas une réglementation totalement désarrimée des standards internationaux. Nous sommes adhérents à l’IAIS. Le Maroc est peut-être en avance sur nous au niveau réglementaire parce qu’il veut asseoir une solvabilité basée sur les risques alors que nous sommes encore sur une solvabilité basée sur les engagements. Mais, c’est une mutation que nous devrons opérer.

 

F. Fa

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