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Analyse

Agences urbaines: Ce qui plombe le système

Par L'Economiste | Edition N°:4257 Le 17/04/2014 | Partager
Chevauchement des attributions et complexité des procédures
L’urgence d’adopter le code d’urbanisme
80% des dossiers traités portent sur des petits projets

Les cadres des agences urbaines croulent sous les dossiers, à cause notamment de l’insuffisance des ressources humaines face à l’augmentation régulière de la charge du travail. D’ailleurs, entre 2000 et 2013, le nombre des dossiers examinés a évolué de 87%

Le diagnostic effectué par le ministère de l’Urbanisme, présenté lors d’une réunion de Mohand Laensar avec les directeurs des agences urbaines, a mis l’accent sur un déficit à plusieurs niveaux. En tête, le chevauchement des attributions, qui «impacte négativement l’ensemble des intervenants en matière de planification et de gestion urbaine», de l’avis du ministre. Par exemple, les autorisations de construction sont traitées par près de 20 intervenants. Ce qui se traduit par des doubles emplois et une complexité de la procédure. Cela est dû au caractère dépassé de l’arsenal juridique encadrant l’action de ces agences, mais également les autres textes liés au secteur de l’urbanisme, dont «certaines dispositions sont désuètes et inapplicables», est-il indiqué. C’est dans ce sens que Mohand Laensar a appelé à accélérer le processus d’adoption de nouvelles lois, afin de combler ces lacunes et de mettre à jour le dispositif juridique lié à l’urbanisme. Car, «les circulaires ne peuvent pas résoudre tous les problèmes qui se posent», a-t-il affirmé. D’où l’urgence de l’adoption du code de l’urbanisme. Au-delà de ces problèmes organisationnels et juridiques, les agences urbaines souffrent d’insuffisances en termes de ressources financières et humaines. «Les cadres de ces structures sont noyés dans les dossiers, avec près d’une centaine traitée par an», fait-on savoir. Or, il s’agit surtout de projets à faible portée. En effet, «80% des dossiers examinés par les agences urbaines portent sur des petits projets», a indiqué Laensar. Cette situation est compliquée par la fuite des compétences, à cause de «la faible attractivité des plans de carrière dans ces institutions». Les agences urbaines ont enregistré 46 départs en 2012, dont 39 architectes. Ce qui se traduit par un impact négatif sur la qualité de l’action de ces structures. D’ailleurs, le département de l’Urbanisme reconnaît que ces agences «mettent plus l’accent sur la quantité de la charge du travail que sur la qualité du traitement des dossiers». Pire, cette situation conduit à «l’allongement des délais, avec un effet négatif en termes de perte d’opportunités d’investissement».


M. A. M.

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