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Société

Marrakech Grand Prix
Prochaine étape, la Formule 1?

Par L'Economiste | Edition N°:4253 Le 11/04/2014 | Partager
Un rêve pour les organisateurs, mais pas si inaccessible que ça...
Le modèle économique du WTCC au point, le circuit aux normes européennes
L’impact pour le Maroc serait retentissant

Pour Aly Horma, DG du Marrakech Grand Prix, le «Circuit international automobile Moulay El Hassan» est un projet fédérateur à fort impact pour la ville et le pays. Accueillir une course comme la Formule 1 serait une belle consécration

- L’Economiste: On sent de plus en plus l’intérêt de la part du public pour la course de Marrakech. Vous vous attendiez à un tel succès?
- Aly Horma: Le sport automobile, une vitrine pour l’industrie automobile, a de fortes racines au Maroc… Je vous rappelle que Casablanca avait accueilli un Grand Prix de Formule 1 en ville en 1958. Le Grand Prix de Marrakech, et au fur à mesure des éditions, a ravivé la mémoire des Marocains avec de belles images des glorieux jours du sport automobile! L’événement est aussi une relation qui se construit avec le public et les entreprises. Et puis, il faut dire que chaque année, nous améliorons le contenu afin de faire vivre de nouvelles émotions aux visiteurs et de démontrer que le Maroc n’a rien à envier aux grands circuits européens. D’ailleurs, on peut même aller plus loin.
- Ouvrir le bal mondial du championnat WTCC est une belle revanche, surtout après que vous ayez été écarté de la course en 2011...
- Et comment! Marrakech vole la vedette à l’Italie et c’est quelque part un grand signe de confiance de la part de la fédération internationale de l’automobile (FIA) qui nous motive davantage. Ce Grand Prix est avant tout une histoire d’amitié entre Islam Zahid, du groupe Ménara, et moi-même. Au-delà de notre passion pour l’automobile, nous voulions surtout donner une image positive de notre ville. Et dès le départ, nous avions voulu faire quelque chose de grand pour notre ville et pour notre pays. Marquer le retour en Afrique de la FIA, absente du Royaume depuis plus de 50 ans, semblait être, pour nous, ce grand pas en avant. Et si les rêves nous projetaient dans le monde de la Formule1, la réalité, elle, imposait le FIA WTCC, le seul autre championnat du monde sur circuit fermé.
Le faire financer par le privé représentait la 1re étape d’un modèle économique bien testé ailleurs. Le privé libère l’Etat de la contrainte capitalistique et par conséquent de la gestion, et se voit ensuite soutenu par les pouvoirs publics sur la base d’un modèle de redistribution de la valeur ajoutée créée par la plateforme construite par le privé.
Aujourd’hui, des villes comme Montréal ont réussi à construire et à développer un grand nombre d’infrastructures culturelles et sportives grâce à ce type de partenariat public-privés. Et cette démarche a fini par porter ses fruits pour le Marrakech Grand Prix. Nous nous acheminons vers un modèle économique qui va nous permettre de réfléchir à d’autres courses tout autant convoitées au Maroc, à l’instar de la Formule1, puisque l’expérience du WTCC a permis de créer un précédent et situer le Maroc sur la carte du sport auto.
- Doit-on comprendre que la Formule 1 est le prochain challenge ?

- Oui, en principe, bien que la décision nous dépasse en tant qu’organisateur. Si le rêve nous anime, notre rôle ne peut qu’être celui d’un pont pour faciliter la réflexion et la décision sur la base d’acquis. En accueillant la seule course de Formule 1 sur le continent africain, Marrakech aurait le monopole sur le sport dans toute la région, consoliderait sa position de distinction de la destination, et avec cela assiérait une position industrielle très attractive auprès des constructeurs automobiles et de toute l’industrie qui les entoure. Il faut savoir que la Formule 1 est bien plus qu’un simple événement sportif. Classée 3e après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de Football, un grand nombre d’experts s’accordent à dire que l’impact sur la durée de la Formule 1 pour les pays d’accueil, avec sa récurrence annuelle, dépasse même le ballon rond. La Formule1 est donc susceptible d’apporter au Maroc des ingrédients clés pour la vision du Royaume: une destination florissante qui se classe parmi les pays les plus dynamiques au monde. Maintenant, c’est aux pouvoirs de décider, à tous les niveaux.
- Vous avez vécu des difficultés financières, et pas des moindres, dans le passé. Qu’est-ce qui vous a fait tenir?
- Je suis plutôt têtu, parfois sans les moyens de mon entêtement. La sagesse de celui qui a soutenu ce projet corps et âme pour l’impact qu’il génère à la ville et au pays a dicté l’histoire autrement (ndlr: Haj Abderrahman Zahid, président du groupe Menara). Sans le soutien indéfectible de Sa Majesté, celui de notre mentor, des collectivités locales et de la wilaya, tout au long des années, nous n’aurions pas tenu bon. La création de l’association Circuit Moulay El Hassan en 2013, présidée par le ministre de la Jeunesse et des sports, a permis de pérenniser entièrement le circuit et l’événement. On le sent d’ailleurs au niveau des sponsors cette année, beaucoup plus nombreux.

De la haute finance à l’automobile

LE destin a voulu que Aly Horma, financier de formation et aujourd’hui directeur général du Marrakech Grand Prix, naisse à Libreville en 1977 de parents médecins. Un an plus tard, la famille rentre au Maroc, à Marrakech. Après des études secondaires au lycée Victor Hugo, le jeune Aly s’envole pour New York où il rejoint la Stern School of Business (New York University) pour des études en finances. Son bachelor of science en poche, Aly Horma se retrouve à la Citibank où il s’occupe de la gestion des produits structurés et du volet «offshore banking». En 2003, la banque lui offre une formation à Standford en Californie où il décroche un master en stratégie organisationnelle. En 2005, Horma reprend le chemin de l’école pour s’inscrire à un MBA à l’Insead de Fontainebleau, qu’il décroche en 2006. Il est recruté par le Crédit Suisse et s’installe à Londres pour une année en tant que vice-président en charge de la gestion des marchés de capitaux pour le Moyen-Orient et le développement des marchés d’Afrique du Nord. Retour au bercail en 2007, et démarre l’aventure du Marrakech Grand Prix. Et en dépit de toutes les turbulences traversées, il «aurait retenté le coup». «De cette aventure, j’ai appris tellement de leçons que je pourrais en écrire un livre. Mais il manque un dernier chapitre, celui de la Formule 1, véritable apothéose de ce projet. Même si je n’en suis qu’un simple spectateur...»

Propos recueillis par Badra BERRISSOULE

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