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Le Trésor se désengage de la BCP

Par L'Economiste | Edition N°:4257 Le 17/04/2014 | Partager
L’Etat va céder les 6% de participation qu’il détient dans le capital
L’opération valorisée à plus de 2 milliards de DH
La banque devient quasiment 100% privée

Source: Bourse de Casablanca
Suite à cette cession, l’Etat ne détient plus directement de participations dans le capital de la BCP. Désormais, ce sont les Banques Populaires Régionales qui détiennent le contrôle de la banque

L’Etat achève son désengagement de la Banque Centrale Populaire. Selon nos informations, le Trésor a cédé toutes ses participations dans le capital aux Banques Populaires Régionales (BPR). L’opération qui, de sources proches du dossier, «a été bouclée», porte sur les 6% de participation que le Trésor détenait dans le capital de la banque. Il s’agit de l’équivalent de près de 10,4 millions d’actions. D’après la même source, la transaction, qui devrait passer en Bourse aujourd’hui, jeudi 17 avril (ce qui impliquera la suspension du cours), permet de renflouer les caisses de l’Etat avec plus de «2 milliards de DH». Il pourra, ainsi, disposer rapidement d’un levier supplémentaire pour limiter l’aggravation du déficit des Finances publiques qui atteint à fin février près de 20 milliards de DH. D’autant plus que le besoin de financement du Trésor s’est établi à 15,5 milliards de  DH à la même période. Cela n’empêche pas un recours programmé pour 2014 aux marchés financiers à l’international pour desserrer l’étau sur la balance des paiements.
Suite à cette transaction, les BPR qui étaient déjà actionnaires de référence renforcent leur poids dans le tour de table de la banque. Elles détiendront désormais près de 50% du capital de la BCP et en détiendront le contrôle. Cette dernière achève du coup le processus d’intégration des banques régionales et devient 100% privée si l’on exclut les participations de l’OCP (5%).
Le groupe banque populaire ouvre ainsi un nouvelle page de sa longue histoire. D’un établissement public miné par des problèmes de transparence-gouvernance vers la fin des années 1980 et 1990, à l’une des plus importantes banques «privées» du pays dégageant un PNB de plus de 13 milliards de DH en 2013 (+14,6%), des fonds propres de 34,5 milliards de DH et 210 milliards de DH de dépôts, soit 28,2% de parts de marché, l’établissement est devenu l’un des plus performants du marché.
Sa force de frappe, il l’a tient en partie d’un réseau d’agences impressionnant: près de 1.250 en 2013. Mais ce n’est pas tout, le groupe a parallèlement coopter de nouveaux actionnaires dans son tour de table. Parmi les plus prestigieux, BPCE, le groupe bancaire français, SFI, la filiale de la Banque mondiale et OCP.

La troisième opération du genre

Cette opération n’est pas la première qu’effectue le Trésor sur les titres détenus sur la BCP. L’Etat, qui était présent dans le capital de la banque via la Trésorerie Générale du Royaume, avait déjà entamé son désengagement, en 2002 déjà, où il avait cédé 21% aux BPR au prix unitaire de 450 DH. En 2010, il a récidivé, toujours en faveur des BPR, en leur vendant une autre participation de 20% au cours de 402 DH qui lui a permis d’engendrer 5,3 milliards de DH.

Moulay Ahmed BELGHITI

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